La prohibition et les tests anti-drogues : le nouveau complot de la prohibition !
PETIT DOSSIER POLITIQUE : la prohibition évolue pour faire face à la vague de légalisation qui touche en premier lieu dans les Etats-unis et l’Uruguay, mais pourrait bientôt se généraliser dans le monde entier ! Décryptage de sa stratégie.
Voici deux articles qui font état de la vente de tests de drogues aux particuliers et de leur généralisation. Commençons par le premier :
Par Emilie Cailleau | Topsante – jeu. 6 févr. 2014
http://fr.news.yahoo.com/cannabis-t...
Cannabis : des tests urinaires de dépistage dans les bureaux de tabac

Des autotests de dépistage du cannabis vont être disponibles cette semaine dans 3 000 bureaux de tabac en France. Objectif : sensibiliser les fumeurs aux dangers de prendre la route après avoir fumé.
En plus d’un éthylotest, devra-t-on bientôt avoir un autotest de cannabis dans son véhicule ? La mesure ne semble pas si irréaliste puisque ces tests de dépistage à destination des conducteurs sont déjà en vente dans 3 000 bureaux de tabac dans toute la France. En tout 100 000 tests vont être disponibles, rapporte France info. En cinq minutes et pour seulement 3.5€, le test analyse votre urine et vous dit si vous êtes positif au cannabis (si vous ne le savez pas vous-même) et s’il vaut mieux éviter de prendre le volant. Elicole, entreprise basée à Montpellier à l’origine de ces autotests, revendique une triple utilité de ces outils de dépistage. D’abord pour les fumeurs réguliers à qui ce dépistage rapide permet de s’évaluer avant de conduire : l’autotest peut permettre de réaliser que la substance active, le THC, est plus longue à éliminer que l’alcool, explique Marc Elie, le dirigeant interrogé par France info. Ensuite, cet autotest devrait servir aux fumeurs occasionnels dont les effets du cannabis peuvent perdurer encore plusieurs jours après la consommation.
Contrat de confiance
Autre utilisation imaginée par le concepteur, la prévention auprès des adolescents. Les parents pourraient demander aux enfants de s’autotester afin d’instaurer "un contrat de confiance", estime Marc Elie. Pas sûr que l’initiative parentale plaise aux adolescents...
En tant que parent, demanderiez-vous à votre enfant de faire ce test de dépistage ?
Le Figaro.fr, quand à lui, fait dans le préventif, l’alarmisme et la conclusion hâtive sans fondement (lisez les commentaire de cette page pour rigoler un peu) :
Par Sylvain Reisser, publié le 03/02/2014
http://www.lefigaro.fr/automobile/2...

Le cannabis est responsable de 12 % des accidents de la route. Pour lutter contre ce fléau, une société commercialise un produit permettant son dépistage.
On connaissait l’éthylotest qui permet de contrôler notre taux d’alcoolémie, il y a maintenant le dépistage de la consommation de cannabis. Fumer du cannabis avant de conduire représente un risque majeur pour la sécurité routière. Chaque année, on recense près de 230 morts sur les routes à cause de cette drogue. Conduire sous l’effet de ce produit stupéfiant double le risque d’être responsable d’un accident mortel selon les dernières études. Un conducteur qui consomme du cannabis voit ses facultés d’analyse ainsi que ses réflexes grandement altérés.
Le cannabis modifie les perceptions, affecte l’appréciation des distances et des automatismes, diminue la capacité de contrôle d’une trajectoire, allonge le temps de réaction et diminue la vigilance et l’attention. De nombreux tests effectués montrent que le cannabis réduit par trois le champ de vision du conducteur. Peu de gens le savent mais le THP désignant le tétrahydrocannabinol (THC), la principale molécule active du cannabis, reste au minimum trois jours dans l’organisme. La loi réprime fortement la présence de THP dans l’organisme même en l’absence d’accident. Un conducteur contrôlé positif encourt 6 points de retrait sur son permis, 4 500 euros d’amende et jusqu’à deux ans d’emprisonnement.
Pour éviter les mauvaises surprises aux fumeurs réguliers et occasionnels, la société Cannabis Verdict commercialise un test de dépistage urinaire. Après avoir recueilli l’urine dans un flacon, on immerge la bandelette test pendant une quinzaine de secondes. Le résultat s’affiche 5 à 10 minutes plus tard : 2 bandelettes rouge signifie négatif, une seule positif.
