Vous pensiez tout savoir sur le cannabis : connaissiez-vous la « pâte » ?
L’avantage de la technique est de ne pas avoir à utiliser de solvants inflammables ou toxiques pour l’extraction, ce qui permet à tout un chacun de pouvoir s’en fabriquer sans risque. Le produit obtenu (la pâte) est un peu plus fort (concentré) que dans sa forme naturelle (herbe). Il est constitué de lipides naturels (paraffine végétale comestible + une huile - en exemple huile de coco). Autre avantage : beaucoup plus de cannabinoïdes et de terpènes sont capturés par ce mélange. On comprend alors son intérêt par exemple, pour le CBD bien qu’en théorie, les variétés riches en THC peuvent bénéficier du même traitement ! Démonstration :
Par Jean-Louis Bouvarel, publié le 22 octobre 2014.
http://www.chanvre-info.ch/info/fr/...
Avec une plante de cannabis, disons de 2.20 m de haut à capacité de 200 grammes de fleurs séchées, une extraction à l’alcool ne vous rapportera que quelques grammes d’huile (12 à 15 g environ). Avec la pâte, un peu plus d’un litre de solvants (lipides) vous procurera donc environ un kg de pâte, un peu moins dû au principe de réduction. C’est donc bien plus rentable !
Comment fabriquer cette pâte
Ce qui suit s’inspire de la page http://www.newcure.org/oil-level/how-we-make-the-oil du site New Cure.org (en anglais).
Même athée, même carrément anti chrétiens et/ou antijuifs, vous serez contents d’apprendre que la recette date de plusieurs milliers d’années et nous a été donnée dans la Bible ! Ah, du coup, plus personne ne prétend qu’elle ne raconte que des conneries ! Il y a beaucoup de bonnes choses dans la Bible, il faudrait vous y intéresser un peu ! Mais bon, je ne suis pas en train de rédiger ce texte pour vous convertir : juste pour vous parler de la recette d’un médicament à base de cannabis.
Le livre de l’Exode (Bible), mentionne une canne parfumé qui de l’hébreu ancien, se traduit aujourd’hui comme "kaneh-bosm" ou quineboisin. C’est le cannabis. Une polémique persiste due à une mauvaise traduction du terme dans la Septante (version biblique latine issue du Grec) qui traduit Kaneh Bosm en « Calamus », un roseau odorant d’Egypte sans grande valeur ! Une partie de l’Eglise conteste la traduction en cannabis mais les autorités religieuses du judaïsme ont validé celle-ci. La contestation a pour origine plutôt l’erreur que le fait que ce soit le cannabis. Pour l’Eglise chrétienne, il est difficile de reconnaitre que son livre Saint contient au moins une erreur.
1) Ingrédients, méthode et principes
Solvant lipides
Les deux ingrédients de choix sont la paraffine végétale comestible et/ou l’huile de coco. Le premier parce que son goût est neutre, le second, parce qu’il apporte du (bon) goût. On peut aussi utiliser les deux en mélange, ce qui atténuera le goût coco.
Glycérine et huile de coco 100% pures végétales
Remarquons que, sur la bouteille de glycérine végétale, une indication précise une utilisation pour « soin de la peau". Pas de panique, le produit est alimentaire (100% végétale et rien d’autre) et les soins de peau ne sont qu’une de ses utilisations possibles.
Dans la Bible, le solvant lipide utilisé est l’huile d’olive. Vous pouvez donc aussi bien remplacer ces deux lipides par de l’huile d’olive.
L’extraction aux dérivés de pétrole et celle à l’alcool
D’après le site NewCure.org, l’extraction de l’alcool Rick Simpson a guéri de nombreuses personnes, mais elle n’est ni la seule ni la meilleure méthode. Remarquons au passage que ce site « titille un peu » Rick en présentant sa méthode comme « sur la bonne voie » mais ne fournissant pas des résultats optimum.
D’après eux donc, Rick aurait ainsi détruit une bonne partie des propriétés curatives de l’extraction par l’utilisation de solvants agressifs et surtout par le fait de faire bouillir (trop chaud et trop longtemps) le produit de sa lixiviation dans une friteuse (de la même façon que les vitamines des légumes sont détruits lors de fortes et longues cuissons).
Autre problème : extraire de l’huile de cannabis avec de l’alcool ou du naphta est hautement risqué, c’est produits sont très inflammables et ont déjà provoqués de nombreux incendies aux USA.
