Petit dossier sur la Fibromyalgie, ses causes et l’apport thérapeutique du cannabis !
Voici un petit dossier sur la Fibromyalgie, ses causes et l’apport thérapeutique du cannabis. Longtemps considéré comme une maladie mystérieuse, si ce n’est psychosomatique ou imaginaire, de récentes recherches ont permis de comprendre la cause de de la fibromyalgie et par la même, prouver sa réalité !
Premier article :
Rédigé par José Carlos Bouso, publiéé par Sylent Jay le 26 mai 2014
http://sensiseeds.com/fr/blog/canna...
Qu’est ce que la fibromyalgie ?

La fibromyalgie est un trouble d’origine inconnue mais très invalidant qui, précisément parce que l’on ignore son étiopathogénie (causes), conjugué à l’absence de traitements spécifiques efficaces, a finalement été reconnu comme une maladie. Une étude de type « naturaliste » (d’observation) réalisée à Barcelone vient d’être publiée.
On y a évalué les avantages perçus de l’automédication avec du cannabis sur un groupe de femmes souffrant de cette maladie. Il s’agit de l’une de ces rares études scientifiques dont les résultats peuvent se révéler d’une utilité clinique immédiate autant pour les patients que pour les médecins.
On pense que la fibromyalgie est un trouble d’origine neuropathique, c’est-à-dire, causé par une altération du système nerveux.
Traitement à base de cannabis
Les points douloureux de la fibromyalgie
S’il existe différentes théories qui tentent d’en expliquer les causes, tous les spécialistes s’accordent à dire qu’il s’agit d’une maladie d’origine organique, avec des causes physiques reconnues, même si à l’heure actuelle, il n’existe aucun marqueur clinique permettant de poser un diagnostic et que le diagnostic repose uniquement sur les manifestations cliniques décrites par les patients.
Ces théories vont d’un dérèglement des systèmes de neurotransmission (principalement la dopamine et la sérotonine), jusqu’à un dysfonctionnement des mécanismes physiologiques liés à la régulation du stress (ce que l’on appelle en jargon médical, l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien). D’autres théories expliquent que les symptômes sont dus à une altération du système immunitaire.
Quoi qu’il en soit, le traitement avec du cannabis semble cadrer avec chacune de ces théories, puisque l’on sait, par exemple, que le système endocannabinoïde est impliqué dans les fonctions physiologiques telles que la régulation des systèmes dopaminergiques et sérotoninergiques ou la régulation de la réponse physiologique au stress.
En outre, le système immunitaire contient un très grand nombre de récepteurs CB2, ce qui le rend très réactif aux cannabinoïdes, autant endogènes qu’exogènes. De fait, le principal symptôme de la fibromyalgie est un seuil de tolérance à la douleur très bas et la sensation subjective de la douleur est moyenne, en raison, entre autres, des trois processus physiologiques mentionnés.
Par conséquent, indépendamment des causes, il semble cohérent de penser que le traitement de la fibromyalgie avec des cannabinoïdes peut constituer une option thérapeutique envisageable. À plus forte raison lorsque d’autres troubles présentant une douleur neuropathique et dus à des altérations immunitaires, comme la sclérose en plaques, sont traités avec des cannabinoïdes (le Sativex, premier médicament commercialisé contenant des extraits de cannabis, a récemment été autorisé en Espagne précisément pour traiter la sclérose en plaques).
De fait, tout un groupe varié de syndromes cliniques fonctionnels restent pour l’instant sans explication médicale claire, comme la migraine ou le colon irritable, parmi lesquels se trouve la fibromyalgie, et pour lesquels le traitement avec du cannabis s’est révélé efficace chez certains patients. C’est pour cela que le chercheur Ethan Russo a proposé l’explication selon laquelle la cause commune à ces troubles repose sur un dérèglement du système cannabinoïde endogène (http://es.scribd.com/doc/43672268/C...), ce qui, pour l’instant n’est qu’une hypothèse parmi tant d’autres pour expliquer ces syndromes cliniques ; parce qu’ils partagent un certain niveau d’efficacité dans le traitement avec du cannabis, l’idée semble pour l’instant plausible.
D’autres symptômes propres à la fibromyalgie, en plus de la douleur qui, comme nous l’avons dit, est le principal symptôme, sont une fatigue chronique, une raideur matinale, un sommeil constant et des problèmes affectifs.
L’étude en question, réalisée à l’Institut Municipal d’Investigació Mèdica de Barcelone, a été publiée dans la revue scientifique gratuite PLoS One (http://www.plosone.org/article/info:doi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0018440).
Etudes et statistiques
Un total de 56 femmes, d’une moyenne d’âge de 50 ans, atteintes de fibromyalgie participèrent à cette étude. Seule la moitié d’entre elles prenaient du cannabis à des fins d’automédication. Toutes les femmes souffraient d’un degré de maladie oscillant entre modéré et fort, conformément aux critères de l’American College of Rheumatology.
Les femmes ont été recrutées auprès de quinze associations différentes de patients atteints de fibromyalgie et d’un club de consommateurs de cannabis, tous situés à Barcelone. Les deux groupes étaient comparés en termes de variables sociodémographiques, de manifestations cliniques de la maladie (types de symptômes subis) et de traitements pharmacologiques reçus, tant allopathiques que basés sur les médecines alternatives. 40 % des femmes du groupe cannabis en consommait depuis moins d’un an, 32 % depuis 1 à 3 ans et les 29 % restants depuis plus de 3 ans. Seulement 8 des 28 femmes avaient consommé du cannabis à des fins récréatives avant de tomber malade.
