"Il peut y avoir une contravention modeste pour le premier fumeur", a affirmé le premier ministre, sans préciser quel pourrait être le montant de cette contravention. "Pour le trafiquant et pour ceux qui incitent à fumer du cannabis, il y a la prison", a expliqué M. Raffarin au cours d’une émission sur la chaîne de télévision M6.
"On ne dépénalise pas, on gradue les peines, mais on est toujours dans l’interdit, dans le système pénal", a-t-il poursuivi. Le premier ministre a suivi les propositions du rapport qui lui a été remis lundi dernier, recommandant de sanctionner l’usage de drogues, notamment de cannabis, d’une simple contravention.
Les usagers de produits stupéfiants, quels qu’ils soient, ne seront ainsi plus passibles de prison comme prévu dans la loi de 1970. Le rapport était le fruit des travaux de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) regroupant représentants de l’Intérieur, de la Justice, de l’Education nationale et de la Santé.