"Sexe, drogue, clandestins : et si on légalisait ?" par les inRocks
Depuis 1983, je me bagarre pour la légalisation du cannabis. Cela a eu pour conséquence de presque foutre ma vie en l’air. - (pas le cannabis, les flics ... !). Cela l’a en tous cas suffisamment modifiée pour que de fonctionnaire bien pépère, je devienne rédacteur à Chanvre Info en passant par 5 ans de cavales et la perte de tous mes biens (de de ma santé) ! Bref, je me bagarre pour le cannabis, rien que cela, j’insiste, et qu’entends-je aujourd’hui : ceux qui jadis nous défendaient la plante, nous incarcérant et tuant même parfois pour cela, vont aujourd’hui nous la vendre de façon contrainte et forcée. Et puis, dans l’élan, ils veulent aussi légaliser les drogues dures, certaines portions du crime, la prostitution ... mais c’est du n’importe quoi les gars, c’est quoi ce monde de merde ? Chanvre Info fait le point dans cette histoire : nous nous sommes battus pour le chanvre et nous le ferons encore et toujours, mais il n’est pas question que l’on s’associe à ces "légalisations du crime" qui, à le préciser, proviennent du fruit de l’esprit de gens qui sont criminels ou aux ordres de criminels (politiciens, économistes, ...). Bref, parce que la Légalisation du cannabis a le vent en poupe, quelques sinistres et pathétiques personnages en profitent pour chercher à faire légaliser quelques principes odieux et esclavagistes (ou très addictifs, ce qui revient au même). C’est sans fin cette histoire, parce que prohibition ou non, il semble que seuls les conneries et fourberies gagnent ... vous savez quoi le gens, vous me déprimez : la vie est belle, superbe, même, mais cela devient un enfer ingérable dès qu’il est question d’êtres humains ! Le cannabis doit être légalisé car il est peu toxique, ne tue pas et est consommé plus ou moins activement par un quart des français qu’on ne peut pas tous mettre en prison ou amender. Ce n’est pas le cas de l’héroïne et de la cocaïne, l’auteure interviewée ci-dessous l’explique : leurs consommateurs devraient se voir reconnaître le statut de malades (on ne les envoie plus en justice et en prison, ils bénéficient d’une cure de maintenance ou de sevrage selon leur demande). J’y crois aussi ... Bref, nous sommes contre la prohibition et la prison, mais ce n’est pas pour cela que nous supportons tout et n’importe quoi à leur place ... Assurément, Satan (Le Mal en Politique) est très fort et la plupart d’entre-nous lui cèdent tout le temps ... ! La seule chose pour le chasser : essayez de raisonner avec votre cœur plutôt qu’avec votre seul esprit ... !
JLB
Par Amélie Quentel, publié le 08 mai 2016 à 16h47
http://www.lesinrocks.com/2016/05/0...
Sexe, drogue, clandestins : et si on légalisait ?
Alessandro Bianchi/Reuters
Dans son nouvel ouvrage Pour en finir avec les mafias – Sexe, drogue, clandestins : et si on légalisait ?, Emmanuelle Auriol, professeure à l’Ecole d’économie de Toulouse, propose plusieurs moyens pour lutter contre le crime organisé. Opposée à la vision étatique actuelle, faisant de la prohibition la seule solution pour éradiquer ces marchés, elle estime que des politiques publiques couplant légalisation, répression et éducation auraient de meilleurs résultats – qu’ils soient économiques ou sociaux.
Vous êtes économiste. Pourquoi avoir écrit sur le sujet des marchés clandestins ?
Emmanuelle Auriol – Je fais de l’économie publique, donc je m’intéresse à l’action de l’État et, a fortiori, aux inefficacités du système. Le crime organisé est la source de beaucoup de problèmes dans notre société, avec notamment un coût social très élevé : corruption, exploitation du corps humain, maladies…. Ce marché déstabilise des zones économiques et géographiques entières. Et ça nous retombe sur la gueule, regardez les Talibans : ils se financent via le trafic d’héroïne et, après, ils font des attaques terroristes… Toute cette activité économique qui échappe à l’État nuit fortement à la société. C’est pour cela que ça m’intéresse de travailler là-dessus et de réfléchir à des solutions.