Il y a aussi le problème de la pureté : s’il reste des traces d’alcool, ce n’est pas bien grave. En revanche, lorsqu’on utilise du naphta (dérivé du pétrole), on a intérêt qu’il n’en reste pas ! Et vous et moi, avec des moyens plus proches de la cuisine que d’un réel labo, nous ne sommes pas capables d’atteindre un taux de pureté pharmaceutique.
En place de l’alcool ou du naphta, New Cure utilise la glycérine végétale à basse température, ce qui demande un temps beaucoup plus long de macération et d’évaporation, mais en revanche, n’endommage pas les cannabinoïdes et ne contient aucune toxicité résiduelle.
A propos, NewCure.org ne le précise pas, mais il est logique qu’avec un temps d’imprégnation prolongé et à basse température, beaucoup plus de cannabinoïdes sont extraits sous une forme chimique stable et non oxydée, de même pour les terpènes (la base aromatique du cannabis dotée aussi de propriétés médicales remarquables).
Les étapes de la fabrication et de la réduction de la pâte
Cette méthode qui s’inspire de la recette biblique écrite il y a 3000 ans est en fait très simple. L’humain n’a pas besoin de la technologie pour obtenir cette pâte à base d’huile. New Cure a été en fait inspiré par la méthode de la Bible. À l’époque, ils plaçaient 9 vivres (4.5 kg) de buds écrasées (réduites en poudre) dans de l’huile d’olive mélangé à de l’encens et de la myrrhe. Ils plaçaient le tout au soleil dans un pot d’argile pendant 3 semaines (T° entre 45 et 60° le jour), puis badigeonnait cette huile enrichie sur tout le corps comme une huile sainte d’onction ou localement ou ingérée en médication.
A noter : le premier interdit concernant le cannabis est d’ordre religieux ; La recette de l’huile sainte est dans la Bible (connue de tous, publique autrement dit), l’utilisation était donc permise au niveau récréatif comme à celui médical, là n’est pas le problème. Mais il était interdit de l’utiliser en tant que « Saint Chrême », c’est-à-dire d’en faire une « Onction Sainte » et d’en Oindre quelqu’un qui n’a pas à l’être. Seuls étaient « oints » certains hauts dignitaires religieux, des rois ou Empereur et par extension, le Messie le jour où il viendra (la religion juive est une religion messianique).
Je tiens à expliquer que d’après la Bible, cette « Sainte onction » est réservée à une élite (interdite au quidam) et tous ceux qui se « oindraient » ou se feraient "oindre » tombent alors sous le coup d’un interdit religieux qui ferait d’eux des sortes de « sorciers renégats » frappés par la colère du Tout Puissant ! Ceci pour la petite histoire, parce qu’en tant que médication, aucune interdiction ou restriction n’est mentionnée.
La décarboxylation !
Dans le cannabis frais (vert), la plupart des cannabinoïdes sont sous une forme chimique (acide) avec laquelle ils ne sont pas médicalement ou psychoactivement actifs. Pour rendre ces substances actives, il faut les « décarboxyler » (c’est le terme) et la nature fait cela très bien et toute seule lors du séchage (curring).
Il faut compter 2 mois et demi minimum pour que la décarboxylation se réalise entièrement à T° ambiante.
Les facteurs qui interviennent sont alors la température (chaleur) et le temps. Peu de chaleur demande beaucoup temps. Mais si on augmente celle-ci, cela fait diminuer le temps nécessaire à la réaction. En faisant bouillir son mélange, Rick Simpson réduit le temps de décarboxylation à 1 heure et demi – 2 heures. Mais, nous l’avons vu, cela rend inutilisable un max de composés.
Il nous faut donc un compromis. Sur la base de 45-50°, il faut au moins 15 jours – 3 semaines d’après la Bible ! New Cure propose de réaliser ce cycle de transformations en un peu plus de 10 heures en le chauffant peu (à moins de 80 °C, 79.44 pour être précis). Si vous réalisez la manip à 75°C par exemple, comptez alors deux ou trois heures de plus.
Proportions et méthode
Les étapes sont les suivantes :
Rapports / calcul en poids : pour 100 g de fleurs de cannabis, il faut mélanger 400 g d’huile (rapport de 1 contre 4).
Le tout doit être placé dans un récipient qui ferme hermétiquement et plongé dans le bain de chauffage.
