(Suisse) "Drogue au volant : des tests parfois défaillants" par 20 Minutes

A bien regarder - sauf erreur de ma part - le modèle présenté dans la photo de l’article, est celui essayé en France en ce moment, "test antidrogue V.2.0" ! Modèle qui devrait se généraliser sous peu ... ! Eh bien, ça craint ! Parce qu’en France, pour faire opposition à ce genre de PV, bonjour l’angoisse !


Par Caroline Gebhard, publié le 13 avril 2015

http://www.20min.ch/ro/news/romandi...

Drogue au volant : des tests parfois défaillants

par Caroline Gebhard - Le matériel utilisé par la police pour évaluer si les automobilistes sont drogués ou non n’est pas toujours fiable. Certains se retrouvent incriminés à tort.

Les policiers regrettent le manque de fiabilité de ces tests. (photo : Keystone/Gaetan Bally)

Un agent arrête un conducteur. Son comportement semble indiquer qu’il a pris de la drogue. Le policier sort son kit pour réaliser un test salivaire : le résultat est positif. L’homme finit à l’hôpital pour des analyses complémentaires de sang et d’urine et son permis lui est retiré. Or, quelques semaines plus tard, les résultats tombent : il n’a consommé aucune drogue. Cette mésaventure, arrivée récemment à un Schwytzois, n’est pas un cas isolé. De l’aveu des policiers, les tests dont ils disposent pour détecter la conduite sous stupéfiants ne sont pas toujours fiables.

Porte-parole de la police valaisanne, Jean-Marie Bornet confirme l’existence de « faux positifs » : « C’est embêtant pour la personne qu’on soumet à la procédure et c’est une perte de temps pour la police. » Or le problème de « faux négatifs » se pose aussi : « La personne repart alors qu’elle avait consommé quelque chose », note Marc Augsburger, responsable de l’Unité de toxicologie et chimie forensiques au Centre universitaire romand de médecine légale. Selon lui, le meilleur indicateur reste le ressenti de l’agent puisque, dans 97 % des cas, son impression est confirmée : « Le flair du policier est très efficace. » S’il est convaincu d’être face à une personne droguée, il peut demander des analyses de sang et d’urine quand bien même le test salivaire est négatif.

Les polices romandes interrogées assurent qu’en cas de doute, elles n’hésitent pas à demander des investigations complémentaires.