"Saisie de drogue sur un voilier dans le golfe de Gascogne" par colsbleus.fr
Nous faisons une autre lecture des faits : d’une part, les "preuves" - si elles existent, ont sombré au fond de l’eau. En dernière minute, un peu de "drogue" (sans précision autre) aurait toutefois été récupérée. En second lieu, cet article sera suivit d’un autre ou la marine nationale pratique l’auto glorification au sujet de son action. 50 tonnes de drogues en 9 ans, ça ne "fait pas bénéf" comparés aux centaines de tonnes annuelles brassées, toutes drogues confondues (au niveau du trafic mondial). Lire le PS.
Dernière mise à jour : le 29 Août 2015 à 08:25
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Saisie de drogue sur un voilier dans le golfe de Gascogne
golfe de Gascogne© Marine nationale
Le vendredi 28 août 2015, dans le golfe de Gascogne, un patrouilleur de haute mer de la Marine nationale a intercepté un voilier suspecté de transporter une très importante quantité de drogue. Dès l’arrivée du patrouilleur, un violent incendie a subitement ravagé le ketch de 17 mètres interdisant tout accès à bord. L’équipage a été récupéré par le patrouilleur.
De nombreux indices convergents désignaient ce voilier : des preuves tangibles ont permis de caractériser l’implication du voilier dans un trafic de drogue. Les membres d’équipage du voilier sont actuellement embarqués sur le patrouilleur, en route vers Brest.
Les faits :
Dans la soirée du 25 au 26 août 2015, la préfecture maritime est informée de la présence d’un voilier dans le golfe de Gascogne, susceptible de transporter une importante quantité de drogue. Il s’agissait d’un voilier de 17 mètres avec deux personnes à bord, battant pavillon des Pays-Bas et faisant route vers l’Europe.
Forte de ce renseignement, la préfecture maritime de l’Atlantique s’est rapprochée du centre opérationnel des Douanes (COD) de Nantes pour organiser une mission conjointe de relocalisation du voilier suspect. Cette mission a été accomplie conjointement par des avions des douanes et de la patrouille maritime.
Le 27 août au soir, un patrouilleur de haute mer de la Marine a appareillé de Brest. Le 28 août au lever du jour, dans les eaux internationales, alors que le patrouilleur de la marine s’approchait du voilier suspect, un violent incendie s’est brusquement déclaré sur ce dernier. L’équipage du patrouilleur a naturellement mis hors de danger les deux individus fuyant leur voilier avant de tenter de maitriser l’incendie pour récupérer des preuves. Le voilier a sombré vers 11h30 par un fond de plus de 4000 mètres non sans laisser des preuves d’un transport de stupéfiants.
Les deux membres d’équipage du voilier devraient être remis aux autorités judicaires dès l’accostage du patrouilleur à Brest le 29 août 2015.
Cette opération illustre la détermination et l’efficacité de l’action interministérielle menée par la France pour lutter contre le trafic illicite de stupéfiants à destination de l’Europe.
Source : Marine nationale
Crédits : © Marine nationale
Complément d’infos :
Golfe de Gascogne : un voilier transportant de la drogue incendié et coulé, par Le Parisien, publié le 28 aout 2015
Le voilier à sombré par 4000 mètres de fond mais un peu de drogue aurait été récupérée.
Second article :
Dernière mise à jour : le 17 Avril 2014 à 15:18
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Des résultats incontestables - Des tonnes de preuves
Prises en haute mer supérieures ou égales à 1T depuis 2004 © Marine nationale
Depuis 2006, ce sont, toutes substances confondues, plus de 50 tonnes de drogues qui ont été saisies grâce à l’action de la Marine. À raison d’une fraction de gramme par dose, cela représente des centaines de millions de petits trafics en ville empêchés et plusieurs milliers des milliers d’heures d’enquêtes et d’opérations de police et douanière évidemment très coûteuses pour le budget de l’État. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) un « joint » de cannabis contient en moyenne 750mg de substance illicite. En interceptant les 20 tonnes de drogue du Luna S dans les eaux internationales méditerranéennes en 2013, la Marine a contribué à protéger la société contre un déversement de 26 millions de doses en métropole et autant de situations de détresse.
Prises en haute mer supérieures ou égales à 1T depuis 2004 / Quantité retirée du trafic (tonnes)
Á l’assaut du Luna S
Repéré par un avion des douanes dans les eaux internationales méditerranéennes, le Luna S, battait pavillon tanzanien. Parti des côtes marocaines, il est intercepté le 12 septembre 2013 par un aviso de la force d’action navale basé à Toulon. La prise d’assaut, réalisée dans le respect des règles du droit international, est l’illustration de la capacité de notre pays à conduire une opération internationale et interministérielle. Une large palette des savoir-faire de la Marine dans ce domaine a été mise en œuvre. À l’approche de l’équipe d’intervention, les trafiquants ont mis le feu à leur propre navire par un dispositif pyrotechnique élaboré. Ainsi, passée la prise d’assaut par les commandos, il a fallu éteindre l’incendie, maîtriser les voies d’eau, reconquérir le navire, et le remorquer. La quantité de drogue trouvée à bord du Luna S fait de cette saisie l’une des plus importantes de la Marine, portant un coup sévère aux organisations criminelles impliquées dans ce trafic.