Toutes les patientes consommaient de la marijuana : 54 % la fumait, 46 % la cuisinait avant de la consommer et 43 % combinait les deux pratiques. 11 femmes en prenaient tous les jours ; 5, entre 2 et 4 jours par semaine ; 3, moins de 2 jours par semaine, et 8, seulement à l’occasion.
Chaque prise impliquait entre 1 et 2 cigarettes pour les femmes qui la fumaient et une cuillerée pour celles qui la mangeaient. 12femmes fumaient une cigarette de marijuana par jour ; 5, entre 2 et 3, et 3, plus de 3 par jour. En ce qui concerne les sources d’approvisionnement, 14 femmes obtenaient la marijuana par l’intermédiaire de la famille et des amis ; 7, auprès du marché illicite ; 5, cultivaient leurs propres plants, et 2 se fournissaient auprès d’une association de consommateurs.
Parmi toutes les femmes du groupe cannabis, 19 tenaient leurs médecins informés de leur consommation. Enfin, 19 femmes du groupe cannabis (68 %) rapportèrent avoir diminué leurs traitements pharmaceutiques sur ordonnance grâce à l’automédication avec le cannabis. Les patientes qui utilisaient le cannabis comme automédication s’en servaient autant pour soulager la douleur que pour réduire les autres symptômes associés à la fibromyalgie.
On a fourni aux deux groupes une série d’échelles afin d’évaluer le niveau de gravité de la maladie : le « Questionnaire d’impact de la fibromyalgie » (http://www.institutferran.org/documentos/FIQ_espa%C3%B1ol_IFR.pdf), « l’Indice de qualité du sommeil de Pittsburg » (http://www.drmonteverde.net/files/GMM_2008-…pdf) et un questionnaire sur la qualité de vie nommé « SF-3 » (http://www.chime.ucla.edu/measurement/SF-36%20Spain.pdf).
En outre, on a demandé aux femmes du groupe cannabis d’indiquer, sur une échelle de 1 à 5, le soulagement perçu après consommation de cannabis sur une série de symptômes : douleur, troubles du sommeil, raideur musculaire, troubles de l’humeur, anxiété, maux de tête, fatigue, fatigue matinale et troubles digestifs.
Les patientes rapportèrent un soulagement pour la quasi-totalité de ces symptômes, dans des proportions allant de 81 % pour les troubles du sommeil à 14 % pour les maux de tête. Aucune femme ne constata d’aggravation des symptômes après consommation. On leur demanda également de noter de 0 à 100, deux heures avant et deux heures après la consommation, la diminution d’une série de symptômes : douleur, raideur, relaxation, somnolence et bien-être.
Pour tous ces symptômes, elles ont ressenti une amélioration significative en comparant les notes effectuées deux heures après la consommation à celles effectuées deux heures avant. Enfin, des trois échelles susmentionnées fournies aux patientes, seule la sous-échelle « santé mentale » du questionnaire SF-36 présentait des différences entre les groupes, le groupe cannabis donnant une note plus élevée, ce qui impliquait que les bénéfices subjectifs rapportés ne se manifestaient pas nécessairement sous la forme d’une amélioration clinique.
D’autres études ultérieures devront donc déterminer si le bénéfice rapporté par les patientes atteintes de fibromyalgie qui ont recours à l’automédication avec le cannabis est pertinent d’un point de vue clinique.
Cannabis et traitements pharmacologiques
Un cerveau sain, comparé au cerveau d’un patient atteint de fibromyalgie
En résumé, il s’agit d’une étude naturaliste qui présente des limites intrinsèques au moment d’en tirer des conclusions définitives, mais qui garantit parallèlement le bien-fondé écologique, puisqu’elle reflète bien le quotidien des patientes souffrant de ce type de pathologie.
Quoi qu’il en soit, il convient de souligner que les patientes du groupe cannabis étaient réfractaires aux traitements habituels et en étaient arrivées à la solution du cannabis en dernier recours. Il serait intéressant d’étudier si, chez les femmes dont la maladie est moins résistante au traitement, le cannabis pourrait se révéler plus efficace que les traitements pharmaceutiques utilisés, qui entraînent d’importants effets secondaires.
Quoi qu’il en soit, le fait est que la consommation de cannabis leur a permis de réduire d’autres médicaments, de ne pas subir des effets secondaires importants après la consommation et de ressentir une diminution des symptômes.
Étant donné que les médicaments utilisés présentent une faible efficacité dans le traitement des symptômes, toute forme de soulagement à un coût physiologique modique peut déjà constituer un grand progrès dans le traitement de leur maladie. Dans un autre ordre d’idées, des études comme celle-ci permettront à l’avenir de déterminer si des maladies comme la fibromyalgie sont dues à un dérèglement du système endocannabinoïde et ainsi, de mieux connaître l’étiopathogénie de cette maladie très invalidante.
Auteur : José Carlos Bouso
Second article :
Publié le 15 janvier 2015
http://www.grainesmarijuana.eu/les-...
Les meilleures variétés de cannabis pour la Fibromyalgie
Une nouvelle étude a constaté qu’environ 10% des patients atteints de fibromyalgie choisissent se soigner avec la marijuana médicale comme un moyen de soulager ses maux connexes tels que l’insomnie, la fatigue et la douleur.

