Rentrée antidrogue : cette année s’inscrit sous le signe d’un cannabis addictif !

Trois articles sur le même thème, ont retenu mon attention. Apparemment, c’est le mot d’ordre, le combat de l’année pour la prohibition française : le cannabis aurait un pouvoir addictif si fort que même ses consommateurs le sous-estimeraient ... enfin, à défaut de preuves biologiques, ces gens "estiment", eux, ce pouvoir "addictogène" en jonglant avec des statistiques. Mouhhhaaaiii ! Pas convaincu le jean-louis ! Parce que comme nous l’avions prévu, l’accent se fera aussi (plus discrètement) sur le testing aux écoles. Bref, sur les trois articles, je vous en cite un en entier et vous donne les liens des deux autres en bas de page... s’ils vous intéressent. A Chanvre info, nous comprenons et soutenons quelque part, les associations de lutte antidrogues, quand elles parlent avec le souci de protéger les jeunes, mais pas leurs donneurs d’ordres et de fonds budgétaires !


Trois articles sur le même thème, ont retenu mon attention. Apparemment, c’est le mot d’ordre, le combat de l’année pour la prohibition française : le cannabis à un pouvoir addictogène fort que même ses consommateurs sous-estiment ... enfin, à défaut de preuves biologiques, ces gens "estiment", eux, ce pouvoir "addictogène" en jonglant avec des statistiques. Mouhhhaaaiii ! Pas convaincu le jean-louis !

Parce que comme nous l’avions prévu, l’accent se fera aussi (plus discrètement) sur le testing aux écoles. Bref, sur les trois articles, je vous en cite un en entier et vous donne les liens des deux autres en bas de page... s’ils vous intéressent.


Publié le 2 Septembre 2014, par Sandrine Chauvard

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La consommation de cannabis entraîne des symptômes de manque

Une étude menée auprès d’adolescents traités pour des problèmes d’addiction et consommant du cannabis, montre que 80% d’entre eux répondent à des critères de dépendance.

La consommation de cannabis entraîne des symptômes de manque. (SINTESI/SIPA)

On considère généralement que le cannabis n’est pas une drogue addictive. Or une étude américaine montre que la marijuana rend bel et bien dépendant. L’étude, menée par des chercheurs du Massachusetts General Hospital a porté sur 90 adolescents âgés de 14 à 19 ans, traités pour des problèmes d’addiction et consommant du cannabis. Ils ont été questionnés à 3, 6 et 12 mois. Et l’étude montre que plus de 80% d’entre eux répondent à des critères de dépendance, comme l’augmentation de la tolérance et de l’utilisation du produit. De plus, 40% d’entre eux ressentent des symptômes de dépendance, tels que l’anxiété, l’irritabilité, la dépression ou encore des difficultés à dormir.

« Il est temps de changer nos perceptions des risques liés au cannabis, estime John Kelly, le principal auteur de l’étude. De plus en plus de gens en consomment, que ce soit dans un cadre médical, ou de façon récréative, et ont tendance à sous-estimer ses effets addictifs ».

Admettre son problème d’addiction

L’étude montre également que le fait de reconnaître son problème de dépendance aide à réduire sa consommation de cannabis. Les adolescents qui n’admettaient pas avoir un problème, arrivaient à diminuer légèrement leur consommation durant les 3 premiers mois, mais voyaient leur consommation augmenter les 9 mois suivants. Tandis que les autres arrivaient à réduire légèrement, mais de façon stable leur consommation, durant toute la durée de l’étude.

« Nous pensons que les personnes qui ressentent des symptômes de manque, mais qui ne reconnaissent pas avoir un problème d’addiction, n’attribuent pas ces symptômes au manque vis à vis du cannabis », précise Claire Greene, qui a participé à l’étude. « Et ceux qui admettent leur problème sont plus motivés pour changer de comportement ». Des résultats importants au regard des effets du cannabis qui sont loin d’être anodins.

Autre articles sur le même thème :

DrogAddiction.com : Une étude menée auprès d’adolescents traités pour des problèmes d’addiction et consommant du cannabis, montre que 80% d’entre eux répondent à des critères de dépendance.

Santé Log : CANNABIS : 40% des usagers réguliers connaissent des symptômes au sevrage

P.-S.

C’est la rentrée et la prohibition lance le ton du combat de l’année à venir. Dans la cession 2013 - 2014, nous avons eu droit à la schizophrénie et aux couplets "toxique" et "délétère" obligatoirement prononcé un maximum de fois dans chaque article et interview !

Cette année se place résolument sous le signe de l’addiction cannabique et le vocable officiel utilise l’expression " ... loin d’être anodin" ! En second plan, le cannabis pris jeune augmenterait le risque d’insomnie plus tard. Il est vrai que celui qui fait pousser un placard, a du mal à dormir ... mais plutôt à cause de la menace de la Prohibition qui peut débarquer son rouleau compresseur répressif à chaque instant ! Et elle le fait payer chérot son déplacement !

Ne crachons pas dans la soupe : le ton tenu est moins agressif et leurs remarques sont plus ajustées et réalistes : la prévention s’inquiète ici pour les plus jeunes et on ne peut pas leur en vouloir pour cela.

Même si beaucoup de vous, lectrices et lecteurs assidus de Chanvre Info ... ont commencé à fumer des pétards vers l’âge de 13-14 ans, les plus attardés (je vous branche) vers 16-17 ans ! Moi, ça a été vers 16 ans 1/2 ! Cela nous remonte à la période 1978 ... déjà ! La plupart d’entre nous ne sont pas devenus les moules au QI de légumes que la prohibition dépeint ...

Outre le trouble lorsqu’on a découvert la nature bien plus sombre et maléfique de la prohibition que celle des associations antidrogues bien plus honnêtes et sincères à leur niveau, on peut se quand même la question de "où est la nique" inhérente à l’action prohibitive !

D’une part, ces associations sont dépendantes des politiques mises en place et des budgets allouées. D’autre part, mais c’est bien sûr, nous avons découvert que la tête de la prohibition, le cartel (l’industrie) de la prohibition étasunienne, veut rendre obligatoire le testing antidrogue dans les écoles et souhaiterait tant l’étendre aux bénéficiaires des services sociaux (en France, cela va être plus dur) ... y’a d’la tune à prendre, aux bulldozers ... ! Et du pouvoir aussi ! Une vraie guerre civile ! C’est pour cela qu’on n’y croit pas trop non plus, à cette histoire d’enfance en danger !

Alors, entre rien faire et puis "trop faire", il existe peut-être une juste mesure. La jeune génération semble plus "précoce" que la nôtre et il est exact qu’un jeune de 12 ans n’a pas à être défoncé ... non, vraiment pas. Je pense que le moment est venu de se mettre tous à une table de négociations, les fumeurs de cannabis, récréatif et médical, ayant la possibilité de faire part de leurs doléances et craintes et apporter des propositions de solutions.

JLB