Ce dernier correspond tout simplement à une grosse casserole que l’on dote de son couvercle (cela garde mieux et répartie mieux la chaleur). Vous devrez régler le volume d’eau et la force du chauffage (gaz ou plaque) de sorte à s’approcher de 175F (79.44°C) sans dépasser ce seuil et de façon relativement stable (en T°) pendant tout le temps de l’opération. Secouez votre ou vos bocal/bocaux vigoureusement toutes les deux heures. Une personne méticuleuse les secouera toutes les heures.
Les bocaux de stérilisation alimentaire conviennent donc parfaitement pour contenir le mélange huile – fleurs et le protéger assurément d’entrée d’eau qui nuiraient au processus, principalement par oxydation.
L’opération de décarboxylation et de lixiviation dure alors 10 heures et demi. La pâte d’épaissie un peu en refroidissant, prenant un aspect cireux et parfois granuleux.
L’extraction ou non :
Pendant qu’elle est encore chaude, la future pâte est encore liquide. On peut alors placer le tout dans un chiffon propre puis presser l’ensemble pour séparer le liquide huileux du marc de fleurs de cannabis). Il faut presser fort : sinon le marc en retient beaucoup (agit comme une éponge). Les petits astucieux se fabriqueront une "presse maison", ou une grande pince à bec plat (force démultipliée).
Faites le vous-même affirme le texte !
Mais bon, des personnes ne prennent même pas la peine de se prendre autant la tête et consomment directement la pâte contenant le marc de fleurs de cannabis :
La pâte mérite plus son appellation lorsqu’elle contient encore la poudre de fleurs de chanvre. Ce qui est pressé a plus l’aspect d’un beurre vert (aspect cireux) que d’une pâte comme sur la photo ici présente.
Posologie :
Quel est la quantité à ingérée ? Réponse : …
Attention, ici c’est de la « cire » et non de la pâte. La cire s’obtient en pressant la pâte : elle est donc plus concentrée en cannabinoïdes. Avec la pâte, vous devez doubler ou tripler cette dose. Dosage pour un adulte de 70 kg. Réduire ou augmenter un peu cette posologie selon la taille et le poid des individus.
Pour la cire :
… la taille d’un petit-pois ! Trois fois par jour, matin, midi et soir. Vous doublerez ou triplerez cette dose que cela resterait sans préjudices médicaux (pas d’overdose, pas d’effet indésirable, rien de toxique : les industries pharmaceutique ne vont pas être contentes du tout). L’idéal, sauf si on déteste le goût, est de ne pas avaler de suite mais de laisser fondre quelques minutes sous la langue. C’est la méthode perlinguale ! Après, on peut l’avaler le reste, comme cela rien n’est perdu. Mais aussi car nos intestins ont beaucoup de récepteurs cannabinoïdes, plus que dans le cerveau même.
Pour la pâte :
La cire est préférable pour la méthode d’assimilation perlinguale ou pour les applications cutanées. Mais on peut donc très bien conserver le marc mélangé à l’huile imprégné de cannabinoïdes et ingérer ainsi des petites boulettes de la taille de deux ou trois petits pois, parce que la pâte est légèrement moins concentrée que la cire que l’on obtient en pressant le tout !
Conservation :
Dans l’idéal d’une production commerciale, ce produit devrait être stérilisé UHT comme le lait (quelque secondes à 120°). Mais vous et moi ne peuvent pas se payer ce luxe de technologie : nous nous fabriquerons donc régulièrement notre médication pour le mois à venir (se conserve bien au frigo). Je n’ai pas essayé mais je pense que cette pâte peut se congeler et ainsi, se garder bien plus longtemps. C’est à tester !
Ce produit doit impérativement être conservé au froid (réfrigérateur) après ouverture, ce qui le rigidifie encore. On parle alors de pâte dont il prend vraiment l’aspect !
La Pâte de New Cure vs l’huile de cannabis extraite par l’alcool.
2) Les souches de cannabis utilisées
Celle utilisée par NewCure.org pour la confection de leur pâte est le R4 (presque sans THC - serait légale en France).
96 pour cent des souches de cannabis cultivées aujourd’hui contiennent moins de 1% (CDB), seuil de "composé de guérison" nécessaire pour être efficace. Rick S. utilisait essentiellement la souche indica (aurores boréales), d’un peu moins de 1% sur la plante entière. Imaginez utiliser une souche 16 fois plus puissante et vous obtenez une nouvelle Cure de cannabis très concentrée sous forme de pâte.
Certaines des souches que New Cure précise utiliser sont :
R4 http://www.greenwerkz.com/the-r4/
SourCaddy (RR / ADN) http://www.riverrockcolorado.com/me...
