Lobbies du tabac vs Uruguay : qui va gagner ?
De par l’actualité cannabique, vous connaissez tous "Pepe Mujica ", ou José Mujica, président du Guatemala. Voici comment un cigarettier, Philip Morris, cherche à déstabiliser ce pays qui vient de légaliser le cannabis mais aussi, parallèlement et c’est bien moins su, a mis en place des lois très restrictives envers le tabac ! Un "hors sujet" pour Chanvre Info qui ne l’est pas tant que cela !
UPR, François ASSELINEAU, publié le 10 juin 2014
http://www.upr.fr/actualite/monde/g...
Une préfiguration du « Grand Marché Transatlantique » : Philip Morris attaque l’Uruguay : qui va gagner ?
Publié le 10 juin 2014 dans Monde
A gauche : l’actuel président uruguayen José Mujica.
Surnommé « Pepe Mujica », José Mujica fut un guérillero des Tupamaros dans les années 1960-1970, et fut détenu à ce titre en tant qu’otage par la dictature uruguayenne (1973-1985). Il participa ensuite à la création du Mouvement de participation populaire (MPP) avec le Mouvement de libération nationale – Tupamaros (MLN-T), fut élu sénateur puis nommé ministre de l’Agriculture du gouvernement Vázquez, en 2005.
Candidat présidentiel du Front large (de gauche) pour la présidentielle d’octobre-novembre 2009, il l’a remporté au second tour contre le candidat du Parti national, Luis Alberto Lacalle, avec 52,9 % des voix contre 42,9 %.
Surnommé « le chef d’État le plus pauvre du monde », José Mujica se distingue par son mode de vie, très éloigné du faste habituel de la fonction présidentielle. Végétarien, délaissant le palais présidentiel, il habite la petite ferme de son épouse, « au bout d’un chemin de terre » en dehors de Montevideo. Il continue à y cultiver des fleurs avec son épouse, Lucía Topolansky, à des fins commerciales. Il donne environ 90 % de son salaire présidentiel à des organisations caritatives ou pour aider des petits entrepreneurs, conservant pour lui-même l’équivalent du salaire moyen en Uruguay (environ 900 € par mois). Le couple présidentiel bénéficie de la protection de deux policiers à la ferme. Lors de la vague de froid qu’a subi le pays en juin 2012, il a immédiatement inscrit la résidence présidentielle sur la liste des refuges pour les sans-abris.
Sur la scène internationale, José Mujica est proche des régimes du Venezuela, de l’Équateur et de la Bolivie. Il a renouvelé en avril 2010 avec le Venezuela de Chávez l’accord commercial de 2005, qui prévoit notamment l’approvisionnement en pétrole de l’Uruguay à des conditions favorables.
- à droite : publicité des années 60 pour Philip Morris
Entre la présidence d’une pauvreté évangélique de Mujica et le mythe de l’American Way of Life promu par Philip Morris, peut-on rêver deux façons plus opposées de concevoir la vie ?
(Fin de l’article cité)
Je publie ci-après un article très intéressant, rédigé et publié sur son blog par André Boyer, un sympathisant de l’UPR, qui m’a très aimablement donné son accord pour cette reprise sur notre site et notre page Facebook.
Se fondant pour une large part sur des articles parus dans la presse uruguayenne, André Boyer attire ici notre attention sur le litige qui oppose actuellement le célèbre fabricant de cigarettes Philip Morris au gouvernement de Montevideo.
Le cigarettier américain, désormais possédé par Altria ayant son siège en Suisse, a demandé et obtenu que le Centre international de règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) – dépendant de la Banque Mondiale – rende un arbitrage sur ce conflit, arbitrage qui devrait intervenir en septembre ou octobre prochain.
Enjeu du litige : Philip Morris demande purement et simplement l’abrogation de plusieurs articles d’une loi anti-tabac décidée et votée par les instances démocratiques uruguayennes, et une pénalité de 25 millions de dollars, plus les frais de procédures.
Ce cas s’inscrit dans le cadre des procédures bilatérales d’arbitrage prévues par le traité de promotion et protection des investissements (TPPI) liant l’Uruguay à la Suisse. Mais il est intéressant à étudier de près, car il est une sorte de cas d’école de ce qui attendrait la France si notre pays, demain, ratifiait le traité dit TAFTA instaurant un « Grand Marché Transatlantique ».