Dans votre ouvrage, vous expliquez que le choix de la France de baser ses politiques publiques sur la prohibition est un échec. Pourquoi ?
En général, les partisans de la prohibition pensent qu’il est suffisant d’interdire un phénomène pour l’éradiquer. Mais supprimer l’offre ne suffit pas à supprimer la demande ! Dès lors que les citoyens ne peuvent avoir légalement accès à de la drogue ou aux services de prostituées, ils se tournent vers les réseaux du crime organisé, qui, eux, peuvent répondre à leur demande. Clairement, la prohibition comme seule solution est un échec : regardez le cannabis ! En France, on a la plus grosse consommation d’Europe, les arrestations se multiplient etc. Et, pourtant, cela ne supprime pas la consommation. En revanche, cela créé une économie parallèle tout en empêchant l’Etat d’agir, puisqu’il est dans une démarche d’interdiction et non pas de prévention et d’éducation.
D’ailleurs, en ce qui concerne le cannabis, vous estimez que “la légalisation du cannabis est la seule voie raisonnable”…
Je ne suis pas du tout libertarienne. Je suis pour une intervention étatique. Je comprends que les Français soient contre une légalisation qui impliquerait une vente libre. D’ailleurs, si je suis moi-même favorable à la légalisation, je n’en cautionne pas les usages ! Mais on a bien vu que soixante ans de prohibition ont été inutiles, d’autant qu’elles décrédibilisent l’Etat : les gens voient des interdictions partout et, pourtant, par exemple, il est toujours possible de se procurer de la drogue… Cela donne du crédit à d’autres réseaux, qui sont mal intentionnés. Je suis donc pour la création d’officines agréées par l’Etat. Dès lors que les gens auront accès, de façon légale, au cannabis, ils n’auront plus intérêt à recourir aux produits issus de réseaux clandestins. De plus, cela enlèverait au côté “transgressif” de la chose. Idem pour les drogues dures, dont les consommateurs devraient se voir reconnaître le statut de malades.
Pourtant, vous expliquez que la légalisation n’est pas sans conséquences néfastes : elle induirait une hausse de la consommation, et ce, tant pour la drogue que pour le recours à la prostitution. Est-ce vraiment préférable ?
C’est vrai que c’est mécanique : dès lors qu’on légalise un marché, la hausse de la consommation est systématique, ce qui n’est évidemment pas souhaitable. Je comprends que les gens puissent avoir peur. Mais, tout dépend de comment on légalise, ce qui est souvent mal compris des Français. Ils pensent que la légalisation et la répression sont nécessairement opposées. Or, ce que je propose, c’est justement de coupler les deux. La légalisation doit toujours être corrélée à des mesures répressives fortes. Par exemple, si vous pouvez acheter votre cannabis en officine, vous n’avez aucune raison de passer par un marché clandestin. Donc il faut punir très sévèrement les gens qui y recourent. Tout cela, lié à une taxation de l’Etat pas trop élevée – de façon à ce que, pour des raisons financières, les gens ne préfèrent pas malgré tout passer par les réseaux criminels moins onéreux – mais quand même assez haute pour être prohibitive, asséchera petit à petit le crime organisé.
A quoi serviraient alors les taxes prélevées par l’Etat ?
Elles pourraient être réinjectées dans la répression, la prévention et l’éducation. Dire la vérité aux gens, en général, ça marche. Donner des informations objectives permet de montrer la dangerosité réelle de toutes ces pratiques. Il n’est pas réaliste de penser qu’on puisse totalement supprimer ces marchés mais, en revanche on peut éduquer les gens. Avec les taxes perçues, l’Etat pourrait lutter contre les lobbies qui imposent des pubs à la télévision, sur des affiches… Mais aussi promouvoir la sensibilisation et l’éducation à ces sujets. De plus, d’éventuelles retombées fiscales seraient induites par cette taxation. Du moins, elle ne coûterait rien. Il faut que l’Etat reprenne le contrôle.
