Quand la neige trahit les plantations clandestines de cannabis
Aux Pays-Bas, la police a développé une technique bien particulière pour repérer les cultivateurs de marijuana en hiver. Explications.
www.metrofrance.com 27-12-2010
Décidément la neige n’est pas l’amie des agriculteurs, a fortiori des cultivateurs "en herbe".
Aux Pays-Bas recouverts ces derniers jours d’un épais manteau neigeux, la police a révélé vendredi 24 décembre comment elle réalise certains coups de filet avec l’aide "indéniable" des intempéries.
En temps normal, les forces de l’ordre disposent de plusieurs techniques pour détecter les plantations clandestines de chanvre, notamment à la surconsommation électrique importante qu’elles engendrent, ou depuis le ciel, à l’aide de détecteur de chaleur ou d’odeur.
Par temps neigeux, c’est encore plus simple : il suffit d’observer le paysage. En effet explique Henri van Pinxteren, un porte-parole du district policier "Brabant Sud-Est", "un toit sans neige au milieu d’autres qui sont couverts de neige, c’est souvent un signe de la présence dans un grenier de lampes utilisées pour la culture de cannabis".
Les policiers qui patrouillent profitent de cette opportunité pour établir une liste des maisons suspectes dans la perspective d’une inspection ultérieure de leurs combles.
"C’est un truc bien connu des policiers en hiver" ajoute le porte-parole, qui assure que le repérage des toits sans neige "mène souvent à des arrestations".
Toujours aux Pays-Bas, mais dans un autre contexte, sans avoir à mettre en oeuvre des moyens scientifiques bien compliqués, les policiers ont bénéficié de l’aide précieuse de la neige pour arrêter jeudi un cambrioleur en fuite, à Goes, au sud-ouest du pays.
Le fugitif avait bien tenté de se cacher sous une épaisse couche de neige, mais l’étourdi n’a pas songé qu’il laissait des traces derrière lui. Il a suffi aux enquêteurs de suivre ses empreintes de pas pour le débusquer.
De même, à Sassenheim, deux adolescents qui avaient volé un sapin dans un centre commercial ont été interpellés grâce aux traces et aux aiguilles laissées dans la neige, alors qu’ils fuyaient en traînant l’arbre derrière leur moto.