Les bandelettes sont disponibles dans les bureaux de tabac et dans les pharmacies partenaires mais également dans les magasins Norauto et Feu Vert. Le sachet test est facturé 3,50 euros
P.-S.
"J’ai fumé un joint, suis-je positif ?". Il faudrait vraiment être stupide pour se poser la question. D’autant que le test est si sensible, que trois jours après, vous seriez encore positif ! Or l’action du THC d’un joint dure entre 2 et ... allez, six heures grand max pour faire plaisir aux prohibitionnistes. Mais sa détection aux tests peut, elle, perdurer parfois plus d’une semaine.
Il n’y a que très peu de raisons pour que les fumeurs s’autotestent avec ce produit. Non, l’argument est bidon et l’arrière-pensée vise les parents et, comme par hasard, fait suite à la proposition de généralisation des tests dans les lycées http://chanvre-info.ch/info/fr/Fran....
Nous assistons à une généralisation des Drug-tests et à leur vente avant l’heure. S’il n’était pas certains qu’ils doivent être imposés, jamais autant de tests n’auraient été fabriqués à l’avance.
La prohibition étasunienne quitte progressivement la sphère des institutions et des moyens étatiques, mais se reconvertit dans le lobbying et le business pour s’y maintenir !
En fait, ce que je ne peux pas vous prouver maintenant là tout de suite, c’est que la prohibition a anticipé perdre sur le front de la seule répression. Alors, elle redéploie son action dans d’autres domaines, restant ferme sur l’aspect néfaste du cannabis (d’où la montée au créneau de quelques médecins français) et cherche à faire des sous avec le business des tests et des soins puisque qu’elle va très certainement, à terme, perdre des budgets en cas de dépénalisation - légalisation.
Un nouveau business de la prohibition se trouve aussi dans la législation du travail et l’accompagnement des entreprises face au problème drogue/sécurité au lieu de travail.
La preuve ou plutôt les preuves ? Eh bien, en l’état des choses nous avons bien des pistes de preuves qu’il vous faudra tous étudier. Par exemple, un prochain article de Chanvre Info vous expliquera le rôle du président Hollande qui a rendu possible les soins et le dépistage. Surveillez sa parution.
Et puis, comme pistes de preuves, nous avons aussi ce qui suit.
Quand la DEA se reconverti dans l’affairisme et dicte ses normes aux entreprises :
Pour l’origine des tests (leur mise au point et développement), vous avez le consortium Bensinger, DuPont & Associates (BDA) (http://www.bensingerdupont.com/Page...) dont le directeur (Bensinger) est un ancien directeur de la DEA (www.activistpost.com/2013/03/ex-dea... version anglaise et sa traduction en français), enfin plus exactement, vous en retrouverez le portait ici ainsi que celui de Dupont, son associé qui n’a rien à voir économiquement avec Dupont de Nemours.
Pour autant, cette entreprise pionnière de la prohibition, car impliquée dans un complot contre le Chanvre (Réf. : Jack Herer, "L’empereur est nu"), a travaillé de son coté à établir des taux minimaux acceptables de drogues et d’alcool dans les tests, travaux qui ont valeur de normes dans les entreprises, mêmes françaises. Voici ici un extrait de son modèle de normes et ici, sa traduction en français.
A ce propos, la France calque sa reconversion prohibitive sur le modèle proposé par BDA !
Pour avoir des infos supplémentaire sur la BDA et leur associés : cliquez-ici (Google Book), livre en anglais ! Vous y constaterez que "ces braves gens" sont issus des milieux de la prohibition, et cherchent aujourd’hui à "joindre l’utile à l’agréable", c’est à dire faire du pognon en travaillant à faire adapter le cadre répressif et législatif.
Une stratégie étasunienne étudiée depuis très longtemps dont la mise au point fut suivit en France et y connait un écho :
Alors ça, j’en ai la preuve : ici et ici. Pour le dernier cas, vous trouverez ici un ouvrage similaire du même auteur qui vous "balance tout" ! (Qui a fait quoi et quand et pourquoi). On ne peut pas rêver mieux ! Et cerise sur le gâteau, cela provient d’un chercheur du CNRS (Renaud Crespin CRAPE CNRS UMR) avec en prime " une comparaison du dépistage des drogues dans l’emploi en France et aux Etats-Unis ".