Témoignage
« Titi », chef de mission commando de l’opération CAIN – LUNA S
« Il y a eu une super synergie avec tous les acteurs. L’aviso a mis tous les moyens en œuvre pour la réussite de notre mission : ordinateurs, salle pour l’état-major tactique, téléphone, liaisons… Le commandant nous a même laissé à disposition son carré pour travailler. Définir un mode d’intervention demande du calme, une chronologie, des propositions des modes d’actions, l’étude de cas non-conformes. Quand on quitte le bord pour rallier notre cible, chacun se « check », c’est une phase assez calme, sereine, chacun répète dans sa tête le rôle qu’il va avoir à tenir dans les minutes qui vont suivre. Après un transit par embarcations de 5 minutes, nous arrivons sur un bâtiment en flammes. Le feu a doublé en intensité quand nous étions à bord. Nous avons pris les dispositions de préservation du navire, de la cargaison, des preuves… Avec une mission comme celle-là, on sait pourquoi on est là. C’est le sens de notre engagement ». Propos recueillis par le LV David Moan.
La prise des 20 tonnes de cannabis du Luna S : illustration du savoir-faire de la Marine et de sa capacité à mener une opération internationale et interministérielle.
1 - Le Luna S est repéré par un avion des douanes dans les eaux internationales
2 - Après autorisation d’intervention donnée par la Tanzanie, État du pavillon du navire, la Marine choisit la surprise pour limiter au maximum la marge de manœuvre des trafiquants
3 - Mise à feu du dispositif de destruction de la drogue par les narcotrafiquants du Luna S
4 - Prise d’assaut du Luna S en quelques minutes par les commandos Marine
5 – Lutte contre l’incendie avec assistance d’un moyen naval algérien
6 - Remorquage du Luna S et de ses 20 tonnes de cannabis jusqu’à Toulon par un bâtiment de soutien et d’assistance hauturier affrété en permanence par la marine nationale.
L’attrition des réseaux
Les prises record de la Marine sont la preuve de l’efficacité de l’action de l’Etat en mer. Pour la marine, ses moyens humains et matériels et sa présence au sein des différentes organisations permettent un engagement français d’envergure contre le trafic international de stupéfiants. Empêcher les narcotrafiquants de livrer leur cargaison, c’est aussi perturber les réseaux mafieux et terroristes qui se servent de la manne de la drogue pour financer leurs activités criminelles. Cet engagement de la Marine Nationale à combattre sans relâche le narcotrafic en mer n’est pas exclusif d’autres engagements. Il repose en réalité sur des équipements, des techniques et des tactiques inspirées de la préparation opérationnelle des opérations aéromaritimes. En présence de moyens toujours plus comptés, c’est bien la cohérence d’ensemble et la polyvalence de la Marine qui est un facteur démultiplicateur d’efficacité.
P.-S.
Au niveau de l’activité militaire sur les mers, la question est : "combien coûte cette folie chaque année ?". Je ne pense pas que la "balance penche du coté bénéfice" si l’on compare "moyens engagés" et "résultats obtenus".
Ne soyons pas trop sévères : les coups réalisés par la Marine nationale française furent de très beaux coups avec une saisie de 20 tonnes de Marie-Jeanne. Mais bon, dans leur logique prohibitionniste, c’est très insuffisant !
Et puis les "narcos" s’adaptent et évoluent : il semble qu’ils aient investis à fond dans la recherche sur les sous-marins ... L’Atlantique en sous-marin, c’est très faisable et très sûr. Il n’y a que la Marine qui dispose des moyens de les détecter. Elle a donc peut-être de beaux jours devant elle !
A noter : j’ai bien rit jaune quand j’ai lu : " ... (Au sujet d’une saisie de 20 tonnes de cannabis) ...la Marine a contribué à protéger la société contre un déversement de 26 millions de doses en métropole et autant de situations de détresse ... Allez dire cela à ceux qui, gravement malades, souhaitent se traiter avec du cannabis. On pourrait tout aussi bien dire : "la Marine nationale, de part son action anti-cannabis, participe au génocide douloureux des gens atteint du cancer", par exemple ! Même s’il n’est pas encore prouvé que le cannabis soigne - ralenti - soulage tous les types de cancers. En tous cas, en l’état des choses, les patients n’ont pas d’autre solution que de cultiver eux-mêmes ou de se fournir dans la rue. Pensez-y quand même !
Quelque part, comme nous, les consommateurs que je représente en tant que rédacteur à Chanvre Info, vous êtes coincés. Ce sont les politiques qui donnent les ordres et derrière ces politiques, il y a des volontés privées.
Je sais que cela ne va pas plaire à ce corps d’armée, mais désolé : c’est aussi une vérité ! Toutefois, nous tenons compte que vous obéissez aux ordres, ce n’est donc pas vous que nous réprimons ici, mais les donneurs d’ordres.
A lire votre article, mesdames est messieurs de l’armée, il est évident que l’on vous a présenté le cannabis comme une sorte "d’Ebola sociétal". Mais c’est faux : il y a un décalage énorme entre les dernières découvertes sur les cannabinoïdes et les arguments prohibitionnistes qu’on vous a inculqué. Les thèses sur la nocivité du cannabis ont pour beaucoup d’entre-elles, été mises en défaut.
En revanche, l’argument de protection économique tient toujours la route : il n’est pas normal que des individus se fassent des millions d’euros, argent qui peut être utilisé ensuite dans la déstabilisation d’États par exemple. Toutefois, votre travail actuel peut se comparer à des personnes voulant écoper une grosse voie d’eau de navire avec des gobelets ! Seule une légalisation contrôlée du cannabis en France pourra résoudre ce problème de trafic de cannabis (on bouche et colmate la voie d’eau). Vous pourrez alors mieux vous concentrer sur le reste ! Pensez-y aussi !
JLB, rédacteur français.