"Michèle Delaunay veut prescrire le cannabis aux séniors" par Rue89
Résumons : Michèle Delaunay, ex ministre déléguée en charge des personnes âgées et aujpurd’hui député, est très hostile au tabac et s’annonce aujourd’hui assez opposée à l’idée de la dépénalisation du cannabis. Toutefois, elle se déclare favorable au traitement médical des personnes âgées par les cannabinoïdes, dont elle affirme suivre toutes les publications scientifiques ... Une "quatrième voie" (non à la légalisation du récréatif mais oui au thérapeutique dans et sous certaines conditions) ... ? Ou une manœuvre stratégique pour tenter de provoquer une "division de la troisième voie" (Légalisation contrôlée du cannabis comme autre moyen de le combattre) qui tend à s’imposer ? C’est qu’il ne faudrait pas nous prendre pour des "poires blettes", nous autres les supposés "ravagés des neurones" ... car si fumer des joints rend souvent fainéant - parlons en certitudes - les politiciens, eux, sont souvent pleins de vices dans leurs "gamberges" !
Par Walid Salem, publié le 02 février 2015
http://rue89bordeaux.com/2015/02/mi...
Michèle Delaunay veut prescrire le cannabis aux séniors
La cannabis est considéré comme une drogue douce dont la consommation est interdite par la loi française (Chmee2/Wikipedia)
La cannabis est considéré comme une drogue douce dont la consommation est interdite par la loi française (Chmee2/Wikipedia)
[+Sondage] Alors que l’Assemblée s’apprête à discuter une loi sur l’usage contrôlé du cannabis, Michèle Delaunay préconise ses bienfaits antalgique et apaisant pour les personnes âgées.
« J’examine spécialement les publications scientifiques concernant l’usage antalgique et apaisant du cannabis chez les âgés », écrit Michèle Delaunay, député PS de la Gironde, dans un billet publié sur son blog sous le titre de « Cannabis, tabac, un choix de Sophie très politique ».
A l’heure où une proposition de loi s’apprête à être discutée à l’Assemblée pour autoriser un « usage contrôlé » du cannabis sous le monopole de l’État, l’ex ministre déléguée en charge des personnes âgées, reconnaît ne plus être favorable à la dépénalisation.
Elle fait cependant le constat que ses bienfaits thérapeutiques pourraient permettre à des personnes âgées ou handicapées, qui n’exercent pas d’activité physique à cause de leurs souffrances, de retrouver une certaine confiance et d’être plus sociables :
« J’ai la conviction qu’il y a quelque chose à faire de ce côté, écrit-elle. Dédramatiser l’usage thérapeutique du cannabis pour les adultes, déculpabiliser ceux qui osent en parler, voire le prescrire, en un mot, évoluer. »
« Alors que le tabac ne choque personne »
Michèle Delaunay fait le parallèle avec le tabac : si ce dernier n’était pas en vente libre, aucun pays ne le légaliserait, vu l’état actuel des connaissances sur ses dégâts humains et sanitaires.
« Ceux qui l’ont introduit dans nos sociétés seraient tenus pour des mafias dangereuses, motivées par de considérables intérêts financiers et des intentions politiques destructrices. »
Fidèle à sa bataille anti-tabac, elle s’indigne que fumer ne choque personne et regrette que « pratiquer ou même parler de la consommation du cannabis fait lever un brouhaha irrationnel jetant les uns aux gémonies, portant les autres au pinacle de la modernité ».
Du cannabis en pharmacie
La position de la député coïncide avec l’annonce par les autorités sanitaires françaises du feu vert à la commercialisation du Sativex qui servira à soigner la « spasticité », soit les contractures musculaires dues à la sclérose en plaques. Il s’agit d’un mélange de deux composants du cannabis, le THC et le cannabidiol, le second annulant les effets psychotropes du premier.
Ce traitement, déjà en vente dans 22 pays dont le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Italie, devait entrer en pharmacie dès janvier 2015. Sa commercialisation en France fut retardée de quelques semaines par les pourparlers toujours en cours sur son prix et les modalités de remboursement.
Après avoir été banni de la pharmacopée française en 1953, le cannabis a été consommé illégalement par les malades du cancer, de la sclérose en plaques et du sida pour retrouver l’appétit, réduire les nausées, apaiser les spasmes et calmer certaines douleurs difficiles à apaiser avec des traitements traditionnels.
P.-S.
Je pense ici aux suisses, aux canadiens, qui nous lisent et qui ne comprennent pas forcément les expressions françaises locales. Gamberge (souvent utilisé dans l’argot grenoblois) = Pensée étudiée et développée (exemples : gamberger à une escroquerie, à une technique de réparation d’un mécanisme ...), le terme est systématiquement associé à l’idée d’analyse, de réflexion profonde. Par exemple, je témoigne d’une gamberge activiste dans mes articles, ce que j’assume parfaitement !
Par extension : la "Gamberge" désigne la pensée en générale, mais dans ce qu’elle a de plus prudente et réfléchie, ou de carrément parfois, de plus vicelarde et rusée ! C’est dans ce dernier sens que je l’utilise dans mon texte.
On peut donc affirmer que la "gamberge", terme argotique de longue date, désigne la partie la plus éclairée, comme celle la plus obscure, de notre conscient, dans l’analyse des données environnementales et des problèmes rencontrés par l’Être.
JLB