"Un article sur la drogue menace Wikipedia en Russie" par Le Figaro

La Censure concerne une page Wikipédia sur le Charas

Tech & WebMis à jour le 24/08/2015 à 19:03

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Un article sur la drogue menace Wikipedia en Russie

L’encyclopédie a été bloquée par le gendarme du Net russe, lundi. Crédits photo : LIONEL BONAVENTURE/AFP

Le régulateur russe des télécoms a ordonné de bloquer l’accès à un article de l’encyclopédie collaborative. Cela pourrait conduire au blocage de l’ensemble du site.

Wikipedia est dans le viseur du gendarme du Net russe. Le 21 août, Russia Today rapportait que l’encyclopédie collaborative avait reçu un avertissement du Roskomnadzor, le régulateur russe des télécoms. En cause, un article portant sur une drogue interdite en Russie. L’agence exigeait de Wikipedia que l’article soit retiré. Mais la fondation Wikimedia, qui gère l’encyclopédie, a fait savoir qu’elle ne se plierait pas aux exigences. Le refus n’a pas tardé à déclencher les représailles des autorités russes : lundi, le Roskomnadzor a décidé de rendre cet article inaccessible aux internautes russes.

La page en question est un article contenant une entrée sur la façon dont se fabrique le charas, une spécialité à base de cannabis. Vendredi, le régulateur russe a indiqué à Wikimedia, dans un message également posté sur le Facebook russe Vkontakte, qu’une décision de justice avait statué, fin juin, sur la suppression de cette page. Problème, selon Wikimedia : l’agence n’aurait pas la possibilité de suspendre une seule page, en raison du protocole sécurisé (le https) utilisé par la plate-forme. Le blocage d’une page conduirait à la suspension de l’ensemble du site. Le régulateur a donc exigé, vendredi, que l’encyclopédie retire elle-même l’article en question de ses serveurs.

« Wikimedia est une encyclopédie universelle et toutes les informations publiées dessus ont des références vers différentes sources », a fait valoir auprès de RBC News le directeur de Wikimedia Russie, Stanislav Kozlovskiy, comme le rapporte Numerama. Le responsable insiste sur le fait que toutes les informations présentes dans l’article « ont été prises du site des Nations unies et de sources universitaires ». Et Wikimedia de faire savoir son refus d’obtempérer.

Coup de poker virtuel

La page en question est un article sur le charas, un dérivé du haschich.

La page en question est un article sur le charas, un dérivé du haschich. Après ce refus, la fondation a malgré tout tenté un coup de poker virtuel. L’encyclopédie n’a pas supprimé la page correspondant à l’adresse incriminée, mais l’a modifiée, relève Global Voices. Désormais, l’URL en question renvoie vers une liste des différents articles portant sur le charas. Le texte incriminé, lui, est toujours en ligne, mais sur une autre adresse, différente de celle mentionnée dans le jugement rendu fin juin.

Insuffisant pour calmer la rigueur du Roskomnadzor. « Déplacer l’article vers une adresse Internet différente n’a pas limité l’accès des utilisateurs à cette information interdite par le tribunal », indique le régulateur dans un message posté lundi sur Vkontakte, le réseau social le plus populaire de Russie. D’après le média russe Ivzestia, certains experts ont accusé ces derniers jours Wikipedia de mener une « action politique » au lieu d’« apporter le savoir au monde ».

De fait, dès lundi matin, la section russe de Wikipedia n’avait pas caché ses craintes quant à un éventuel blocage. « Bonjour, Russie. Cela pourrait bien être notre dernière matinée en votre compagnie », a tweeté le compte officiel du bureau russe.

« L’encyclopédie trop libre »

Au-delà de quelconques tensions autour du charas et des drogues, la relation qu’entretient la Russie vis-à-vis de Wikipedia est houleuse depuis plusieurs mois. En novembre déjà, la bibliothèque présidentielle Boris Eltsine, l’une des trois bibliothèques nationales russes, fustigeait dans une note Wikipedia. L’institution estimait l’encyclopédie insuffisamment complète sur la Russie et annonçait travailler au développement d’une version de plus « détaillée et fiable ». « La création d’une Wikipedia alternative a commencé », affirmait la bibliothèque.

L’agence de régulation a diffusé une image dans laquelle le slogan « L’encyclopédie libre » est transformé en « L’encyclopédie trop libre ».

Sur sa page Vkontakte, le Roksmnadzor a détourné le slogan de l’encyclopédie (« L’encyclopédie libre »), le transformant en « L’encyclopédie trop libre ».

Quant à la censure de certains articles, des précédents ont existé. Wikipedia liste sur une page dédiée l’ensemble des sujets ayant fait l’objet d’une demande de censure par les autorités russes. Des pages sur l’auto-immolation ou le suicide figurent ainsi sur le registre des sites interdits, considérés comme de l’apologie du suicide. D’autres ont pu être maintenus en ligne malgré une inscription dans ce registre, comme ceux sur le jeu du foulard ou l’héroïne. Le blocage total de Wikipedia n’avait toutefois jamais eu lieu.

