(Vidéo) La Vérité Sur Les Lois Anti-Drogue : Les États Unis Et La Drogue - Une Guerre Sans Fin
L’opium fut brandi en épouvantail pour lutter contre les chinois, forçats de l’industrie étasunienne d’avant-guerre (la première). Puis vint le tour des noirs avec la cocaïne dont on disait qu’elle les rendait insensibles aux balles de policiers. Enfin, la marijuana fut persécutée parce qu’elle faisait partie du mode de vie des mexicains, nouvelle menace du" white way of life" étasunien. Aujourd’hui, les causes du rejet sont plus complexes et multiples car les drogues sont nombreuses et forme des groupes de consommateurs très différents. C’est plutôt le rejet de la misère et de la marginalisation, c’est un rejet sociétal d’une tranche de population. C’est aussi une guerre intergénérationnelle et culturelle. On n’en veut pas, même si c’est devenu une norme, une culture et touche beaucoup de monde. Petit à petit, les acteurs de la prohibition évoluèrent vers le despotisme, puis dans la dictature. Ils ne se rendent même pas compte que tout ce qu’ils disent et font, sort du cadre démocratique, se dote d’un caractère antidémocratique et fait le lit d’une société fasciste dont ils entreprennent la construction. J’entends souvent dire : comment les allemands, peuple instruit et brillant, ont pu céder aux dogmes nazis et sombrer dans cette folie collective quasi hystérique ? C’est pourtant exactement ce qui est en train de se dérouler dans certains pays occidentaux - en France notamment - avec, dans le rôle du juif, cette fois-ci, principalement le peuple de l’herbe et en dehors du strict contexte des drogues, les roms, pour des raisons plus purement racistes !
Ajoutée le 30 juil. 2014
https://www.youtube.com/watch?v=OPP...
La Vérité Sur Les Lois Anti-Drogue : Les États Unis Et La Drogue - Une Guerre Sans Fin
Présentation de la vidéo :
"Politique d’amélioration de la santé publique ou instrument de contrôle des pauvres et des minorités ? Bilan de 35 ans de lutte contre la drogue aux États-Unis. Des quartiers défavorisés aux prisons, Eugene Jarecki s’immerge dans une Amérique parallèle, en proie à la misère et à l’illégalité.
En 1969, Richard Nixon déclare la drogue ennemi numéro un des États-Unis d’Amérique. La guerre est-elle aujourd’hui gagnée ? Certainement pas : les stupéfiants restent l’origine de tous les problèmes, affirme Nannie Jeter, la vieille nounou noire d’Eugene Jarecki. Frappé par cette affirmation, le réalisateur et essayiste américain entreprend alors une enquête fouillée et subtile sur trente-cinq ans de répression de la toxicomanie, éclairant en particulier ses liens avec la question raciale.
Ce réquisitoire est né des retrouvailles du réalisateur Eugene Jarecki avec son ancienne nounou, dont les enfants se sont enfoncés dans la spirale de la criminalité. La faute aux stupéfiants et à une répression inégalitaire qui ne laisse aucune chance aux Afro-Américains ni aux plus pauvres, estime Eugene Jarecki. Jusqu’à récemment, les peines infligées aux consommateurs de crack, la substance en cours dans les quartiers noirs, étaient 100 fois plus lourdes que les sentences contre les accros à la cocaïne."