"Marijuana thérapeutique à l’école : dépôt d’une plainte relative aux droits de la personne" par ici radio-canada.ca
Mise à jour le lundi 13 avril 2015 à 15 h 09 HAE
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Marijuana thérapeutique à l’école : dépôt d’une plainte relative aux droits de la personne
Michael Wileniec a porté plainte à la Commission des droits de la personne de la Saskatchewan parce que son conseil scolaire l’empêche de fumer de la marijuana médicale à l’école. Photo : Radio-Canada/Kim Garrity
Un étudiant de 21 ans de Saskatoon à qui l’on a prescrit de la marijuana médicale porte plainte à la Commission des droits de la personne de la Saskatchewan parce que son école secondaire l’empêche d’en faire usage sur son territoire.
Michael Wileniec souffre d’une rare maladie des os, la maladie des exostoses multiples. Son corps produit des bosses qui interfèrent avec ses mouvements et pincent ses nerfs. Il affirme qu’il est continuellement en douleur. Son médecin lui a prescrit de la marijuana thérapeutique parce qu’elle crée moins de dépendance que les analgésiques opioïdes traditionnels.
Fumer à la maison
Le conseil des écoles publiques de Saskatoon refuse de le laisser utiliser un vaporisateur dans l’infirmerie de l’école secondaire Nutana Collegiate. Il demande plutôt à l’élève de retourner à la maison pour fumer sa marijuana quand il en a besoin.
« Ils ne me permettent pas d’être comme les autres qui doivent prendre des médicaments. Je ne pense pas que je devrais souffrir pendant que je me rends à la maison », explique-t-il.
L’élève affirme que l’école croit que la ventilation de l’infirmerie n’est pas appropriée. Michael Wileniec soutient qu’en utilisant un vaporisateur et un système de filtration appelé « smoke buddy », aucune fumée ne s’échappe, et il n’y a pas d’odeur.
« À la maison, nous n’avons pas de ventilation particulière. Mes parents et mes frères ne sentent rien », précise-t-il.
La solution proposée par le conseil scolaire ne satisfait pas Michael qui s’inquiète pour ses études. S’il se rend à la maison pour prendre sa marijuana médicale, il ne peut retourner en classe pour finir son cours. L’école lui permet d’amener les travaux du cours à la maison et a offert que des enseignants se rendent chez lui, mais il dit que cela n’est pas suffisant.
« Je suis dyslexique. Faire des devoirs seul à la maison est très difficile. Avoir à faire à la maison les travaux du cours en plus des devoirs [prévus pour tous] n’est pas possible avec ma dyslexie », explique-t-il.
Son père Mark s’inquiète pour les études de son fils. « Le meilleur environnement d’apprentissage pour lui, c’est une classe, c’est sa meilleure façon d’apprendre », lance-t-il.
Le conseil scolaire public de Saskatoon affirme dans un communiqué qu’il ne peut commenter aucun cas spécifique.
« Nous sommes engagés à travailler pour accommoder les besoins spécifiques des élèves afin qu’ils puissent réussir leurs objectifs d’apprentissage. Chaque cas d’élève qui a besoin de prendre des médicaments pendant la période scolaire est étudié par le conseil scolaire au cas par cas. »