De ces trois documents, il ressort une énorme injustice de cette étude sur le testing au travail, non explicitement exprimée, mais qui se comprend facilement. C’est le fait que cela aura, au final, pour effet d’exclure du monde du travail ceux étant révélés positif. Et de paupériser cette population à travers un système de travaux restreints ou d’exclusion totale. Leurs seules compétences ne seront plus un critère d’attribution de travail. Dans les faits, la prohibition met toute sa volonté et sa force à faire en sorte que l’argument :" fumer du cannabis n’emmène qu’à la clochardisation et à la marginalité", devienne une réalité ! Un curieux exemple de transformation de la réalité sociétale pour l’adapter à une vision politique. Staline n’aurait pas fait mieux !
Quelque part, cela reste très étasunien ce qui se passe en France, et tant forcé en ingérence qu’on pourrait quelque-part accuser le gouvernement français de trahison (entente avec une intelligence étrangère) et d’utilisation de fonds et moyens publics à des fins d’enrichissement ... et je pèse mes mots ! Rajoutons, presque 14 millions de personnes réprimées et opprimées, mais cela, n’a pas l’air de déranger personne, seulement les concernés !
Ayez-bien en tête que les tests présentés dans les articles ci-dessus, ne sont pas les seuls, loin de là, à faire partie de la palette répressive proposée à la vente : vous en trouverez ici une sélection et une présentation qui vous prouvera que rien n’a été laissé au hasard ! C’est un complot, je vous dis !
Je doute que les individus cités, soient les seuls à bénéficier de la "galette". Ils en seraient plutôt artisans et employés et le plus gros des "fonds soutirés" par la vente des tests, profiteraient à des compagnies (actionnaires) et à une structure de fond (le lobby prohibitionniste). C’est plutôt ici une histoire de redéploiement stratégique : en cas de vague de légalisation de par le Monde, il va y avoir obligatoirement des restrictions de budgets et la fin de la phase répressive (à grande échelle). En conséquence de quoi, la prohibition doit vite s’adapter et se diversifier sous risque de disparaitre. C’est pourquoi, elle utilise son pouvoir actuel encore puissant pour le maintien d’un volet répressif au minima qui s’incarnera essentiellement dans la prévention et la lutte contre l’abus.
Mais ici, les budgets ne sont plus les mêmes. L’argent, "c’est le nerfs de la guerre" ! Ils ont donc décidés de fabriquer eux-mêmes les tests et de les faire généraliser au moindre prétexte. Et ces derniers, même dans un cadre permissif, ne manquent pas : conduite routière, drogue au travail, répression du trafic, protection de l’enfance ... un beau filon ! C’est plusieurs millions de test vendus annuellement dans chaque pays du monde ... comptez vous-mêmes !
De l’argent dont disposera librement la prohibition qui sera forcément moins contrôlé pour l’usage qu’elle en fera (cet argent est privé : elle n’a plus de compte à rendre).
Quel est le but à atteindre d’une guerre ?
En effet, on peut se poser la question en extension. Prenons par exemple : la guerre d’Indépendance des États-Unis précisément ! Si vous raisonnez en termes d’occupation de territoire, l’Angleterre a alors perdu cette guerre. Mais le but premier, la cause du conflit, était d’ordre économique et non pas de celui politique. La "Perfide Albion" voulait obliger les colonies à rétablir l’or comme système étalon et voulaient prendre le contrôle total de leur économie. Car pour la petite histoire, la jeune Amérique naissante payait souvent ses importations avec du chanvre, grillant les intermédiaires parasites comme ceux du système bancaire et réalisant un joli bénéfice au passage. Les bateaux qui contenaient 100 tonnes de filasses plus ou moins raffinées, ne revenaient pas à vide, mais chargé de tout ce que ces colonies avaient besoin.
L’affaire était astucieuse : si un jour une grosse dette imprévue survenait, la colonie faisait pousser plus de chanvre l’année suivante et la dette était honorée. Ces colonies vivaient sans dette : tout l’inverse de ce que vivent nos pays aujourd’hui.