Sour Tsunami 2 (CDB) http://www.riverrockcolorado.com/me...
Mais ces liens ne semblent pas fonctionnels en France.
Citation du texte de New Cure :
"A propos de la R4 :
Souche CDB haute Greenwerkz, le R4, est unique. Avec presque pas de THC et 17% de CBD, cette souche offre une véritable valeur médicale pour le patient. Découvrez les résultats des tests par vous-même, ici . Le RMX, qui a été cultivé à partir d’une graine R4, teste régulièrement à 18% de la CDB ainsi, consultez les résultats ici . ". Fin de la citation.
En Europe, certains semenciers vendent des variétés riches en CBD. Vous pouvez utiliser n’importe laquelle de celles qui dépassent les 8-10% (6% est un bon minimum) tout en ayant conscience qu’elles sont considérées comme stupéfiantes puisqu’elles contiennent toutes un peu de THC. Il n’y a actuellement que du chanvre textile qui peut convenir légalement, mais il bien souvent pauvre en CBD (2.5 à 3 % max, et généralement moins de 1%). Pour vivre heureux et se soigner, il faut donc continuer à rester caché (cultures clandestines).
Israël, qui a dû lire la Bible (hé-hé), a mis au point un cannabis très fort en CBD et pratiquement dénué de THC (0.001%). Ce n’est pas par hasard : cela permet donc de développer une culture légale du cannabis ; Mais cette plante est OGM (berk) et breveté : il est impossible d’en obtenir une graine ou une bouture, à moins d’aller leur voler, ce qui ne serait pas biblique comme façon de faire ! Et puis son côté OGM dénature et désacralise la plante. Comment cela : Dieu n’aurait pas fait les choses assez bien et l’Homme revendiquerait de pouvoir faire mieux ? Quelque part, l’OGM, c’est du blasphème !
Bref la méthode utilisée ici (la pâte de cannabis) est certifiée médicalement, par exemple : ici http://medmj-wa.com/ns-2.html (en anglais, traduisez avec Google-traduction)
JLB
P.-S.
Désolé les deux vidéos suivantes sont en anglais. Toutefois, vous devez vous y retrouver facilement sur la base de ce que vous venez de lire.
La Pâte (présentation du produit fini et prêt à l’emploi) :
Mais bon, si vous regardez 20 seconde de cette vidéo, vous avez vu tout le film !
Fabriquer la pâte soi-même :
Cette pâte n’est pas cher à fabriquer et pas difficile non plus. Je pense aux pays émergents en proie à des difficultés financières. Je pense aux pays d’Afrique aussi en proie actuellement à une épidémie d’Ebola. Rien ne prouve encore que le cannabis puisse être une thérapie efficace contre ce virus, cette approche est juste théorique. Mais si par hasard, il s’avérait que ce soit le cas, les gens pourraient fabriquer eux-mêmes leur propre médicament, sans devoir attendre qu’une instance médicale bouge son fessier pour leur apporter ! D’autant qu’il ne peut pas y avoir de brevet dessus cette recette !
Faites tourner cette info, ... comme un joint !
Mise à jour du 25 octobre 2014 :
J’ai oublié un "truc" qui semble important quand même (pas vraiment oublié : je l’avais évoqué mais pas précisé) :
En aucun cas vous ne devez reproduire précisément la recette précisée dans la Bible : " ... On n’en répandra point sur le corps d’un homme, et vous n’en ferez point de semblable, dans les mêmes proportions ; elle est sainte, et vous la regarderez comme sainte. 33 Quiconque en composera de semblable, ou en mettra sur un étranger, sera retranché de son peuple ". Exode XXX : 22-33. (source : http://www.chanvre-info.ch/info/fr/...)
Bref, cette huile est Sainte et réservée à un usage bien précis. Les textes anciens du gnosticisme chrétien des premiers temps la réservaient au baptême et critiquaient les "trinitaires" (la future Église catholique) qui baptisaient à l’eau.
En revanche, rien n’empêche de s’en inspirer et, par d’autres mélanges et/ou proportions, d’en faire des médicaments. Ce n’est pas les ingrédients qui sont défendu, mais un mélange précis !
Autres liens à consulter sur le St Chrême, la Bible et le Christ :
Jésus et ses disciples consommaient du cannabis et surtout le commentaire qui suit car ce texte s’égare un peu sur les interprétations qu’il fait de Jésus et de la religion. Le commentaire le recadre.