"Essai thérapeutique à Rennes : le médicament en question" par FranceTV info et Allodocteurs.fr
Je viens de me faire "remonter les bretelles" (poliment et constructivement) par LRC dans un commentaire d’un précédent article sur cet accident thérapeutique. Il a bien raison le bougre (c’est dit "avec respect"), mais il ne savait pas que j’étais déjà d’accord avec lui. C’est une stratégie éditorialiste : je n’ai pas voulu parler de cela tout de suite, d’une part pour respecter le deuil de la famille du décédé, d’autre part, quand je n’ai pas la preuve de quelque chose, je reste discret et cherche à la trouver. Je pense que j’ai un "truc" et ok, alors parlons en en dépit que je n’en ai pas la preuve concrète ... pas encore ! Dans ce qui va suivre on ne nous explique rien de bien probant. Je veux dire qu’à Chanvre Info par exemple, nos lectrices-lecteurs assidus en savent bien plus que ne le raconte le professeur au sujet du système cannabinoïde endogène et des molécules qui y interfèrent. Autre chose : on ne nous dit pas comment ce médicament aurait dû fonctionner et pourquoi on cherchait à le mette au point. Or, je pense que c’est cet aspect des choses qui pourrait expliquer ce que visiblement, on cherche à nous cacher. Pourquoi mettre au point ce médicament - en résumé : qui potentialise le propre système antidouleur de l’organisme" ? Réponse : pour éviter ou faire baisser le besoin de médicament antidouleurs classiques qui sont tous dangereux comme les opiacés. Est-ce la seule raison, si c’est le cas elle serait alors "noble" ; oui mais, nous avons plutôt souvent affaire à des intérêts politiques et économique dans le business des médocs, l’intérêt du patient passant bien après. Où serait alors le vice dans cette histoire ? Nous oublions le cannabis et ses propriétés antalgiques et le fait qu’il ne tue pas, lui .... ! Serait-ce alors une tentative d’éviter l’emploi et le développement de médications à base de cannabis exogène (issu de la plante) - d’éviter le développement de cette plante comme médecine dans un sens plus large ? En manipulant les principes biologiques avec lesquels les cannabinoïdes naturels du chanvre interfèrent ? "Bingo" ! C’est pour cela qu’ils étaient tous mal lorsque l’accident est survenu et qu’une partie de la Presse, incapable de comprendre ce qu’ils rapportaient (je suis content de l’avoir placé), ont alors claironnés que le cannabis venait de tuer. Ce médicament, qui est présenté comme quelque chose de vraiment sympas dans son principe, est un médicament de la prohibition. L’arme ultime contre le cannabis et ses composés, en tous cas dans l’esprit de ceux qui cherchaient à le mettre au point. Mais c’est raté et ils ne s’attendaient pas à celle-là ! Eux, ils ont tué et n’iront pas en prison - un contrat signé par les testeurs et une garantie d’indemnisation de l’État français les protègent. Le cannabis ne tue personne et on met ses usagers en prison. Chercher l’erreur ! Ils veulent jouer à Dieu mais sont dans l’erreur, depuis le début concernant le cannabis. Et tant qu’on ne se débarrassera pas de ces gens qui tiennent le pavé en politique comme dans les rouages étatiques et ceux de l’industrie pharmaceutique, on ne s’en sortira pas de cet enfer ! "Reproduire encore et toujours, une expérience qui échoue, dans le but d’en obtenir un résultat différent" s’apparente à de la folie ! Cela fait 46 ans que cela dure et nous, Chanvre Info, nous avons dénoncés un nombre important de bobards colportés par la gente pseudo-scientifique de la Prohibition. La prohibition du cannabis et surtout, du cannabis médical est une folie. Le cannabis existe et il a falloir le libéraliser sur certains de ses aspect - dont ceux médicaux - et accentuer sur son "volet recherche et développement", il y a urgence ! Arrêtons de jouer à Dieu en bricolant des forces et des domaines dans lesquels on ne connait pas grand-chose et faisons avec ce que la nature nous a donné. Le cannabis a un potentiel médical évident : ce n’est toutefois pas une panacée absolue en médecine (cela ne fonctionne pas toujours sur tout le monde), investissons donc dans la recherche concernant cette plante de sorte à comprendre comment ses principes fonctionnent vraiment et en potentialiser les bénéfices obtenus. JLB
Par La rédaction d’Allodocteurs.fr. Mis à jour le 18/01/2016 | 15:58 , publié le 18/01/2016 | 15:58
http://www.francetvinfo.fr/sante/de...
