"Vive opposition autour du cannabis légalisé à Lausanne"
Et ce n’est pas un poisson d’avril ! Débat à la française, au Conseil communal lausannois, presque : il manquait les morsures, les chaises brisées dans le dos et le pugila (suisses obligent) ! Mais le ton, la colère, le mot assassin en étaient bien présents. Dans tous les pays du globe, le débat de la légalisation déchaine les passions et c’est bien connu, la passion tue la raison ! Ce qui est important à définir ici, c’est quel camp est potentiellement défenseur de la Liberté ! Et en fait, cet article nous en donne l’occasion ! Explications dans le PS.
Créé : 01.04.2015, 07h36
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Vive opposition autour du cannabis légalisé à Lausanne
Conseil communal : Les élus lausannois se sont accrochés mardi soir sur la participation à une étude des modèles légaux de consommation de cette substance.
Photo d’illustration Image : Keystone
Pour l’heure, il ne s’agit que de participer à un groupe de réflexion sur les moyens légaux de consommer du cannabis. Mais cette seule idée a fortement opposé les deux ailes politiques du Conseil communal de Lausanne. Mardi soir, les uns estimaient qu’il était temps de songer à des alternatives aux politiques répressives. Pour les autres, il n’est pas question de songer à une légalisation de la fumette. A ce jeu, c’est la majorité rose-rouge-verte qui l’a emporté.
Le municipal Oscar Tosato avait déjà eu l’occasion de dire qu’il était favorable à l’étude d’une réglementation qui permettrait de fumer des joints en toute légalité. C’était à la suite du dépôt d’un postulat intitulé « Projets pilotes concernant la consommation de cannabis envisagés par les grandes villes suisses : Lausanne ne doit pas rester à la traîne. » L’idée principale vise à ce que la capitale des nuits vaudoises participe à cette réflexion initiée par de grands centres urbains tels que Genève, Zurich, Bâle ou encore Winthertour.
A gauche, on s’appuie sur le constat que la répression menée contre le cannabis est en échec. Les dealers restent bien présents dans les rues. « Plus de 80% du trafic de drogue est lié à la vente de cannabis », souligne Hadrien Buclin (La Gauche), auteur du postulat. Pour la majorité de l’hémicycle lausannois, il s’agit aujourd’hui de songer à « prendre le contrôle de ce marché et réglementer la consommation. »
Le sujet est émotionnel. Et c’est notamment sur cet angle qu’a réagi à droite. Deux conseillers ont clamé avoir « les poils qui se hérissent » à l’idée d’une consommation réglementée de cette drogue. Une longue liste des effets néfastes du joint a été énumérée, avant d’en venir naturellement à la comparaison entre alcool et drogue.
Quelques minutes plus tôt, les élus venaient de soutenir un texte visant à assurer la promotion des vins de la ville. « Il y a effectivement deux poids, deux mesures, décrit Jean-Luc Chollet (UDC). Mais, à droite, nous sommes bloqués sur le fait qu’on ne veut pas de la légalisation du cannabis. » Et de ponctuer : « Le combat contre la drogue n’est pas perdu, il est permanent ». « D’un côté, la gauche estime que cette guerre est perdue et, de l’autre, elle vote des crédits importants pour lutter contre le deal de rue », brocarde Mathieu Blanc (PLR), non sans rappeler que la politique fédérale des quatre piliers ne repose pas que sur la répression.
La demande de voter à bulletin secret n’a pas montré de division au sein de la majorité de gauche. Par 52 oui contre 30 oppositions, la proposition échouera sur la table de la Municipalité qui devrait étudier l’opportunité de rejoindre le concert des villes suisse étudiant la décriminalisation de la fumette. (24 heures)
P.-S.
Le combat contre la drogue n’est pas perdu, il est permanent
Que dire de cette phrase ? Beaucoup de choses en fait ! D’abord, c’est une phrase chipée aux révolutionnaires communistes et adaptée pour le cas. Mais cela veut dire que "derrière", en coulisse, des gens se sont unis et alliés pour lutter contre "la drogue" ! Je veux dire que nous sommes alors en plein contexte hors-démocratique. C’est un aveu !
Or, on se trouve dans une situation où, dans un pays censé être démocratique, une forte proportion de personnes veut un changement de loi sur une question précise.
Et la petite phrase ci-dessus veut alors dire qu’on passe outre la volonté du peuple et qu’on maintient le cap de la situation actuelle financée (de force) par les impôts de ceux-là même qui souhaitent le changement de loi. Le peuple n’est pas considéré comme responsable et apte à résoudre le problème des drogues. Il est considéré comme un "mineur" qu’il faut protéger de sa folie et de ses excès ! Une "excuse" pour court-circuiter les principes démocratiques pour les malfaisants ! Une séduction intellectuelle pour les imbéciles qui tombent dans le panneau !
Je veux dire que c’est sous-entendu dans la phrase ci-dessus ! Et c’est dit dans un pays ou ses habitants sont très attachés à la démocratie directe ! Je fais exprès "d’enfoncer le clou" sur cet aspect des choses.
Écoutez, je ne suis pas "spécialiste en dictature", mais il me semble que cela correspond à la définition qu’on puisse en faire.
La Guerre perpétuelle , le bouc émissaire ... ce sont des nom que l’on donne à des stratégies politiques. Nous nous inscrivons de plein fouet dans ce schéma. Cela empêche des millions de personnes (rien que cela) de vivre correctement, c’est complétement contre-productif, cela transforme la société en une corporation totalitaire qui déborde du seul contexte des drogues, etc. ...
Cette phrase peut aussi être interprétée différemment ! En langage politique, voici comment elle se traduit : "nous avons le pouvoir, nous ne le quitterons pas et nous ne lâcherons jamais cette affaire" !
Donc, c’est une force de Tyrannie qu’incarne la Prohibition. Il faut chasser ces gens du Pouvoir, de tous les postes clefs de chaque pays, car ils mettent les nations en danger ! Si à chaque grand sujet sociétal, ils considèrent que le peuple n’est pas responsable et qu’il faut agir contre lui pour son bien ... où vont la Suisse, la France, etc. … ?
Lutter, voter pour une légalisation intelligente du cannabis, n’est donc pas un acte anodin : cela permet d’affaiblir la force maléfique qui est la source de tous nos problèmes ... C’est un combat pour la Liberté !
Nous remercions donc le Conseil Communal de Lausanne d’avoir choisi d’étudier différents modèles de légalisation du cannabis. Ce n’est pas encore la légalisation, mais c’est déjà un grand pas de fait dans sa direction !
JLB