USA : Jimmy Cournoyer, le « roi du pot », condamné à 27 années de prison !

Par Michaël Nguyen, le 20-08-2014

http://fr.canoe.ca/infos/societe/ar...

27 ans de prison pour le « roi du pot » Jimmy Cournoyer

Agence QMI

MONTRÉAL - Le Lavallois Jimmy Cournoyer, surnommé le « roi du pot » pour avoir écoulé 109 tonnes de cannabis sur la côte est américaine en une décennie, passera les 27 prochaines années dans une prison américaine.

La lettre de son « grand ami » Georges St-Pierre n’a pas eu les effets escomptés. Malgré sa demande de clémence, Cournoyer a été condamné à une longue peine mercredi, dans le district est de l’État de New-York.

De 1998 à 2012, Cournoyer avait écoulé pas moins de 109 tonnes de cannabis sur la côte est américaine. Son réseau, soutenu tant par les clans mafieux Rizzuto à Montréal et Bonanno à New York, ainsi que par les Hells Angels et le cartel mexicain Sinaloa, était bien rodé.

Des complices avaient même indiqué que Cournoyer, surnommé « Cosmo » et « Superman » dans les milieux interlopes, se vantait d’être « backé par des Italiens », selon la preuve présentée par le procureur américain Steven Tiscione.

Réseau panaméricain

La drogue, en provenance surtout de Colombie-Britannique, était d’abord acheminée à Montréal, avant d’être transportée jusque dans la réserve mohawk d’Akwesasne. C’est de là qu’elle traversait la frontière, pour être écoulée chez nos voisins du sud.

En tout, le groupe dirigé par Cournoyer avait trafiqué pour un milliard $ de cannabis. Les recettes permettaient ensuite au groupe de s’approvisionner en cocaïne via le Mexique.

Cette drogue était ensuite exportée et écoulée au Canada.

Avec tous ces profits, Cournoyer avait même levé un fond de 2 millions $ afin « d’écarter » les délateurs, a mentionné la patronne des procureurs du district judiciaire new-yorkais, Me Loretta Lynch.

Trahi

Le groupe n’hésitait d’ailleurs pas à se tourner vers l’intimidation, le kidnapping et même la torture pour arriver à ses fins, selon les procureurs new-yorkais.

Cela n’a pas empêché plusieurs de ses complices de retourner leur veste et d’accepter de témoigner pour la poursuite, en échange d’une peine réduite.

« Un procès devenait tout simplement trop risqué pour lui », avait expliqué son avocat Me Gerald McMahon dans une entrevue au Journal de Montréal en mai dernier, à la suite de la reconnaissance de culpabilité de Cournoyer.

En échange de cette reconnaissance, la justice américaine a accepté de ne pas contester une éventuelle demande de transfert au Canada de l’accusé.

La défense suggérait 20 ans d’incarcération, soit la peine minimale pour ces infractions, tandis que la poursuite réclamait « au moins 30 ans ».

P.-S.

Photo d’un autre article que vous pouvez consulter pour ne savoir plus sur "Jimmy Cournoyer, le caïd québécois de New York ?"