Questions

Je suis surprise de remarquer que lorsque l’on parle de la culture du chanvre en Suisse, on veut nous faire avaler que cette dernière est récente, alors qu’elle était une des cultures primordiale pour nos ancêtres, aussi éloignés soient-ils.

La culture du chanvre a été abandonnée peu à peu dans toute la Suisse Romande à partir de la 2e moitié du 19e siècle ; en 1948, elle était encore pratiquée.

Folklore suisse :

On sème le chanvre à la St-Pancrace, le 12 mai, à la St-Pérégrin, le 16 mai et à la St-Fromond, le lendemain de l’ascencion ; les deux derniers saints sont légendaires.

On arrache le chanvre mâle à la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel (16 juillet) appelé aussi la fête du Scapulaire.

On laisse les plantes femelles jusqu’à la " bénichon ", qui se fête le 2e dimanche de septembre.

A la St-Madeleine, le 22 juillet, arrache ton chanvre.

Non seult le filage du chanvre, mais aussi les divers travaux destinés à préparer la filasse se faisait souvent en commun et donnaient lieu à des réjouissances.

Les jeunes gens se réunissaient le soir, après l’arrachage du chanvre, pour enlever le chènevis en plein air, au clair de lune ou à la lumière des lanternes.

Cris pour stimuler les danseurs à la fête des Brandons : Vous sauterez bien haut, pour que notre chanvre devienne haut.

De même que l’absinthe, le chanvre tombe sous le droit coutumier.

La plupart des dispositions réglementaires de l’ancienne époque nous montrent le droit de l’individu absolument subordonné au droit de la communauté.

Les pays romands sont résolument coutumiers affirmés depuis 1288.

Comme l’écrit Dominique Favarger, le droit neuchâtelois est demeuré résolument et même "obstinément" coutumier.

Nous trouvons 3 éléments : un usage, sa durée et la force obligatoire qui lui est reconnue à l’instar du droit.