Les traitements avec des médicaments standards pour la douleur associée à la fibromyalgie procurent un soulagement modeste, et certains patients s´automédicalisent avec du cannabis et d’autres thérapies traditionnelles, a déclaré le Dr Mary-Ann Fitzcharles, professeur de médecine à l’Université McGill et consultant rhumatologue à l’Hôpital général Centre de santé de Montréal à l’Université McGill à Montréal.
Mary-Ann Fitzcharles
Elle et ses collègues ont examiné l’utilisation de la marijuana ou la prescription de cannabinoïdes tels que nabilone et le dronabinol parmi les 302 patients atteints de fibromyalgie et 155 patients avec une autre condition de la douleur chronique.
Environ 13 pour cent des 457 patients ont utilisé des cannabinoïdes, avec 80 pour cent consommant de la marijuana. Un plus petit nombre ont utilisé des cannabinoïdes sur ordonnance, selon les conclusions de l’étude publiée le 21 Juin dans la revue Arthritis Care & Research.

Le rapport passe ensuite à souligner que des patients atteints de fibromyalgie qui ont consommé de la marijuana médicale dans la lutte pour réduire la douleur, 72% ont afirmé qu’ils n´avaient besoin que d’un gramme de marijuana ou moins par jour (environ 15 $). Par rapport aux prix exorbitants que l’entreprise pharmaceutique charge pour leurs opioïdes, il n´est pas surprenant qu’ils craignent cette plante merveilleuse.