En ce qui concerne la prostitution, vous proposez de donner un statut légal spécifique aux prostitué-e-s…
Deux modèles existent à échelle mondiale : le modèle suédois, basé sur la criminalisation des clients, mais aussi le modèle allemand, qui prône une libéralisation du marché de façon a, censément, mieux le contrôler. Mais la prostitution n’est pas comme le marché de la drogue. La drogue est un bien, l’État peut fixer son prix. En ce qui concerne la prostitution, c’est différent : ce sont des êtres humains qui sont au cœur du phénomène. Donc l’État ne peut fixer de prix, ce qui fait que les coûts de la prostitution légale seraient très élevés. Les gens auraient donc à la fois recours à l’offre légale, mais se tourneraient surtout massivement vers les réseaux clandestins, beaucoup moins chers. C’est évidemment pire que tout, puisque cela favoriserait l’exploitation des êtres humains. A choisir, je préfère donc le modèle suédois même si lui aussi pose problème : en soi, certain-e-s prostitué-e-s font ce métier par choix, il est donc bête de pénaliser les clients allant voir ces personnes-là. Je propose donc la création d’un statut libéral pour les prostitué-e-s, comme ce qui se fait pour les médecins ou les avocats. Il y aurait un Ordre en charge des questions de consentement, de sécurité, de prix… Et, ensuite, à charge aux clients de vérifier qu’ils font appel aux services d’un-e prostitué-e exerçant de façon légale. En cas de recours à des réseaux clandestins, la punition devra être très sévère.
Vous proposez également des solutions concernant le marché des passeurs de migrants….
Je parle surtout des migrants économiques. Je suggère la vente de visas. En ce moment, dans la climat politique actuel, la société a une demande très forte de contrôle de l’immigration. La vente de visas permettrait de rendre plus acceptable l’arrivée des migrants aux yeux des Français, car ils contribueraient vraiment à l’économie nationale. Cela rendrait aussi plus transparents les besoins des entreprises : elles ont besoin des immigrés ! C’est aussi pour cela qu’Angela Merkel a accepté l’arrivée d’autant de réfugiés… Les gens viennent pour chercher un travail, des emplois que, d’ailleurs, personne ne veut occuper la plupart du temps. Ils ont, de plus, des compétences très complémentaires aux nôtres. Cela est d’autant plus souhaitable quand on voit que les arrivées clandestines font augmenter les votes en faveur de l’extrême-droite….
Pensez-vous que les politiciens français seraient prêts à avoir recours à la solution que vous proposez, que ce soit pour la drogue, la prostitution ou les migrants ?
Je suis optimiste. Il y a en ce moment un mouvement à échelle mondiale par rapport au cannabis. Ma modeste expérience, c’est que la vérité gagne toujours à la fin. En France, un consensus selon lequel la répression est un échec est en train d’émerger. Pour la drogue, je suis donc sûre qu’on va finir par y arriver. Pour la prostitution, cela me paraît jouable aussi. En ce qui concerne l’immigration… Cela va être plus difficile. Pour expliquer aux électeurs que les entreprises en ont besoin, il va falloir que les politiques – qui ont d’ailleurs des connaissances très limitées en ce qui concerne l’économie de l’immigration… – aient du courage. C’est pas gagné.
Propos recueillis par Amélie Quentel
Emmanuelle Auriol, Pour en finir avec les mafias – Sexe, drogue, clandestins : et si on légalisait ?, Armand Colin, 2016, 223 pages
P.-S.
