"Trois-Rivières encadre l’établissement de producteurs de cannabis médical" par Le Nouvelliste

Disons qu’en ce moment, obtenir le sésame de la production légale de cannabis thérapeutique relève de la gageure : les locaux resteront vides. En revanche, dès que le gouvernement fédéral légalisera le cannabis récréatif, cela devrait soulager les exigences du secteur médical et des personnes et des groupes vont se battre pour pouvoir s’établir à Trois-Rivières ... ! C’est un événement unique : un secteur neuf ou tout reste à faire et à conquérir. Un "truc" hybride entre la "Conquête de l’Ouest" et la "Fièvre de l’or" ... et plein de personnes stationnent actuellement crispés sur leurs starting-blocks, la bave aux lèvres !


Par Gabriel Delisle - Le Nouvelliste, publié le 07 mars 2016 à 22h56 | Mis à jour le 08 mars 2016 à 07h00

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Trois-Rivières encadre l’établissement de producteurs de cannabis médical

La Ville de Trois-Rivières a adopté un règlement afin d’obliger, si la situation se présente, des entreprises de production de cannabis thérapeutique à s’établir dans des parcs industriels. Cette photo provient d’une serre de production du Colorado. Archives, La Presse

(Trois-Rivières) Signe que les temps changent, la Ville de Trois-Rivières légifère pour encadrer l’établissement possible d’entreprises de production de cannabis médical sur son territoire.

Pour l’instant, aucune entreprise n’a manifesté l’intention de s’installer à Trois-Rivières pour démarrer une culture de cannabis destiné à un usage médical.

« Ça va venir sûrement la production de marijuana thérapeutique », estime toutefois le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque. « Nous avons plus de 70 zones où des entreprises de production pourraient s’établir. »

Si une entreprise juge donc que les conditions sont propices à Trois-Rivières pour faire pousser du cannabis médical, la Ville ne pourra l’empêcher, mais pourra déterminer l’endroit où elle s’installera.

L’administration municipale, qui ne souhaite pas qu’une telle entreprise s’établisse n’importe où sur son territoire, a donc décidé de mettre des balises. Seuls les parcs industriels des Veilles-Forges et du carrefour 40-55 pourront donc accueillir des entreprises de production de cannabis thérapeutique.

« Nous ne voulions pas qu’une entreprise s’installe près d’une école », affirme M. Lévesque.

« Les seuls secteurs où une entreprise qui produirait du cannabis médical peut s’installer, sont les parcs industriels. Il n’y a alors pas de risques d’inquiéter le voisinage », précise de son côté le porte-parole de la Ville de Trois-Rivières, Yvan Toutant.

Par ailleurs, Yves Lévesque rappelle que la culture de cannabis thérapeutique est une pratique légale. Il note que la Ville ne peut donc pas s’opposer à l’arrivée d’une entreprise de production de cannabis thérapeutique, une substance autorisée par Santé Canada pour le traitement de certaines maladies.

« À partir du moment où c’est légal pour des usages thérapeutiques, nous n’avons pas la possibilité d’interdire ce type d’entreprise », soutient le maire.

« C’est la même chose qu’avec les bars de danseuses. Nous ne pouvons les interdire, mais nous pouvons déterminer où ils vont s’installer. »

La Ville indique de plus qu’elle adopte cette réglementation d’abord pour le cannabis médical, mais se dit consciente que le gouvernement fédéral prévoit légaliser l’usage de ce produit à des fins récréatives.

Si le gouvernement va en effet dans cette direction, la Ville n’aura qu’à adapter son règlement pour y inclure cet usage.

Les éventuelles entreprises qui souhaiteraient produire ce type de cannabis seront donc elles-aussi contraintes de s’établir dans les deux parcs industriels ciblés.

« Si le gouvernement fédéral va de l’avant, nous allons faire une modification pour inclure le cannabis récréatif. Mais ça demeure illégal », précise le maire de Trois-Rivières