"Marijuana et santé mentale : Y a-t-il un lien ?" par Prevention Hub Canada

Votre attention SVP : il faut tenir compte que canada.preventionhub.org est un organisme assez "hostile" au cannabis par nature (domaine de la prévention), financé par l’ancien gouvernement qui était carrément prohibitionniste exception faite du cannabis médical qui lui fut imposé par tribunal ... et que l’expression "détresse psychologique" est un terme un peu flou et un peu" fourre tout" !

En dehors de la problématique cannabis, l’État canadien et sa médecine pousse à la pathologisation des individus et bien évidement, à la vente de neuroleptiques et autres joyeusetés chimiques.

Bref, coller l’embrouille au seul cannabis est un coup-bas alors qu’apparemment toute la société canadienne serait impactée ... !

L’Étude ne tient pas compte des effets de la répression sur les consommateurs - trices, peut-être qu’il faille aussi regarder de ce côté-là ! La population qui fumait lors de l’ancien gouvernement, était principalement une population marginale, assez précaire d’un point de vue économique, sujette aux stress et aux privations de tous genres et à des expériences parfois douloureuses. Évidement, on y trouvait aussi pas mal de gens plus à l’aise, professionnellement comme psychologiquement, mais ces derniers- par principe - cherchaient à ne pas se faire repérer que ce soit par la police ou Santé Canada et n’auraient pas participé en grand nombre à une telle étude. En cas de légalisation prochaine, une telle étude pourrait mieux être reconduite en intégrant de nouvelles données et un public plus large. A part cela, j’ai rajouté une image d’illustration à l’article qui n’en possédait pas ...


Par Zach Patterson, publié le 04 août 2016 à 12:53

http://canada.preventionhub.org/fr/...

Marijuana et santé mentale : Y a-t-il un lien ?

Enquête de huit ans sur le lien entre la consommation de cannabis et la détresse psychologique.

De nombreuses enquêtes font état d’un lien entre la consommation de cannabis et les problèmes de santé mentale. Mais nous ne savons pas si le cannabis cause la détérioration de la santé mentale ou si ceux qui sont aux prises avec des problèmes de santé mentale sont plus aptes à consommer du cannabis.

Dans le but d’ajouter de l’information à cette discussion, une enquête a été menée en Suède sur le lien entre la consommation de cannabis et la détresse psychologique au fil du temps. Cette enquête était importante. Elle comprenait plus de 19 000 hommes et femmes (de 18 ans et plus) et les a suivis pendant huit ans.

Les chercheurs se sont servis de l’ensemble de données de la Stockholm Public Health Cohort et ont mesuré la détresse psychologique à l’aide du questionnaire sur l’état de santé général (lien externe) au début de l’enquête et lors d’un rendez-vous de suivi après huit ans.

Qu’est-ce qu’a révélé l’enquête ?

Les résultats de l’enquête portent à croire que la consommation de cannabis est associée à un risque accru de détresse psychologique chez les femmes, lors du suivi de huit ans, mais pas chez les hommes.

Chez les femmes, l’association entre la consommation de cannabis et la détresse psychologique est demeurée statistiquement significative, même en tenant compte d’autres facteurs, comme l’usage du tabac, la consommation d’alcool, le statut socioéconomique et le chômage. Chez les hommes, l’association entre la consommation de cannabis et la détresse psychologique n’était pas évidente lors du rendez-vous de suivi après huit ans.

Qu’est-ce que cela signifie ?

Chez les femmes, la consommation de cannabis est associée à un risque accru de détresse psychologique huit ans plus tard.

Il est important de tenir compte du sexe lorsqu’on travaille avec des personnes qui consomment du cannabis et qui pourraient être à risque de détresse psychologique. Les résultats de cette enquête démontrent que l’association entre la consommation de cannabis et la détresse psychologique, y compris les problèmes de santé mentale, est différente chez les hommes et les femmes.

Veuillez consulter l’article intitulé Cannabis use and psychological distress : An 8-year prospective population-based study among Swedish men and women (lien externe).