"Quand le cannabis mène à l’hospitalisation : témoignage d’une adolescente de Shawinigan" par ici Radio-canada.ca

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Quand le cannabis mène à l’hospitalisation : témoignage d’une adolescente de Shawinigan


Mise à jour le mardi 1 mars 2016 à 21 h 16 HNE

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Quand le cannabis mène à l’hospitalisation : témoignage d’une adolescente de Shawinigan

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P.-S.

Il ne s’agit pas de bad-trips ici, mais de jeunes personnes ayant subies des psychoses que l’on impute à des consommations de cannabis. L’article explique qu’on ne connait pas vraiment les causes du phénomène mais que l’on constate que le nombre de jeunes personnes concernées et hospitalisées augmentent graduellement ces dernières années.

Ici, le THC n’est pas le seul suspect sur la liste, tous s’accordent à dire qu’il peut aussi avoir d’autres raisons - ou une "combinaison de raisons" qui peuvent être à l’origine de ces troubles.

Adultérations avec d’autres substances, rajout de pesticides ou d’engrais chimiques (voire d’accélérateurs de croissance ou de floraison), nouveau type de consommation intense sur le modèle du « binge drinking » avec l’alcool, hypothèse génétique qui n’est pas mentionnée ici, action du seul THC sur des cerveaux d’enfants ... ? Toute les pistes sont envisagées sans chercher à diaboliser le cannabis comme c’était le cas, il y a encore peu !

Il est difficile, voire impossible de faire des recherches sur cette question car cela reviendrait à exposer volontairement des enfants à des psychoses ... En attendant, cela apporte de l’eau au moulin de celles et ceux qui souhaitent protéger les enfants et jeunes adolescents de l’exposition au THC.

La zone du Canada évoquée dans l’article est assez peuplée (pas loin de 600 000 habitants). Il est question de moins de 50 cas pour une population de jeunes (10-16 ans) probablement chiffrée à plus de 120 000 individus. Ce qui est à la fois peu, d’un point de vue épidémiologique, mais beaucoup trop pour les parents et les enfants concernés ...

Ce qui est certain, c’est que nous manquons tous d’infos sur ce sujet, nous ne pouvons donc pas nous faire un avis affiné. Par exemple, il faudrait demander aux spécialistes hospitaliers de la branche si ces psychoses sont provisoires ou déclenchent des troubles définitifs. La réponse à apporter au problème ne serait alors pas du tout la même ! Dans le premier cas, il faudrait travailler sur les concernés pour éviter des rechutes de consommation. Dans le second, il faudrait empêcher toute consommation par tous les jeunes. Ceci dans l’optique d’une légalisation éventuelle du cannabis pour les adultes.

Mais ce modèle n’a rien d’absolu car si la piste génétique se confirme un jour, les mêmes sujets protégés à l’âge jeune, pourraient souffrir de psychoses à l’âge adulte, puisque plus rien ne les empêchera alors d’en consommer.

Toutefois, un réel espoir existe dans ce domaine car des chercheurs anglais viennent d’identifier un gène qui permet de prédire qui aura ou non, des réactions psychotique au cannabis.

On pourrait aussi se pencher sur des études épidémiologiques des pays producteurs de cannabis. C’est trop récent pour juger sur le cas du Colorado et celui de l’Uruguay, mais ceux du Maroc et de l’Afghanistan pourrait apporter des réponses à ce niveau. Car on y consomme du cannabis assez jeune dans ces contrées-là !