Pays -Bas : les raisons des "cartes à gratter cannabinodorantes" !

L’info des "cartes à gratter pour sentir" vous a déjà été donnée dans un précédant article de notre édition. Néanmoins, pour nous autres francophones coupés du monde, il nous était difficile de comprendre pourquoi "pousser à la balance" une partie du pays alors que la culture et la consommation semble être autorisées aux Pays bas ? Cet article complémentaire répond à cette interrogation : la raison se décompose en trois points - lutte contre le trafic illicite en amont (mais pas vraiment traitée ici) / lutte contre les incendies provoqués par des installations "sauvages" / lutte contre le piratage du réseau électrique ! Trois problèmes qui semblent préoccuper particulièrement les autorités bataves !


Par Ats/Newsnet, publié le 09 octobre 2013

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Prévention : La Hollande innove pour lutter contre le cannabis

Des cartes à gratter sentant le cannabis seront distribuées aux Néerlandais afin qu’ils puissent en reconnaître l’odeur et ainsi dénoncer leurs voisins pour culture illégale de marijuana.

Aux Pays-Bas, la culture de cinq plants maximum est tolérée pour la consommation personnelle. Image : AFP

« Les cartes sont distribuées à travers tout le pays, en commençant par quatre villes dès cette semaine », a indiqué un porte-parole du projet, Martijn Boelhouwer. Les auteurs de cette innovation ont reçu la bénédiction de la police.

Avec cette carte, les Néerlandais sont capables de reconnaître l’odeur piquante caractéristique des plantations. « Grattez, sentez et aidez », proclame le petit carton de couleur verte qui fournit aussi un numéro de téléphone de la police.

Soutenu par les fournisseurs d’énergie, la maréchaussée et les municipalités, ce projet veut lutter contre les plantations illégales de cannabis en augmentation aux Pays-Bas.

Un projet pilote avait été lancé à La Haye et à Rotterdam en novembre 2010. Et selon le quotidien Trouw, la proportion des habitants de ces deux villes capables de reconnaître l’odeur d’une plantation de cannabis est passée depuis de 40% à 60%.

Risque d’incendie

Aux Pays-Bas, la culture de cinq plants maximum est tolérée pour la consommation personnelle. Selon une estimation, le pays compte environ 30’000 plantations illégales aménagées dans des greniers, des appartements ou des hangars. Environ 5800 plantations ont été découvertes en 2012, selon la police.

Par ailleurs, les cultures illégales sont dangereuses à cause du risque d’incendie lié aux raccordements illégaux au réseau électrique. « Au moins 20% des incendies industriels sont causés par la culture illégale de marijuana », a indiqué Danielle Nicolaas, une porte-parole du fournisseur d’énergie Stedin, participant au projet.

L’électricité volée coûte par an 200 millions d’euros aux fournisseurs : « cela peut être comparé à l’usage d’électricité d’une ville comme Utrecht », qui compte 165’000 habitations, a ajouté Mme Nicolaas.

(ats/Newsnet)

ici

P.-S.

Le souci du piratage des lignes électriques est devenu le "chalenge commun" de la nouvelle prohibition (ou prohibition nouvelle selon les auteurs).

Vous avez remarqué que ces gens établissent en grand secret des stratégies (ils n’en parlent à personne et on se dit en démocratie) que l’on découvre et comprends par la suite en scrutant l’actualité.

C’est exactement ce qui arrive à ce propos. Le souci de la consommation électrique est double, apparemment : il s’inscrit dans une logique de lutte contre le piratage de ligne, mais aussi dans un autre de quantité totale d’électricité consommée par la gente cultivatrice d’intérieur.

Aux USA, le gouvernement estime que cette consommation annuelle totale représente la production du plus grand de leur barrage. Dans ces conditions, on comprend que la légalisation du cannabis leur fait peur : si tout le monde se met à faire pousser chez soi, on frôle le "black-out".

La légalisation doit donc s’accompagner d’un investissement à développer des sources lumineuses puissantes moins gourmandes en électricité (recherches) et à favoriser la culture d’extérieur (bloquer les freins prohibitifs). C’est un rapport officiel qui le dit. En revanche, vous comprendrez qu’une bonne partie de nos décideurs politiques, voient la légalisation comme une continuité de la prohibition (on légalise, OK, mais c’est pour contenir et combattre le cannabis autrement) ! Alors, la seule évocation de ce que nous venons discuter les fait monter au créneau car ils n’y voient que de mesures favorisant (facilitant) la dite consommation et son développement.

Pour que la légalisation du cannabis se déroule intelligemment et ne soit pas un échec, il faut vraiment écarter (se débarrasser) de toute cette gente prohibitive qui fatalement, mettra des bâtons dans les roues, sabotera et crachera dans la soupe, etc. ..., chaque fois qu’elle le pourra !

Vous trouverez toutes les informations à ce sujet dans l’article en anglais suivant : http://www.technologyreview.com/new... et sa traduction approximative mais néanmoins intelligible ici

A noter que cet article sera prochainement l’objet d’un article à part entière.

JLB