Accidents routiers : la notion judiciaire de victime ne s’applique pas aux consommateurs de cannabis !
Les fumeurs sont habitués à toutes sortes d’abus et d’injustices, et de vexations, corporelles ou non. Mais là, quand même, c’est un peu fort de café ! Même techniquement victime d’un accident routier, chose ici prouvée par témoins, l’usager reste condamné comme s’il était responsable de l’accident ! Les passagers d’un véhicule qui seraient positifs aux THC, sont pour l’instant encore, épargnées de la folie judiciaire, mais pas ceux qui tiennent le volant ou un guidon ! J’annonce ici que les statistiques routières sont formelles à cet égard : sur l’ensemble des accidents mortels relevé en France dont un des chauffeurs était positif à au moins un stupéfiant en 2012 (seules statistiques complètes depuis lors) 58 % des conducteurs positifs n’étaient pas responsable de l’accident qu’ils ont subis. De plus, aucune distinction n’est faite entre produits stupéfiants tous réunis dans la même case. Or, dans l’hystérie collective, Costentin et consorts reprochent au cannabis 100% de ces accidents mortels alors qu’en fait, nous sommes bien loin de ce compte ! Vous ne me croyez pas ? Et bien constatez le par vous-même dans le document suivant :
Publié le 14/10/2014
www.paris-normandie.fr/detail_artic...
Au Havre, deux condamnations après un étrange accident grave
Tribunal : malgré un contexte trouble, une automobiliste et un scootériste ont été condamnés après un grave choc, en 2012, au Havre.
« La situation est particulière du côté de Monsieur. Prévenu, il est aussi victime », résume le parquet. Dans cet accident de la route, si le Havrais de 31 ans a conduit avec du cannabis dans le sang, il a surtout été percuté par la voiture de la seconde prévenue, âgée de 47 ans. Chacun maintient être passé au vert le mercredi 19 septembre 2012, vers 17 h 30.
Quartier de Caucriauville, les chemins des deux Havrais se croisent à l’angle de l’avenue d’Arromanches, d’où débouche la femme en Ford Focus, de la rue du Général-Ferrié, où elle compte bifurquer, mais aussi de la rue du Lieutenant Clérivet, d’où arrive le scooter de 500 cm³, d’après les constatations de la police. Mehdi, à scooter, slalome entre des véhicules dans une circulation dense, dit un riverain. Il le conteste. Il décrit ensuite avoir été projeté au sol, tout comme son passager, aujourd’hui âgé de 28 ans, par l’automobile qui lui coupe la route en tournant à gauche.
Tout le monde au vert ?
Il vient alors de franchir le feu vert, ajoute-t-il. « Non, c’est moi qui avais le feu vert », soutient Laurence, la conductrice. Elle est contredite par un premier piéton ayant assisté à la scène. Grâce à un appel à témoin, un second passant offre le même récit que le précédent. La prévenue, jusqu’ici inconnue de la justice, agite la tête pour montrer son désaccord.
Si l’accident commence à se faire ancien, l’état de santé du scootériste n’a été consolidé qu’en juin dernier. Il a souffert d’un traumatisme crânien, mais aussi d’une fracture du thorax et d’un bras. « Mon client en paye encore le prix aujourd’hui, insiste Maître Guillaume Routel, son avocat. C’est un garçon manuel qui exerçait dans la manutention. Il ne le peut plus depuis ce jour et il a toutes les difficultés à se réinsérer. » L’avocat rappelle que « Monsieur n’est pas à l’origine de l’accident. Dans son esprit, il est avant tout victime. »
Malgré tout, il est également poursuivi en raison du cannabis retrouvé dans son sang. Le jeune homme se souvient d’avoir fumé la veille du choc. L’analyse sanguine révèle plutôt « une consommation dans l’heure ».
Déjà condamné pour deux délits par le passé, il écope de 60 jours-amende à 3 €. Pour la première mention à son casier, la femme, chez qui ni drogue, ni alcool n’étaient présents, est condamnée à 2 mois de prison assortie du sursis. Elle devra aussi régler une amende de 100 €. À l’audience pénale, le scootériste blessé n’a pas souhaité se constituer partie civile.
