Peines mesurées pour les hackers pro-cannabis

Les onze hackers jugés en juillet dernier peuvent souffler. La justice a rendu un verdict clément dans leur affaire. La plupart d’entre eux récoltent de simples amendes avec sursis, allant de 1.000 à 3.000 euros. Agés de 18 à 29 ans, ils avaient piraté plusieurs sites web en 2005.

4.9.2008

L’un d’eux, ancien informaticien dans la Police nationale, écope cependant d’une peine de quatre mois de prison avec sursis. Considéré comme le maître d’oeuvre, il avait contourné le système de sécurité du ministère de la Santé sur Internet, avec l’aide de deux de ces comparses.

Fumer du cannabis au moins deux fois par jour

Ils avaient distillé leurs propres conseils en matière d’hygiène de vie, sur la page dédiée à la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt).

Ils annonçaient : « Le cannabis, j’en ai fumé. Je préconise une prise intensive, au minimum deux fois par jour, pour essayer de se sentir bien dans un monde dirigé par nos chers technocrates. »

Les huit autres membres du D1G1T4L-K1D gr0uP s’étaient attaqué aux sites du GIGN, du groupe de casinos Partouche, de l’école HEC, de la chaîne de restaurants Hippopotamus ou encore à des serveurs hébergés par le ministère de la Justice.

L’enquête diligentée suite à la plainte de la Mildt avait permis d’apppéhender trois autres complices. Etant mineurs, leurs cas ont été disjoints de l’affaire.

Joël Saget AFP/Archives¦ Dans les locaux de "Zi HackAdemy" : la tête de mort figure sur la bannière officielle de cette école officielle de hackers (pirates informatiques)

J.M