Le témoignage de Jacques

Bonsoir,
Je suis atteint d’une sclérose en plaque depuis décembre 1995. Jai un traitement "bétaféron" depuis 6 ans 1/2 Voilà 2ans 1/2, j’ai vu une émission sur l’utilisation thérapeutique du cannabis et marre de d’avaler un peu trop de médicaments, j’ai testé...
A l’époque, je remarchais modestement (100 mètres) aidé d’une canne, autrement, fauteuil roulant...
J’ai essayé en un premier temps de fumer, les effets au niveau de la douleur sont indéniables.
Malgré tout, je constatais " un mieux " sans pour cela être pleinement satisfait.
J’ai donc tâtonné pour arriver à une décoction dans l’huile, une cuillère à soupe matin&soir pendant un mois, les résultats furent différents, j’avais le sentiment de pouvoir gérer différemment la douleur. Je suis donc parti sur un protocole de décoction + fumer et au regard des résultats obtenus, je n’ai pas changé le traitement.
Voilà 22 mois, on pouvait constater à l’IRM que des plaques étaient devenues inactives (donc la myéline de se détruisait plus), mais il restait néanmoins des plaques actives où la maladie continuait à progresser. Depuis juillet 2001, je remarche normalement, ce fût difficile au début, il me fallait me re muscler et perdre du poids (j’étais à 125 kilos). Je n’ai plus de canne ni de fauteuil et j’ai repris une activité professionnelle normale (je suis formateur multimédia). Sur l’IRM passé au mois de septembre 2002 on peut constater que plus aucune plaque n’est active et que du côté droit du cerveau, certains composants de la myéline se reconstitue. Le radiologue pensant que sa machine était déréglée ou défaillante, effectua une deuxième fois les examens... les résultats sont là et bien là. En deux ans ½, j’ai fait d’énormes progrès : je n’ai plus de déséquilibre à la marche, je ne gère plus l’intensité de la douleur mais son apparition. J’ai une nouvelle vie.

Contradictions ?
Je ne me sens pas concerné par la dépénalisation ou la libéralisation, je suis peut-être passé à côté. C’est un débat que je trouve surréaliste. Je suis prêt à assumer mon traitement devant la justice de mon pays. Quel homme pourrait m’interdire de me soigner comme bon me semble et d’être non pas dans l’hypothèse d’un traitement de substitution mais dans la réalité d’un début de guérison ? Quel homme ?

à mon témoignage, il serait peut-être bon d’ajouter que tous les contacts pris auprès d’une équipe médicale ayant été à l’origine d’un protocole thérapeutique s’est soldée par une fin de non recevoir : il me reste à aller consulter en belgique...

Jacques