"Trois mois ferme pour un Sambrien qui obtenait téléphones et cannabis à la prison de Maubeuge" par la Voix du Nord

Avec la morale à 2 centimes d’euro qu’on leur connait, ce tribunal fait savoir par voie de presse ce qu’il vous en coûte si vous fautez de la sorte ... mais cette propagande ne fonctionne pas : des D. N, en France, vous en trouvez des centaines en prison et peut-être un million en dehors, en attente d’y rentrer probablement un jour ! Quand même, "démerdard" ce jeune ... les tribunaux ne veulent pas admettre que la lutte - la guerre contre le système - continue en prison !


Publié le 28/02/2016

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Trois mois ferme pour un Sambrien qui obtenait téléphones et cannabis à la prison de Maubeuge

D. N., 22 ans, a été condamné, mardi, à trois mois de prison ferme pour avoir été retrouvé, à quatre reprises, détenant des objets ne lui appartenant pas en prison parmi lesquels des téléphones portables et leur chargeur, de la drogue et une clé USB.

Jugé devant le tribunal d’Avesnes, le jeune homme était libérable en 2018.

PHOTO SAMI BELLOUMIV

L’homme qui purge une peine de prison et était, avant de comparaître, libérable en mars 2018, avait eu recours notamment à un tiers pour se faire remettre un téléphone portable. Il voulait, a-t-il expliqué, appeler sa petite amie avec qui il a eu un enfant âgé actuellement de 3 ans et demi. Sur lui, et c’est aussi ce qui justifiait sa comparution devant le tribunal, ont été trouvés 43 grammes de cannabis et des feuilles à rouler. Dans son cas, la détention de stupéfiants et leur usage illicite, de surcroît en récidive, ont été retenus.

La présidente Anne-Florence Spilette a parallèlement au comportement fautif du détenu mis en avant les efforts de sa part pour obtenir des réductions de peine. « Pourquoi autant d’efforts si c’est pour que ça s’annule ? » lui a-t-elle demandé. En prison il est vrai, le jeune homme a passé son brevet de secourisme, passé aussi le CCF (Contrôle en cours de formation) pour intégrer un CAP.

La substitut du procureur, Christine François, a voulu comprendre elle aussi ce qui poussait le détenu à récidiver. « Vous en êtes à votre sixième infraction. Ce n’est pas admissible. Si vous continuez vous n’allez pas sortir en 2018  » lui a-t-elle dit en guise d’avertissement. Puis a requis trois mois de prison ferme et le mandat de dépôt.

Me Boudard a replacé la comparution de son client dans un contexte, celui d’une dépendance qui existait déjà à l’extérieur. Alors pourquoi à l’intérieur c’est-à-dire en prison cesserait-elle ? « Ce qui est en cause là c’est bien la difficulté de se débarrasser de certaines problématiques ». Et l’avocat de demander une peine qui tienne compte de tout cela. Il n’y a pas si loin, le prévenu consommait chaque jour jusqu’à 45 gr de cannabis et une bouteille de vodka. Une consommation qui, si elle n’est plus celle-ci, n’a pas fait totalement disparaître une certaine dépendance.

Au vu des faits, de leur répétition, le tribunal a suivi le parquet : trois mois ferme.