(USA) Dans la majorité des cas d’adultes américains, une consommations de cannabis d’une durée de 20 ans n’est pas associée à des changements défavorables dans les mesures spirométriques de la santé pulmonaire

Effets de l’exposition au cannabis sur le débit d’air expiratoire : un examen d’adultes qui ont participé au "{U.S. National Health and Nutrition Examination Study.

Cette info a ceci pour importance : le gouvernement US, car le site qui publie cette info d’étude est un site officiel du gouvernement étasunien, estime qu’une consommation de cannabis, inférieure ou égale à 20 années consécutives, n’est pas associée à des changements défavorables dans les mesures spirométriques de la santé pulmonaire. Le risque d’atteintes pulmonaires est toutefois estimé doublé lorsque la durée de consommation excède ces 20 années. Le résultats produits ici ne précisent pas s’il s’agit de consommations cannabiques liées ou non au tabac ! L’utilisation du mot "joint" nous laisse à penser que oui ! Bref, dit autrement, le cannabis fumé ne provoque aucun ravage au niveau pulmonaire ! Etonnant, non ? ...


Texte original en anglais, traduit et adapté par nos soins.


Étude publiée le 18 décembre 2014

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/...

Titre en Anglais : "Effects of Marijuana Exposure on Expiratory Airflow : A Study of Adults who Participated in the U.S. National Health and Nutrition Examination Study."

Informations sur l’auteur

1Emory University , Pulmonary and Critical Care Medicine , 615 Michael Street, Suite 205 , Atlanta, Georgia, United States , 30322 ; jkempke chez emory.edu.

Titre en français : "Effets de l’exposition au cannabis sur le débit d’air expiratoire : un examen d’adultes qui ont participé au "U.S. National Health and Nutrition Examination Study."

JA Kempker 1, Honig EG , Martin GS .

Résumé

Justification : Compte tenu de la la science ne dispose pas d’étude définitivement concluante sur les effets à long terme de l’exposition du cannabis sur la fonction pulmonaire, l’enquête continue est alors nécessaire en rapport à l’augmentation continue du nombre de consommateurs et l’accessibilité juridique croissante de la substance.

Objectifs : déterminer l’association possible entre l’exposition (récente et à long terme) à la fumée du cannabis avec des paramètres spirométriques de la fonction pulmonaire et l’étude des symptômes de la santé respiratoire, dans une grande cohorte des adultes américains.

Méthodes : Il s’agit d’une étude transversale des adultes américains qui ont participé aux cycles de l’Enquête U.S. National Health and Nutrition Examination Study (2007-2008 et 2009-2010, en utilisant les données des questions normalisées de spirométrie et des enquêtes effectuées au cours de ces années.

Mesures et Principaux résultats : Dans les combinés 2007-2010 cohortes, 59,1% avaient consommé de la marijuana au moins une fois dans leur vie et 12,2% avaient utilisé au cours du mois passé. Pour chaque jour supplémentaire de consommation de cannabis dans le mois précédent, il n’y avait pas de changements associés dans la moyenne en % prédite FEV1 (0,002% ± 0,04%, P = 0,9) mais il y avait une augmentation associée en % de moyenne prédite CVF (0,13% ± 0,03% , P <0,01) et la diminution du moyen FEV1 / FVC (-0,1% ± 0,04%, P <0,01).

Dans les régressions multivariables, 1-5 et 6-20 ans conjointes de la consommation de marijuana n’ont pas été associés à une FEV1 / FVC <70% (intervalle de confiance OU 1.1, 95% (IC) de 0,7 à 1,6, P = 0,8 et 1,2 OU, IC à 95% 0,8-1,8 ; p = 0,4, respectivement), tandis> 20 ans conjointes ont été associés à un FEV1 / FVC <70% (OR 2,1, IC 95% 1.1 à 3.9, P = 0,02).

Pour chaque joint de cannabis supplémentaire fumé par année, aucun changement n’a été associé en pourcentage prédit FEV1 (0,02% ± 0,02%, P = 1,0), mais il y avait une augmentation du pourcentage en moyenne CVF prédite (0,07% ± 0,02%, P < 0,01) et une diminution moyenne FEV1 / FVC (-0,03% ± 0,01%, P = 0,02).

Conclusions : Dans la majorité des cas d’adultes américains, une consommations de cannabis d’une durée de 20 ans n’est pas associée à des changements défavorables dans les mesures spirométriques de la santé pulmonaire. Mais une consommation de cannabis supérieure à 20 ans a été associée à une double augmentation des chances d’un FEV1 / FVC <70%, ce était le résultat d’une augmentation de la CVF plutôt que la baisse disproportionnée des FEV1 constaté sur des maladies pulmonaires obstructives.

PMID : 25521349 [PubMed - tel que fourni par l’éditeur]

P.-S.

Monsieur Costentin et ses complices, devront désormais rayer l’expression "ravages pulmonaires" dans leur liste des doléances qu’ils colportent au sujet du cannabis !

A propos, elle fond comme neige au soleil leur liste ... pas de cancer, pas de schizophrénie, pas de ravages pulmonaires, pas de psychoses ...

On comprend mieux pourquoi la prohibition a empêché (interdit) toutes études et recherche sur le cannabis pendant 45 ans ... et cherche encore à les empêcher : ils savaient qu’ils mentaient !

Au suivant ... ! Zut, il ne leur reste plus grand-chose … les pauvres !

JLB