Michel Sitbon se voyait convoqué par la Brigade des stupéfiants

2000/04/26 - CIRC

Courtois, c’est en résumé l’ambiance qui régnait dans le bureau de la Brigade des Stupéfiants de Paris, où Michel Sitbon, le patron des Éditions du Lézard était convoqué ce mercredi. Quelques heures d’entretien, entre un officier obtus et sa supérieure qualifiée, elle, d’intelligente et informée. Un pur produit de l’école Maestracci, du nom de la responsable de la Mildt, dixit Michel.

Tout commence avec la parution aux Éditions du Lézard, début mars, du livre de Ed Rosenthal - l’un des meilleurs spécialistes de la culture du chanvre récréatif - intitulé La Culture en placard. Vient ensuite le salon du livre où l’éditeur tient un stand, organisant un débat sur le L.630, alors qu’un nom lieu vient d’être prononcé à l’encontre du livre de Phix, Les Très riches heures du cannabis, après une instruction de trois ans pour infraction au L.630.

Un "jeune cadre" de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) se présente sur le stand et vient se plaindre du fait qu’il n’a pas reçu le livre licencieux en service presse. Là-dessus on apprend que c’est ce même personnage qui en signale la parution au nouveau procureur de la République remplaçant le sieur Pagès appelé à punir sous d’autres cieux (dommage on l’aimait bien...).

Fort de sa nouvelle nomination, M. Franqui, ze procureur, prend sur lui de lancer une demande d’information à l’encontre du directeur de publication du Lézard. Et Michel de se retrouver une fois de plus à expliquer qu’il n’enfreint en rien la loi.

Mais il semblerait que nos "amis" soient décidés à ne pas attaquer que sous l’angle du L.630. C’est pour complicité à la constitution de délits qu’ils aimeraient bien coincer l’éditeur. C’est nouveau, ça vient de sortir et c’est à suivre...