Curieusement (pas vraiment en fait), j’ai publié vers 2010, un petit papier de 10 pages qui reprend les points cités dans l’article précédent. Je l’avais réalisé sous la forme d’une refonte de la Déclaration des droits de l’Homme adaptée à la réalité moderne. C’est juste une proposition : "une base d’idées posées sur la table", afin de faire "causer dans les chaumières" ...zut, à cette époque, je faisais pas mal de fautes d’orthographe encore (cela m’arrive encore) ... ! Voici le lien du document si cela vous intéresse ... et vous inspire !
https://issuu.com/encyclocanna/docs...
Ah, oui - en dehors de Chanvre Info - je suis un petit peu "théoricien du Complot" et j’ai même vu des ovnis dans des tableaux anciens ... sans doute des effets délétères et toxiques du cannabis sur le système nerveux central ... !
J’ai même osé prétendre qu’Hitler utilisait un faux nom et prénom (il se prénommait Jacob Adolphe) et qu’il avait caché beaucoup de choses sur lui (ses origines) et son occultisme anti-judaïsme ... là : c’est le summum du délire cannabique … !
Retrouvez l’ensemble de mes écrits réalisés sous délires cannabique ici ou ici. Je vous préviens : la plupart sont inachevés, bourrés de fautes et je ne peux actuellement pas les finaliser pour cause que Chanvre Info me prends tout mon temps. Mais en même temps, le fait qu’ils soient inachevés, c’est la bonne excuse pour les publier sous le motif de "pour avis et corrections", ce qui évite un dépôt légal et une censure éventuelle. Cela permet aussi des rajouts et/ou modifications ultérieurs. Franchement, il y a déjà beaucoup de choses dans ces ouvrages ce qui fait qu’ils sont "exploitables" en l’état comme en témoignent les 260 000 téléchargements-consultations enregistrés depuis leur mise en ligne (2009 pour le plus ancien) ... sans faire de pub !
Le problème avec le cannabis, c’est que lorsqu’un esprit curieux en fume ... eh bien on obtient un peu ce qu’il m’est arrivé ! On s’attaque à des sujets que beaucoup délaissent et boudent ! Et on le fait à fond comme je travaille ici à Chanvre Info ! Suis-je le seul ? Ben ... quand je regarde autour de moi, "y’en a" quand même pas mal qui fument des pétards et se bagarrent contre la Connerie Légalisée et Imposée ! Moi, je le fais à ma façon et chacun le fait à la sienne, et pas forcément en s’engageant dans l’activisme cannabique !
(Source image). Et ce fourbe de Larriviste qui affirme que les fumeurs de ganja ne développent que des poncifs ...
Pour finir, car cela fait trois heures que je retouche sans cesse ce texte, la Légalisation impose une révolution sociétale ... rien de bien méchant, juste une nouvelle génération qui "pousse un peu du fessier" pour trouver sa place. A propos : " Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures ", c’est gravé dans le marbre de la DDHC de 1793 et de la Constitution française, an I. Or, c’est un petit peu ce que l’on reproche à la Prohibition depuis les débuts de son existence : imposer ses lois aux générations futures et empêcher même qu’on en discute du bien-fondé !
Bref, le débat est actuellement empêché car la génération au pouvoir, pense que le cannabis représente un grand risque d’effondrement civilisationel (néologisme fort parlant). Ils ne comprennent pas que c’est une révolution et qu’ils sont dirigés vers la porte de sortie à coup de « pompes dans le cul » ! La révolution du cannabis ne touche pas que le seul domaine du cannabis : c’est une révolution dans les idées et les mœurs. Il y a de fortes chances que nos gouvernants choisissent l’option « dictature » pour ne pas se faire évincer … ce qui est un peu le cas actuellement, non ? Et ici, on rentre de plein fouet dans le cadre du « Devoir d’Insurrection » tel qu’il est défini par la Déclaration des Droits de l’homme de 1793. Relisez ce « vieux papier », le lien et au-dessus … ce document est notre guide !