Tunisie : désaccord possible au sein du gouvernement sur la question du cannabis.
Tunisie : alors que le premier ministre de ce pays, Mehdi Jomaa, s’est annoncé favorable à l’idée de discuter de la légalisation du cannabis, le ministre de l’intérieur, Lotfi Ben Jeddou, se positionne politiquement de façon carrément hostile à cette plante ! Un désaccord qui pourrait fragiliser le gouvernement !
Par IB, date fin juin 2014 (? - non précisée)
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Tunisie-Ministère de l’Intérieur : non à la dépénalisation du cannabis
Le ministre de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, soupçonné depuis sa nomination dans le gouvernement d’Ali Laârayedh (troïka 2), de connivence avec Ennahdha, a indiqué, lors d’une séance d’écoute à l’ANC, que tous les partis politiques tunisiens cherchent à infiltrer son ministère, à constituer des réseaux d’information, à duper les syndicats policiers, à tirer les ficelles, à tripoter, à intriguer, à flatter et à dominer les événements .
Lotfi Ben Jeddou
Ben Jeddou, qui entend tout peser, tout balancer, tout maîtriser au milieu de tant d’intérêts et de passions contradictoires, a précisé que ce qu’on appelle comme "appareil sécuritaire parallèle" dans certains milieux de la société civile et politique, est un groupe de fonctionnaires ayant fait allégeance à un parti politique en particulier. Dans un contexte de transition démocratique, qui appelle l’impartialité administrative.
Dans le même contexte, le ministre de l’Intérieur a demandé aux responsables des médias d’être plus responsables et plus coopératifs afin de protéger la vie des adolescents tunisiens qui peuvent être négativement influencés par des images représentant les terroristes comme des héros ou des martyrs In fine, concernant la légalisation du cannabis, mesure adoptée et de plus en plus défendue dans certains cercles du microcosme tunisois, Lotfi Ben Jeddou a déclaré que cette drogue est responsable de plusieurs crimes, viols et meurtres et que pour l’instant ce sujet n’est pas d’actualité.
IB
P.-S.
Trois dangers guettent actuellement la Tunisie :
Lotfi Ben Jeddou, ministre actuel de l’intérieur, un reliquat de l’ancien régime du dictateur
Au sujet du cannabis, Lotfi Ben Jeddou a tord sur toute la ligne. Pour autant, il n’a pas tord sur tout ! Une partie de la complexe déstabilisation actuelle de la Tunisie consiste à deux parties extrêmes en conflit ouvert, deux antagonistes indispensables l’un à l’autre pour foutre le bordel dans ce si beau pays. La première est religieuse (extrémiste) et gagne du terrain sur la perte des valeurs traditionnelles ressenties par le peuple tunisien.
De l’autre coté, vous avez ce que l’on pourrait nommer le parti de la déchéance ou tout ce qui est considéré comme déviant d’un point de vue traditionnel, cherche à devenir une norme sociale quasi obligatoire. Entre les deux, le peuple souffre, le pouvoir actuel persécutant l’un et l’autre des deux camps belligérants sans aucun ménagement pour les gens non concernés.
La jeunesse de ce pays, très occidentale dans ses valeurs, aspire à plus de modernité et de liberté. Mais les modèles proposés ne leur conviennent pas. De plus, le peuple est un peu un "laissé pour compte" au point de vue financier, la précarité remplaçant le pain quotidien.
C’est donc trois dictatures qui s’annoncent comme futur possible. Une religieuse à la "frères musulmans pro-Al Quaïda" (financé par le Qatar, l’Arabie Saoudite et les USA), une à la Ben Ali en plus dur qu’avant la fuite du dictateur (soutenue par la France) et une autre du genre fausse démocratie où, ce qui était reconnu comme déviant jadis, d’un point de vue traditionnellement musulman, deviendra la norme (déstabilisation favorisé et financée par Israël et les USA) !
J’ai beaucoup de peine pour le peuple tunisien, coincé entre le marteau, l’enclume et un fou furieux qui se sert de ces deux outils (trois parties en tout) !
Bref, le rôle joué par Lotfi Ben Jeddou, est des plus inconfortables. Il revendique la stabilité du pays par un pouvoir fort et dur ! Et il n’existe actuellement aucune alternative qui pourrait contrer cette option, à moins d’un réveil du peuple avec la volonté de se prendre en main !
Alors, ou le peuple descend dans la rue pour massacrer aussi bien ce qui est représentatif d’un de ces trois fléaux politiques pendant qu’ils s’affaiblissent à se rivaliser, ou c’est reparti pour plusieurs décennies de dictature une fois qu’une de ces trois forces accédera au pouvoir !
Voici le triste bilan d’un pays qui mérite quand même bien mieux que cela ! Or, l’herbe (le cannabis) est la guérison des nations ... (Bob Marley) !
JLB