L’enjeu est d’une exceptionnelle gravité. Car si l’on autorise des entreprises à faire condamner des États pour des politiques qui leur déplaisent, c’en est ni plus ni moins fini de la démocratie, laquelle est inséparable de la souveraineté nationale.
François ASSELINEAU
10 juin 2014
Pour ceux d’entre vous qui aiment approfondir les sujets :
Suite de l’article "ici"
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P.-S.
Avez-vous compris l’enjeu de la manœuvre ? Double enjeux en fait : 1) placer un pays sous l’autorité de la banque Mondiale et 2) un cigarettier "met à l’heure" un pays qui vient de légaliser le cannabis (ah, tu voulais faire des économies ... tiens, prend ça tans ta gueule !") (pardonnez-loi le cru) ;.
L’UPR est un parti politique peu connu (peu médiatisé) qui vaut pourtant le détour. Etant donné que je suis français, je vais donc vous le présenter et en profiter pour le questionner. Evidemment, les propos ici tenus n’engagent que mon seul point de vue franco-français.
Voici une étude de l’UPR, parti politique français de type gaulliste (en esprit) et très remontés contre le leadership étasunien lorsque ce dernier vient piétiner les intérêts français. Réunissant aussi une classe moyenne, l’organe politique bénéficie d’analystes bénévoles performants, bien souvent très compétents à traiter des questions abordées (fonctionnaires, hauts fonctionnaires, spécialistes du droit ...etc.). Leurs dossiers sont fort fouillés, complets ... et sans appel !
Ce qui fait que ce parti souffre d’une double réputation sulfureuse : une de "conspirationiste" et une autre d’extrémisme de droite voire populiste. Les deux étant totalement fausses, bien évidemment !
La première dénomination-rumeur, répond au fait que les analyses de ce parti dérangent au plus haut point. La seconde, à cause qu’il défend l’idée d’une France en nation totalement souveraine (comme De Gaule). A contrario, sachez que ce parti s’est engagé à dénoncer l’esclavage, est contre le racisme, n’a jamais tenu un quelconque propos raciste ou haineux. Il est aussi le premier à attaquer les partis d’extrême droite et néonazi. En ce sens, on ne peut pas parler de parti d’extrême droite !
Ce parti s’est attaqué à communiquer sur ce que les médias ne communiquent surtout pas ! Tout simplement ! C’est un peu le Médiapart des partis politiques.
L’UPR est le petit parti qui monte (tout doucement) mais qui agace déjà ! Pas vous, pas moi .... mais devinez qui ! Il ne vise tout simplement que la construction du Nouvel Ordre Mondial et s’engage à s’y opposer totalement.
En dépit d’une étiquette classée centre-droit, ne vous étonnez donc pas si ce parti est constitué à 50 % de gens issus de la gauche et déçus par la conduite politique de cette dernière. Ce parti rassemble des personnes en mal de réalisme politique.
François ASSELINEAU et l’UPR, quand on les découvre, c’est comme la drogue : on ne peux plus s’en passer ! Mais c’est une forme d’addiction qui ne provoque aucun ravage ... tout au contraire !
Note : François ASSELINEAU Wikipédia en anglais ici (article traduit ici) est un ancien fonctionnaire des impôts qui aujourd’hui dénonce les travers du système ! ET il nous dit tout ... !
Pour ce qui est du cannabis, ce parti ne le cautionne pas particulièrement et pourrait même y être assez hostile (?). Cependant - et j’en suis certain - ses membres sont si démocrates et défendent tellement la liberté d’expression qu’il est obligé qu’ils soutiennent l’idée d’un débat public sur la question !
C’est juste pour en rire, monsieur Asselineau, car je vous respecte beaucoup ! Mais vous êtes si silencieux au sujet du cannabis. Seriez-vous d’accord avec l’idée du Débat Public ?
Désolé d’être celui qui vous apporte une « patate chaude », monsieur Asselineau, mais vous deviez vous attendre à ce qu’un jour ou l’autre … enfin bref ! 14 millions de consommateurs de cannabis dont "5 de réguliers ", cela ne peut ni être ignoré, ni écarté comme sujet politique !
JLB