Livraison (plus ou moins) légale de cannabis à domicile : un métier neuf aux USA !
On ne dit plus "balayeur" mais "technicien de surface". De même, on ne dit plus "nain" mais "personne de petite taille". Désormais, on ne dira plus "dealer" mais ... "livreur de cannabis" !

Par Paul H, le 25 juillet 2014
http://www.meltycampus.fr/cannabis-...
Cannabis : Aux États-Unis, les livreurs de beuh cartonnent
Et si dealer devenait un métier ? C’est le cas aux États-Unis, et on ne parle plus de dealer mais de livreur ! MeltyCampus fait un gros plan sur un étudiant devenu livreur de cannabis.
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Avant de commencer, si tu allais jeter un œil sur cet ancien article t’expliquant ce qu’il faut savoir avant de fumer du cannabis, nan ? C’est l’histoire d’Evan Cox, un étudiant de Seattle livreur de pizzas. Jusqu’ici, rien de plus classique. Mais il y a 18 mois, l’État de Washington était sur le point de légaliser la vente de cannabis, et Evan Cox savait que les premiers points de vente officiels de cannabis mettraient du temps à ouvrir.
Entreprenant et décidé, il monte Winterlife, un service de livraison à domicile. Pour lui, finis les pizzas, c’est de la dope qu’il livrera maintenant ! Interviewé par le Courrier International, il confie qu’"on n’a pas besoin de garder le produit au chaud, donc il n’est pas nécessaire de retourner à la base aussi souvent qu’avec les pizzas." Un gain de temps et de praticité.
Et depuis le lancement de sa boîte, ce n’est pas que du temps qu’il gagne : Winterlife génère 1 million de dollars (730 000 €) par mois et emploie 50 personnes ! Mais si acheter du cannabis est maintenant légal dans l’État de Washington, en livrer reste passible de sanctions. Evan Cox ne peut donc pas ouvrir de compte en banque en raison de la législation fédérale. Il n’est donc payé qu’en espèce. Lors de ses livraisons, il doit sûrement peser plus lourd en argent qu’en cannabis… Le filon est bon à exploiter, la concurrence s’accroît.
Livreur cannabis. Qui sait ce que ce coursier transporte ... ?
Mais comment ça marche concrètement me direz-vous. Rien de plus simple : être recommandé par un client, appeler le numéro et attendre une heure qu’un jeune homme bien habillé se ramène incognito, souvent en vélo, avec un sac à dos vissé sur le dos, rempli de beuh variée !
Le paquet de 25 grammes coûte en moyenne 50 dollars (37 €) ; c’est plus cher que d’acheter dans la rue mais c’est beaucoup moins dangereux et beaucoup plus pratique.
Pour Mark Kleiman, de l’université de Californie, les autorités devraient favoriser les services de livraison plutôt que les ouvertures de magasins spécialisés : "Ces derniers ont un impact négatif sur le voisinage, attirent les braqueurs, ainsi que des mineurs qui demandent aux passants adultes d’acheter pour eux.
De plus, comme les boutiques d’alcool, ils ont un effet incitatif et dissuadent les consommateurs excessifs d’arrêter". Quelque chose me dit que ces universités consacrées au cannabis ont encore de beaux jours devant elles !
Crédit photos / vidéos : http://fr.wikipedia.org/wiki/Coursi...), tbo.com