Essai thérapeutique à Rennes : le médicament en question
"C’est dramatique pour les patients et pour la recherche médicale". L’essai thérapeutique qui a provoqué la mort d’un volontaire sain au CHU de Rennes, et des troubles neurologiques plus ou moins graves sur quatre autres personnes, portait sur une molécule censée soulager les douleurs et l’anxiété. C’est la première fois que cette molécule, qui agit sur le système endocannabinoïde, est testée sur l’homme. Retour sur l’objectif de cet essai thérapeutique avec le Pr Serge Perrot, rhumatologue à l’hôpital Cochin de Paris.
Contrairement à ce qui avait été dit au départ, la molécule ne contient pas de cannabis. Elle a pour objectif d’augmenter le taux de "cannabinoïdes endogènes", ce sont des substances naturelles produites par le corps humain pour lutter contre la douleur et l’anxiété. De quoi s’agit-il exactement ?
Pr Serge Perrot : "Dans le corps humain, il y a un certain nombre de récepteurs pour modifier les comportements et pour permettre de transmettre le signal de différents systèmes comme la douleur et la motricité. Les cannabinoïdes endogènes sont des récepteurs qui sont présents un peu partout, à la fois dans le cerveau et en périphérie".
Certaines substances vont agir sur ces récepteurs, notamment le cannabis, c’est pour cela qu’on dit qu’il s’agit de substances cannabinoïdes, mais il ne s’agit absolument pas de cannabis.
Ce sont des substances synthétiques qui vont mimer et agir sur ces récepteurs dans le cerveau et en périphérie. Les agonistes de ces récepteurs vont être testés dans la douleur mais aussi pour d’autres maladies notamment les maladies neuro-dégénératives."
Est-ce que vous êtes surpris qu’un tel accident survienne sur ce type précis de molécule ?
Pr Serge Perrot : "Je suis surpris qu’un accident survienne notamment à ce stade-là. C’est un événement dramatique assez exceptionnel. On est plutôt surpris dans les phases ultérieures notamment en phase 2 et phase 3.
Chez l’animal, beaucoup de médicaments fonctionnent notamment sur les récepteurs dans le système nerveux, mais ce n’est pas le cas chez l’homme. A l’heure actuelle, il y a deux domaines en recherche médicale où les succès sont faibles : la douleur et la maladie d’Alzheimer. Car le cerveau est un organe extrêmement complexe et beaucoup de médicaments qui ont été efficaces chez l’animal n’ont pas confirmé leurs effets chez l’homme. C’est vraisemblablement le type de produit qui a été testé à Rennes."
Cet accident grave va-t-il mettre un coup d’arrêt aux recherches sur la douleur alors que ces molécules restent prometteuses ?
Pr Serge Perrot : "C’est vrai que pour les patients c’est dramatique. Il y a très peu de médicaments dans le domaine de la douleur et vous savez qu’on ne travaille qu’à partir d’anciens médicaments : l’aspirine, les anti-inflammatoires, la morphine.
On a beaucoup de mal à trouver des nouveaux médicaments avec de nouveaux modes d’action. C’est aussi dramatique pour la recherche puisque quand un événement comme celui-ci survient, ça fait peur à de nombreux patients qu’ils soient volontaires ou malades pour participer à la recherche médicale ."
Vous parlez de la recherche chez l’homme et chez l’animal. Dans le cas des essais thérapeutiques de Rennes, il y avait eu des tests sur l’animal avant de passer à l’homme. Pourquoi rien n’a été détecté avant ?
