Marché des lices, Rennes, le samedi 27 mai 2000, 12h30
2000/06 - CIRC
Un commissaire s’est déplacé (en plus d’une dizaine de lardus) pour promettre une mise en examen de Jean Charles pour L 630 (comme c’est original...) qui tenait tranquillement une table de presse avec des Esprits Frappeurs et divers journaux associatifs.
Cependant, il n’a semblé intéressé que par l’affiche de Ptiluc (celle pour laquelle on a déjà gagné devant le tribunal des référés l’année dernière !), et pas par celle du L630 tour (désolé Phix...) (le marché des lices est en plein centre ville, et de 9h à 11h la fréquentation est assez bourgeoise, de 11h à 13h , c’est plutôt l’étudiant qui vient prendre un café pour se remettre de sa soirée du vendredi...).
Quant au commissaire, il a été assez agressif en voyant l’affiche du L630 tour, mais il n’a pas semblé sur de lui très longtemps :
Vous n’avez pas le droit d’inciter à la consommation de cannabis !
Mais c’est ce qui est marqué sur l’affiche ! le texte est un rappel à la loi !
... ? (air interloqué du commissaire impossible à décrire sans rigoler).
Personne n’a été embarqué, alors que c’est ce qu’ils promettaient à Jean Charles s’il ne pliait pas bagage. Une convocation était annoncée par le commissaire...
Samedi dernier (le 3 juin), même heure, Jean Charles n’ayant toujours pas reçu de nouvelles des képis, est revenu sur le marché. De nouveaux flics sont repassés, pas au courant de l’affaire de la semaine dernière ( ??).
Après avis de leur supérieur, ils ont convoqué immédiatement Jean Charles qui a passé une bonne heure à l’Hôtel de Police (après qu’il ait rangé son stand, sans que rien ne soit confisqué), où il a reconnu les affiches qu’il exposait (les affiches du 18 joint de Rennes, celles du L630 tour, et l’affiche des Verts !). Cette fois ci, ils ont promis de ne pas oublier de convoquer Jean Charles, et que si jamais on était encore la semaine prochaine, c’était directement le panier à salade, sans passer par la case discussion à l’amiable.
La plupart des képis n’étaient pas particulièrement agressifs, à part le commissaire et un ou deux de ses subordonnés. Quant aux badauds, un attroupement sympathique s’est formé à chaque fois (curieux et sympathisants).
Evidemment, on est mobilisé à tous les coups pour réagir efficacement (gestion des stocks de livres, médias, avocat...).
Pour l’instant, on n’a pas spécialement réagi au niveau presse, attendant la convocation tant promise.
On tient tout le monde au courant...
PS : Pour la petite histoire, la table de presse se tenait rue des innocents...