USA : le gouvernement met au sec les cannabiculteurs étasuniens !
A noter : jadis, le mêmes instances gouvernementales avaient utilisé un procédé indirect similaire pour faire disparaitre le chanvre des campagnes étasuniennes : pour cultiver le chanvre, il fallait une licence et des timbres (Marijuana Tax Act 1937). Sans ces deux sésames, il était impossible de cultiver la plante sous peine de sanctions pénales assez lourdes et de grosses amendes. Et bien, ces timbres, les bureaux administratifs distributeurs, avaient reçus en douce l’ordre de ne jamais en accorder (vendre) ! Et le chanvre à disparu de culture sans réelle législation d’interdiction ! Ne sont-ce point des bâtards, ces (censurés) de fils de (censurés) ? Pardon, mais cela devient lassant d’avoir à se battre contre des moulins et parfois la colère prend le dessus !
Par le Courrier international, publié le 10 juillet 2014
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ÉTATS-UNIS Le gouvernement assèche les plants de cannabis
Face à une opinion publique de plus en plus favorable à la légalisation de la marijuana, le gouvernement fédéral joue double jeu. Il permet à certains États d’adopter une législation favorable au cannabis, mais coupe l’eau à ses producteurs.
Dans un magasin de vente de cannabis à usage récréatif à Seattle, le 8 juillet 2014 - David Ryder/Getty Images/AFP
Alors que l’État de Washington est devenu le second État à mettre en œuvre la vente légale de marijuana à usage récréatif le 8 juillet, la position du gouvernement fédéral est plus que jamais ambigüe. D’un côté, le gouvernement Obama "s’est engagé à respecter la législation des États" qui ont légalisé le cannabis, raconte le quotidien USA Today. Mais d’un autre, il a déclaré la guerre aux jeunes industries de la drogue en usant d’une arme redoutable : l’eau.
Le gouvernement refuse en effet d’alimenter en eau les producteurs de cannabis. L’État fédéral a depuis le début du XXe siècle pris le contrôle d’une grande part du secteur de distribution de l’eau : dans l’État de Washington, deux tiers des terres irriguées sont alimentées par l’État fédéral.
Ce refus s’impose, selon les autorités, au vu de la législation fédérale anti-drogue [le Controlled Substances Act, CSA], qui interdit toujours la production et la distribution de marijuana, même si son application a été récemment assouplie.
Pour USA Today, le gouvernement joue double jeu : il ne veut pas s’opposer ouvertement à l’opinion publique, qui est aujourd’hui majoritairement favorable à une légalisation du cannabis (55 % de la population). Mais il met toujours des bâtons dans les roues des producteurs.
Cette ambiguïté se retrouve sur la question des banques. Rares sont celles qui acceptent de traiter avec l’industrie du cannabis, car la loi fédérale l’interdit. En février dernier, le gouvernement a indiqué que les banques pourraient désormais fournir des services aux entreprises du secteur, à certaines conditions. Mais d’après l’hebdomadaire The Christian Science Monitor,la plupart des établissements estiment que ces directives sont trop vagues et que les risques juridiques restent trop grands. Ainsi, beaucoup d’entrepreneurs du cannabis demeurent contraints de faire des affaires en cash.