Bref, la Guerre coûta si chère et le blocus maritime anglais aidant (plus de chanvre livré en Europe), la jeune Amérique découvrit de l’or dans ses terres et se mit à l’extraire pour faire face aux frais du conflit. L’étalon or fut établit et les banquiers européens - anglais surtout, prirent le contrôle de ce qui est devenu aujourd’hui la "Federal Bank of America" ! Le but visé était donc atteint : plus besoin de faire perdurer un conflit devenu inutile. Les colonies devinrent les États-Unis d’Amérique, pensant ainsi avoir gagné une guerre qu’ils ont en réalité perdue. C’est celui qui imprime l’argent qui est le maitre réel du pays ! Vous comprendrez maintenant pourquoi les français appellent l’Angleterre : la « perfide Albion » !
A travers cet exemple qui doit éclairer vos lanternes, posons-nous la question au sujet de la Guerre au cannabis. Finalement : la prohibition a atteint le but qu’elle s’était fixée : devenir une puissance autonome avec des moyens organisés et autofinancés pour faire imposer ses prétentions dans tous les domaines ! Alors, si vous me posez la question de savoir si la prohibition, en cas de légalisation, a perdu la guerre contre le cannabis, je vous répondrai que non, au contraire : elle l’a gagné !
Le caractère antidémocratique d’une telle structure apparaît maintenant clairement à la lumière de ces explications. En dépit que la prohibition se soit drapée d’une bonne et saine morale dès sa création, on constate qu’elle n’a amené qu’à des situations injustes, cruelles, inadaptées et dans un certain nombre de cas, un détournement évident de nos institutions à des fins criminelles. Car si, pour nos gouvernements, la drogue n’est pas la bienvenue sur nos territoires, elle le devient lorsqu’elle se transforme en moyens de financements (achats d’armes, soutiens à des révolutions, besoin d’argents pour des opérations secrètes et illégales, …).
Pensez-bien qu’en devenant autonome sur la plan financier – n’ayant plus de comptes à rendre à personne, ce qui se cache derrière la prohibition, fera « bien pire encore » ! Et cette chose-là, mesdames et messieurs, c’est une forme de fascisme ! Elle met en œuvre la vision très orwélienne de « Guerre éternelle », de guerre perpétuelle !
Finalement, il se pourrait bien qu’à travers la Légalisation contrôlée en monopole d’État qui se dessine en France, la prohibition ait encore de beaux jours devant elle ! Mais maintenant que nous en avons pris conscience, nous pouvons peut-être faire capoter leur projet ? La suite s’annonce éminemment politique, n’est-ce pas Pierpoljak !
Le Complot des Drug-tests , c’est à Chanvre Info est c’est encore nulle part ailleurs ! Prenez le relais : que des personnes plus capables que moi l’approfondissent ! La piste est vierge : vous serez parmi les premiers à la sillonner. Finalement c’est une procédure d’investigation assez classique que je vous propose : " suivez la piste de l’argent" !
JLB !
Note :
Extrait de « Quel sens attribuer à un « changement » d’instrument dans l’action publique ? Une comparaison du dépistage des drogues dans l’emploi en France et aux Etats-Unis. » de Renaud Crespin , CRAPE-CNRS UMR 6051 re,aud.crespin chez yahoo.f (Document cité en source) :
« La DEA a monté, à la fin des années 1970, une compagnie de service (Dupont, Bensinger and Associates) qui deviendra dans les deux décennies suivantes un des principaux fournisseurs de programmes de dépistage des entreprises publiques et privées américaines.
Pour Bensinger, la promotion du dépistage passe par l’affirmation de sa capacité à améliorer la sécurité29. En 1980, engagé sur le chantier d’une usine nucléaire, P. Bensinger y multiplie les modalités de dépistage : tests inopinés, aléatoires, sans consentement préalable et/ou entraînant une dénonciation à la police en cas de résultat positif. Autoévaluant quelques années plus tard ce programme, il affirme que cette politique a considérablement réduit le taux d’accidents du travail. Il s’appuie sur des statistiques qui attestent en effet d’une baisse significative de ce taux entre 1981 et 198530.
Mais P. Bensinger omet de rappeler que le dépistage sur le chantier de la centrale n’a débuté qu’en avril/mai 1984. L’établissement d’un lien de cause à effet entre ce programme et la baisse des accidents n’apparaît donc pas justifié. De fait, d’autres recherches concluent de manière générale à l’absence de certitudes sur le nombre d’accidents attribuables à la prise de drogues et sur le type de politique capable de réduire ce nombre31. … ».