Plus globalement, tout au long de l’année 2014, le Kremlin a affiché sa volonté de contrôler encore un peu plus l’Internet russe. Le motif avancé : des attaques occidentales et notamment américaines, qui nécessiteraient une vigilance accrue sur les réseaux. Le président Vladimir Poutine, n’oublie d’ailleurs pas, de son côté, de rappeler que la genèse d’Internet est américaine, en évoquant cet outil comme un « projet spécial de la CIA ».

Depuis août 2014, les blogueurs et éditeurs de site Web affichant plus de 3000 visiteurs par jour doivent s’enregistrer auprès du Roskmnadzor. Une modification de la législation validée six mois auparavant permet aux autorités de bloquer un site Internet sans décision d’un tribunal lorsque le contenu qu’il diffuse est jugé illégal. Les motifs d’illégalité peuvent être variés, et comprennent notamment les contenus relatifs à la drogue ainsi que « l’apologie du suicide ». En juin, un blogueur satirique a vu son site bloqué, les autorités estimant que les utilisateurs y publiaient des « contenus extrémistes » et en rapport avec la drogue, rappelle Newsweek. Tout récemment, le réseau Reddit a également fait l’objet d’un blocage via les fournisseurs d’accès russes, avant de céder et de supprimer une page sur... la culture de narcotiques.

P.-S.

Pour vous expliquer le point de vue russe, je dois d’abord disserter dans du hors-sujet cannabique. Ne vous attendez pas à une explication consensuelle et conventionnelle (hé-hé !) …

Tout le Monde a applaudi la chute du mur de Berlin et la fin du régime communiste en URSS. Certain voient même dans Poutine, un "sauveur" qui les protégera des excès du capitalisme, un converti au christianisme orthodoxe qui servira Jésus (si-si, je vous assure, c’est présenté ainsi).

Ce n’est pas connerie de ma part de vous raconter ceci, je vous assure que c’est une réalité (le fait que ces croyance sont rapportées et enseignées - renseignez-vous ....). Mais tout cela, c’est du théâtre, du bidon !

Dans son livre Moral and Dogma, sorti vers 1870, Albert Pike, grand maitre Franc-maçon luciférien, explique qu’il y aura trois guerres Mondiales, la première pour permettre de créer un contre-pouvoir à l’occident aussi puissant que l’occident lui même (la Russie soviétique). La Seconde Guerre mondiale servira à la recréation de l’État d’Israël. Jusqu’à là, ça colle, non ? Continuons. La troisième Guerre Mondiale sera fondée sur la dissension entre l’État d’Israël reconstitué et les pays arabes environnants, forçant toutes les nations du reste du monde, par le jeu des alliances, à rentrer ans ces conflits locaux (et faire en sorte que cela dégénère) !

C’est assez crédible en comparaison de la situation que nous vivons aujourd’hui.

Et là où cela rejoint le sujet de l’article précédent : La Russie devra être muselée à cette époque, juste le temps qu’arrive le "Grand cataclysme final" (expression employée par Pike).

Je ne m’étends pas plus sur ces thèses perçues comme complotistes, mais c’est pour vous expliquer que la Russie, en dépit des apparences, est toujours communiste et à propos, Poutine, son leader obligé, est un pur produit du KGB (renseignez-vous toujours).

Ne voyez pas en cet homme et son pouvoir, un bien, mais un Mal. Il est tout autant nocif que le pouvoir étasunien, en fait ce sont les mêmes : ceux que l’on nomme Illuminati, qui tirent les ficelles de ces États.

Le cannabis peut nous rendre libre et nous affranchir de ces bâtards et remplacer l’Étalon Or et leurs monnaies fictives. Le chanvre, c’est une économie à part entière si on lui laisse libre champ de se développer. C’est pour cela que ces nations le combattent. La Russie – supposément d’une nature politique différente - fait donc la même chose que la France et les USA : elle interdit le cannabis.

Il y a peu, je vous ai diffusé une vidéo qui traitait du problème de l’héroïne et du Krokodil en Russie (Vidéo : Siberia : Krokodil Tears - Full Length ). Elle démontre que les sites qui expliquent comment fabriquer du Krokodil ne sont pas inquiétés (soit disant pour complexité à mettre les interdictions en œuvre). Mais apparemment, ceux qui expliquent comment est fabriqué le charas le sont ... le charas est pourtant inoffensif en rapport au Krokodil. Cherchez donc où est l’erreur !

Ne jouez pas sur les mots : 4 États étasuniens seulement ont légalisé le cannabis récréatif, mais dans les faits, au niveau fédéral, la plante est toujours interdite et au Colorado par exemple, quelqu’un qui fait commerce de la Weed légale, thérapeutique ou non, ne peux pas disposer de compte en banque ! Ça pue tout cela, non ?

Bref, la Russie combat le cannabis et sert la vis au niveau de la censure. Ce sont des signes que les libertés sont remises en question et que la pression entre les nations s’accentue. Si vous pensez que je "délire" et que je fais du hors sujet ... libre à vous ! On en reparlera dans quelques mois ... !

JLB