Le cannabis limite les risques d’infarctus et permet de ralentir la progression de l’athérosclérose
Le cannabis limite les risques d’infarctus GENÈVE Stupéfiante découverte d’un professeur de l’Université
Pris en petite quantité, le cannabis permet de ralentir la progression de l’athérosclérose, première cause de mortalité en Europe chez les adultes. Cette stupéfiante découverte, on la doit au Pr François Mach, de l’Uni de Genève et du service de cardiologie de l’Hôpital cantonal. Son travail est publié aujourd’hui dans la revue scientifique de référence, Nature.
En deux mots, l’athérosclérose est une maladie des artères qui se développe sur plusieurs années et qui est surtout causée par l’hypertension, le cholestérol, le tabac, le diabète et le surpoids. Les artères se rétrécissent, se bouchent, et on risque de subir un infarctus ou une attaque cérébrale. « Notre groupe de recherche s’intéresse au processus inflammatoire lié au développement de l’athérosclérose, explique le Pr François Mach. Nous voulions voir s’il était possible de diminuer l’inflammation et, par conséquent, la progression de la maladie. Or le cannabis a des propriétés anti-inflammatoires. » Des tests ont été pratiqués sur des souris génétiquement modifiées afin de provoquer l’athérosclérose. Et l’ajout de faibles doses de cannabis dans leur nourriture a livré des résultats probants ! « Les souris ont reçu un dixième de ce qu’on trouve dans un joint. Si on augmente la dose, on perd l’effet anti-inflammatoire. Fumer un pétard n’a donc aucun effet sur l’athérosclérose. Au contraire, cela fait augmenter la tension artérielle », précise François Mach. Inutile donc de vous allumer un joint avec l’excuse de vouloir ainsi limiter le risque de faire un infarctus ! FABIANO CITRONI