Après une petite recherche, nous présentons ci-dessous ces magnifiques souches de cannabis médical qui représentent un large éventail de cannabinoïdes disponibles pour aider à la réduction de la douleur chez les patients atteints de fibromyalgie. Ces cannabinoïdes ont plusieurs effets bénéfiques bien documentés pour de nombreux maux.
BLACK JACK : Ce croisement de Jack Horror et Black Domina est une excellente souche dominante sativa, idéale pour la dépression et les nausées. THC 16.64% CBC 0,07% CBD 0.24% CBG 1.69% CBN 0,19%

CHEM 4 : Ce phénotype Chemdog est une souche dominante indica, parfaite pour les douleurs sévères. Commence avec une ruée cérébrale mais vous laissera rapidement aplati sur le canapé. THC 18.97% CBC 0,0% CBD 0.27% CBG 0% CBN 0,61%

Silver Pearl : Northern Lights # 5 x Skunk x de Early Pearl. Cette sativa est idéale pour les migraines et la productivité tout en étant hautement médicinale. THC 22.18% CBC 0,08% CBD 0.30% CBG 0% CBN 0,94%

GRAPE APE : Souche pure Indica. Odeur raisin et goût avec un soupçon de skunk. Idéale pour soulager le stress, l’anxiété et la douleur chronique. THC 16.64% CBC 0,07% CBD 0.24% CBG 1.69% CBN 0,19%

AK BERRY : goût sucré, croisement de AK-47 et Blueberry. Cet hybride a le poinçon sativa des AK avec le soulagement de la douleur, qualité de Blueberry. THC 15.69% CBC 0,02% CBD 0.36% CBG 0% CBN 0,54%

Blue Dream : Le nom dit tout, cet hybride est idéal pour le soulagement de la douleur et pour se détente pendant la journée. Saveur légère et douce à Blueberry et aussi épicée. THC 18.46% CBC 0,04% CBD 0.31% CBG 0% CBN 0,28%

PERMAFROST : Ce croisement Trainwreck et White Widow est le meilleur hybride pour le stress et l’anxiété. Une fumée douce qui vous laissera un sentiment énergique. THC 18.46% CBC 0,04% CBD 0.31% CBG 0% CBN 0,28%
P.-S.
Le 25 octobre 2013, par Catherine Cordonnier
http://www.topsante.com/medecine/fa...
Fibromyalgie : la pathologie enfin expliquée

On a longtemps pensé que le fibromyalgie était de l’ordre du psychosomatique. Or des chercheurs semblent avoir découvert la cause de cette pathologie qui touche majoritairement les femmes. la fibromyalgie enfin expliquée © iStockPhoto
Toutes les personnes (en majorité des femmes) qui souffrent de fibromyalgie vont enfin pouvoir respirer ! Non, leur maladie n’est pas seulement psychosomatique. Oui, c’est une véritable pathologie avec une cause et des effets. Cette découverte est tellement importante qu’elle fait la Une de la revue de l’Académie américaine de la douleur, accompagnée d’un éditorial rempli de louanges du Professeur Robert Gerwin, de l’Ecole de médecine John Hopkins (Baltimore).
Une équipe de chercheurs d’Albany, aux Etats-Unis, dirigée par les Dr. Frank Rice Phillip Albrecht, a identifié certaines altérations de notre corps qui seraient responsables de la fibromyalgie. Lorsque notre température chute (hypothermie) ou qu’elle grimpe (hyperthermie), nous avons à l’intérieur du corps une sorte de thermostat, l’hypothalamus qui permet à notre corps de maintenir son équilibre. Quand nous utilisons nos muscles, particulièrement au niveau des mains et des pieds, un autre thermostat appelé shunt arterio-veineux nous permet de garder une température stable. Ce shunt agit comme une soupape entre les artérioles ou les veines qui alimentent le corps en sang oxygéné pour permettre aux organes de bien fonctionner, et les veinules, qui emportent les déchets du sang.
Or, selon les chercheurs d’Albany, c’est un dysfonctionnement de ce shunt atério-veineux qui serait responsable des douleurs de la fibromyalgie. « Lorsque ce shunt est défectueux, les muscles et les tissus de la peau ne peuvent pas être nourris correctement et leurs déchets ne peuvent pas être évacués. Il en résulte une accumulation d’acide lactique dans les muscles et le tissu profond qui affecte le système musculaire et provoque les douleurs qui voyagent d’une partie à l’autre du corps » expliquent les médecins. « Ce dysfonctionnement du shunt envoie également des messages erronés à notre système nerveux central et les nerfs hypersensibilisés envoient à leur tour des signaux de douleur ».
Cette découverte devrait enfin ouvrir la voie aux recherches sur le traitement de la douleur de la fibromyalgie, une maladie qui concernerait entre 2 et 5% de la population française.
Info croisée qui soutient la même thèse :
Fibromyalgie : des chercheurs estiment avoir trouvé la pathologie sous-jacente !