Pr Serge Perrot : "Si on partage beaucoup de capital génétique avec le rat ou d’autres animaux, on est quand même différent, la pharmacologie est différente, les doses sont différentes donc on a souvent des surprises. C’est notamment le cas dans le domaine de la douleur. Mais cela reste rare d’avoir des effets toxiques aussi graves qui n’ont pas été détectés chez l’animal auparavant."
P.-S.
LRC, bonjour : je dois remonter dans votre baromètre d’estime, non ? Cela ne vous avait pas semblé curieux, que je reste circonspect ? La "Marisol", en reconnaissant que le cannabis n’y était pour rien, a juste fait son "devoir" : on ne peut pas la remercier plus que cela, donc. De toute façon, ils ne pouvaient pas mentir : le mensonge aurait tôt fait d’être dévoilé ... par d’autres scientifiques ! Mais, elle a été honnête -certainement contrainte et forcée et non de bon cœur - sur cette action. C’est ce que je voulais dire.
Je suis certain qu’il y a des avantages politiques pour la cause du cannabis, dans cette histoire mais tout cela n’est pas encore bien clair. Il nous faut être patient et attendre quelques retours médiatiques. J’ai déjà donné un lien dont les références en bas de page peuvent nous apporter quelques clefs d’explications. Mais je manque de temps et d’énergie en ce moment pour tout traiter tout seul d’autant qu’il faut traduire de l’anglais. Le lien c’est le suivant : BIA 10-2474. C’est le nom de la molécule incriminée dans ces accidents.
Il faut chercher à établir à quoi elle servait et pourquoi on voulait a privilégier alors que des cannabinoïdes naturels font déjà ce travail. C’est une substance qui réduisait l’activité (inhibe) une enzyme qui détruit les endo-cannabinoïdes au bout d’un moment. Cela permettait d’obtenir une concentration de cannabinoïdes naturels plus élevés et plus durables dans le temps. Les applications visées résultaient dans le traitement d’inflammations et celui de douleurs.
L’idée étant que les cannabinoïdes naturels aux dosages biologiques, étaient "inoffensifs" en rapport aux antalgiques endogènes aux dosages plus élevés et c’est exprimé de façon très sincère lorsqu’ils affirment qu’ils ne s’attendaient vraiment pas à un accident de ce genre.
Un de nos anciens articles remonte en consultation dans nos stats : L’inhibiteur de la dégradation de l’anandamide réduit l’anxiété et ce n’est pas dû au hasard : il parle justement du principe qu’utilise la molécule expérimentale en question. Alors qu’il n’était pratiquement plus lu, depuis quelques jours, sa consultation redémarre :

Je pense donc que pas mal de personnes cherchent dans cette voie et que tout ce que je viens de vous raconter ici n’est pas faux en soi !
Salutations, LRC, vous êtes - et depuis un bon moment - un de nos meilleurs commentateurs et de plus assidus lecteurs. Parfois, à vous relire, je me dis que vous feriez bien de travailler avec nous, à Chanvre Info ;)
D’autant que je suis seul, que je ne suis vraiment pas en forme - aujourd’hui, je n’ai réalisé que 3 articles - que je ne peux pas tout traiter et tout comprendre tout seul et que dans la cause cannabique, on se doit de se la jouer "collectif" et non pas "individuel". De plus, je suis la cible d’attaque informatiques répétées et pour le coup, "on" a réussit à me mettre une merde dans mon PC, ce qui me ralenti énormément dans mon travail (et me fout en rage). Un peu d’aide serait la bienvenue .. pas pour la merde, je me débrouille, mais pour approfondir la question que nous venons de traiter.
Écoutez, si quelqu’un arrive à expliquer tout cela mieux que moi et trouver l’explication qu’on cherche visiblement à nous cacher, je veux bien danser une bourrée torse nu et en Kilt sous la neige (mais avec des moumoutes au pieds) dans une des rues principales de Grenoble... OK ? Le concours est lancé ! Car une telle démonstration serait un coup de poignard dans le dos de la Prohibition.
JLB