2003/05/08 - La Liberté
L’arrivée de cet outil de contrôle prépare l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la circulation routière qui devrait permettre les contrôles systématiques dès 2004, indique Gilbert Baeriswyl, officier de circulation. Aujourd’hui, les agents ne peuvent tester un conducteur que si son comportement éveille la suspicion. Pour l’instant, la police cherche surtout tout à tester... le testeur qui est agréé par l’Institut français de médecine. Les agents ont déjà commencé à l’utiliser, indique l’appointé Yvan Baechler. Les résultats qu’il donne sont confrontés à une analyse de sang et d’urine, afin d’évaluer sa fiablité et un bilan global sera tiré à la fin de l’expérience.
Chacun de ces tests jetables coûte 15 francs. La police cantonale, qui en a acquis cent, compte récupérer son investissement auprès des conducteurs pris en faute, indique le lieutenant Baeriswyl. Il espère néanmoins une baisse du prix unitaire de l’engin. "Sans cela, il deviendrait très coûteux de procéder à des contrôles systématiques". Excepté cet aspect, le test de sueur représente à ses yeux une solution idéale : "C’est infiniment plus simple que la prise de sang ou d’urine. Et c’est même moins compliqué que le "ballon" qui détecte l’alcool".