Loire-Atlantique : 1000 plants de cannabis découverts dans un hangar par le Parisien
08 Janv. 2016, 00h28 | MAJ : 08 Janv. 2016, 00h27
Loire-Atlantique : 1000 plants de cannabis découverts dans un hangar
Illustration. Les 1000 plants de cannabis se trouvaient dans un hangar de 300 m2. (AFP/PABLO PORCIUNCULA)
Le bâtiment mesure 300 m2. Près de 1000 plants de cannabis ont été saisis mardi dans un hangar agricole à La Limouzinière, une petite commune rurale de Loire-Atlantique, et quatre personnes étaient toujours en garde à vue jeudi soir chez les gendarmes.
Le lieu de production, un hangar destiné à l’élevage avicole situé dans un hameau composé de très peu d’habitations, était sous surveillance depuis un mois. Une mesure prise après la découverte le 7 décembre par une patrouille de la communauté de brigades de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu en service de prévention de proximité, de la présence d’une caméra sur la porte d’un bâtiment, qui semblait être inutilisé.
Consommationd’électricité hors normes
Lors d’opérations de surveillance, « au plus près du bâtiment », les militaires ressentent « une forte odeur caractéristique de cannabis qui se dégage du local » et découvrent « une trappe légèrement entre-ouverte par laquelle ils perçoivent un bruit de système d’aération et de ventilation ainsi qu’un rayonnement thermique ».
La consommation d’électricité hors normes du bâtiment, loué par une femme de 37 ans, qui a été multipliée par 10 entre juillet 2014, date de l’ouverture du compteur, et début janvier 2016, a également mis les enquêteurs sur la piste d’une activité illégale de culture et de production de plants de cannabis.
Cinq interpellations
La locataire du bâtiment dans lequel ont été découverts six chambres de culture et près de 1000 plants de cannabis, ainsi qu’un homme de 51 ans, ont été interpellés mardi par les gendarmes de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, appuyés par la brigade des recherches de Rezé, et placés en garde à vue.
Trois autres personnes, âgées de 29 à 37 ans, ont été par la suite interpellées, mercredi et jeudi, dont une, la plus âgée, a été depuis remise en liberté, a poursuivi la gendarmerie.
P.-S.
Pour avoir une idée précise de l’ordre de grandeur de l’affaire précédence, la présente photo concerne une autre affaire de 800 plantes.
Ici, nous apprenons des choses intéressantes sur les moyens d’investigations des gendarmes : ils étudient les consommations d’électricité, essayent de s’approcher au max des bâtiments (voire d’y pénétrer), reniflent (sniffent) et disposent de moyens techniques pour repérer les rayonnements thermiques.
Au sujet des gendarmes « sniffeurs », des procédés sont cependant connus des Weeders parmi les plus réfléchis : il existe des filtres anti-bruit, d’autres anti-odeurs, ils investissent dans l’isolation du bâtiment et évacuent leurs flux de chaleurs avec logique de sorte de ne pas attirer l’attention (une cheminée, un vaste bâtiment vide non chauffé, ....
Enfin, un groupe électrogène de chantier (+ un autre en secours) est un minimum pour assurer son indépendance énergétique. Là encore, des solutions existent pour le rendre silencieux et pour l’évacuation discrète des gaz d’échappement.
Les individus qui viennent de se faire interpeller n’avaient visiblement pas les connaissances techniques nécessaires au saint développement de leur entreprise illégale.
Maintenant, s’ils "cassent les nouilles" aux consommateurs et petit autoproducteurs au point que l’on parle aujourd’hui d’Oppression, les gengens ont raison de réprimer de si grosses structures. La suite d’une telle affaire ne peut qu’aboutir à de la criminalité.
Cette fois-ci, ce sont les gendarmes qui ont débarqués, cela aurait tout aussi bien pu être une bande rivale armée de « kalachs » ...
Crise ou non, il y a de plus en plus de particuliers qui se lancent dans la culture du cannabis à des fins économiques. Ils focalisent trop sur leurs capacités à la développer et ne pensent pas aux conséquences néfastes qui vont fatalement en découler. Ces gens - ordinaires - ne sont pas armés (psychologiquement, physiquement et matériellement) pour faire face à des personnes sans morale et sans loi et en bandes organisées.
Finalement, même fauchés, cela n’empêche pas le bonheur : aimer sa femme, ses enfants et ses proches ... Développer de telles entreprises illégales ne peut que les exposer à des catastrophes, des drames !
Ce qui n’empêche pas – force est d’en constater la réalité chez quelques centaines de milliers de français- de faire en "doucedè" sa petite culture ... les contraintes techniques ne sont pas si complexes de même que les conséquences ne sont pas si extrêmes … je n’ai rien dit … je n‘ai pas le droit de cautionner ceci et vous non plus, d’ailleurs ! C’est juste pour de l’information, n’est-ce pas ?
JLB