Marco Pannella, député européen réagit : "Alors maintenant ils croient que pour pouvoir continuer à mener leur petite politique minable, désavouée par l’histoire et la culture de notre pays, il leur faut un ministère en plus ? Qu’ils se le fassent ce ministère. Notre ligne de conduite contre toutes les formes de prohibitionnisme, sur la drogue, la science, le sexe, ne changera pas. En matière de drogue, nous sommes les seuls adversaires sérieux. Pas de ceux qui, à gauche, changent d’avis toutes les cinq minutes. Tout ce qu’ils ont réussi à faire jusqu’à présent c’est d’accoucher d’une souris. Espérons que ce sera pareil cette fois-ci."
Daniele Capezzone, secrétaire des Radicali Italiani : "Visiblement, le soleil a tapé fort. Ils feraient mieux de penser aux conséquences de trente ans de prohibitionnisme : plus de drogue, plus de mafia, plus de Sida."
Marco Cappato, secrétaire de l’association Luca Coscioni : "Ces mesures-là servent à faire de la propagande ou à essayer de rendre efficaces des politiques vouées à l’échec. Le ministère spécial existe déjà : c’est la mafia."
Alessandro Caforio, président de www.antiproibizionisti.it : "Nous, nous proposons de réfléchir sérieusement sur ce qui se passe aux Etats-Unis où le "tsar antidrogues" a déclaré que toutes les politiques de ces dernières années ont échoué. Le prohibitionnisme est un échec."
Giulio Manfredi, Comité National Radicali Italiani : "En fait, tout se passe comme l’avait annoncé le vice-premier ministre Gianfranco Fini [de l’Alleanza Nazionale, parti néo-fasciste -- note du traducteur]. Mais personne ne s’en est rendu compte, sauf les Radicali et le "Forum Droghe" qui ont dénoncé plus d’une fois la montée du prohibitionnisme. La gauche tout entière ne s’en aperçoit que maintenant."
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#.34 - ANNÉE II - 18 Aout 2004