"Peine de mort : l’Indonésie annonce de nouvelles exécutions" par le Figaro relayé par MSN

Je suis désolé d’avoir à apporter, parfois, de mauvaises nouvelles. Ce qui suit est très inquiétant pour le sort de Serge Atlaoui, condamné à tort dans ce pays ... !


Par Pierre Jova, agence Reuters, publié le 12 juillet 2016

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Peine de mort : l’Indonésie annonce de nouvelles exécutions

Le Figaro

L’Indonésie a annoncé, ce lundi, que plusieurs détenus, dont des étrangers, allaient être exécutés sous peu. Le Français Serge Atlaoui, condamné pour trafic de drogue, attend toujours dans le couloir de la mort.

© ANTARA FOTO/REUTERS Le procureur général indonésien Muhammad Prasetyo, lors du procès de ressortissants australiens jugés pour trafic de drogue à Jakarta, en mars 2015.

Les autorités indonésiennes ont promis d’être inflexibles. Lundi, le procureur général de la République d’Indonésie a annoncé que de nouveaux condamnés à mort seraient exécutés, sans préciser leur nationalité ni les raisons de leurs condamnations. Muhammad Prasetyo a affirmé que les prisonniers seraient fusillés sous peu.

« La mise en oeuvre des exécutions sera effectuée après la période fériée (de l’Aïd el-Fitr, ou rupture du jeûne du mois de ramadan) qui vient de se terminer », a-t-il précisé le procureur général. « Il y a plus que deux personnes et il y a des étrangers. Il y a des contestations mais nous allons quand même mener à bien les exécutions », a-t-il poursuivi.

Répression maximale pour le trafic de drogue

En Indonésie, la peine de mort est encourue pour meurtre ou pour trafic de drogue et les condamnés sont exécutés par un peloton armé. Les pays d’Asie du sud-est sont très répressifs contre le commerce de substances illégales, par crainte de fuite de devises, et pour éviter l’addiction de leur population. En Indonésie, plus de deux millions d’habitants, sur environ 250 millions, sont dépendants à la drogue.

Dans ce contexte, les protestations de la communauté internationale ont un impact variable sur des pays déterminés à appliquer leur loi. Dans la cité-Etat voisine de Singapour, où les trafiquants de drogue sont exécutés par pendaison, plusieurs Occidentaux ont déjà été mis à mort, malgré les efforts de leurs ambassades. En Indonésie, pays qui a lutté contre les Néerlandais pour acquérir son indépendance, de 1945 à 1949, les ingérences européennes sont d’autant plus mal perçues.

Le Français Serge Atlaoui reconnu coupable de trafic de drogue

Après un arrêt des exécutions de 2009 à 2012, la peine de mort est de nouveau appliquée en Indonésie. L’actuel procureur général, partisan déclaré du châtiment suprême, a notamment fait condamner des ressortissants australiens condamnés pour avoir dissimulé de l’héroïne, au terme du procès des « Bali Nine ».

Quatorze personnes ont été exécutées l’année dernière en Indonésie ; la plupart étaient des étrangers, reconnus coupables de trafic de drogue. Plusieurs étrangers condamnés à mort pour trafic de drogue, dont le Français Serge Atlaoui, ont obtenu un sursis l’année dernière en raison de la mobilisation internationale. Après avoir échappé à la mort, il demeure dans les mains de la justice indonésienne.