"La consommation de cannabis peut être prévenue, réduite ou retardée" par techno-science.net
Analyse : c’est le dernier "dada" de la gente prohibitive : la protection de la jeunesse ! Nous avons déjà abordé le sujet. Voici plus de détails sur une annonce qui fait grand bruit et qui, très certainement, est un peu ... exagérée. En fait : on assiste à la rhétorique classique de la prohibition ... mais dans un élan un peu plus noble toutefois ! Ces gens n’ont aucune preuve de ce qu’ils affirment dans les troisième et quatrième paragraphes de l’article suivant ! Pour autant leur inquiétudes sont recevables du fait qu’il s’agit de protection de jeunesse et que quelques études semblent confirmer celles-ci. Pour autant n°2, il existes quelques études autres qui contredisent cette "théorie" et il n’en est pas tenu compte ici. On peut reprocher aussi que la prohibition cherche une "niche refuge" pour continuer d’exister au minima au niveau structure comme au niveau budgets ! On peut aussi reprocher à des gens qui n’ont su utiliser que la violence et la répression pour en arriver au stade que vous connaissez (plus de 13.5 millions de consommateurs en France), de vouloir maintenant s’occuper des jeunes ... vu sous cet angle, ça fait peur ! Alors, à vous de vous faire un avis, lectrices, lecteurs, sur ce qui vous est présenté ici ... ! Pour affiner votre avis, n’ayez pas peur de consulter les archives de l’IACM Bulletin qui traite de toutes les études officielles sur le cannabis. Et vous constaterez que certaines d’entre-elles contredisent ce qui vous est expliqué ici ! Considérons cependant que l’idée d’éducation soutenue par cette université est bonne et nous vous expliquerons pourquoi dans le PS.
Posté par Adrien, le Mardi 02/06/2015 à 12:00
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La consommation de cannabis peut être prévenue, réduite ou retardée
En réaction aux changements rapides des contextes culturel et juridique, des chercheurs de l’Université de Montréal et du CHU Sainte-Justine ont découvert une façon de prévenir, de réduire ou de retarder la consommation de cannabis parmi les jeunes à risque.
Image : Istock
En réaction aux changements rapides des contextes culturel et juridique, des chercheurs de l’Université de Montréal et du CHU Sainte-Justine ont découvert une façon de prévenir, de réduire ou de retarder la consommation de cannabis parmi les jeunes à risque.
Les consommateurs de cannabis s’exposent à des déficits neurocognitifs, à des réussites scolaires et professionnelles moindres, à des accidents de la route, à des symptômes psychiatriques exacerbés et au déclenchement d’une psychose. Les adolescents sont particulièrement à risque puisque leur cerveau est en développement.
Les jeunes qui ont consommé de la marijuana ont démontré une plus grande difficulté à maintenir leur attention et à contrôler leurs impulsions ainsi que des processus cognitifs altérés. "La consommation de marijuana est très fréquente chez les adolescents en Amérique du Nord et en Europe, souligne Patricia Conrod, docteure en psychologie, qui a mené l’étude. Dans un contexte où les attitudes et les lois par rapport à la marijuana changent, il est important de trouver des façons d’en prévenir et d’en réduire la consommation chez les jeunes à risque. Notre étude révèle que des interventions brèves et ciblées, effectuées par des professeurs formés, permettent d’atteindre cet objectif."
L’étude portait sur 1 038 élèves britanniques à risque élevé et leurs professeurs dans 21 écoles secondaires de Londres. Les jeunes, qui étaient en secondaire 4 (dixième année dans le système britannique, troisième en France), ont été considérés comme à risque élevé selon leurs réponses à une évaluation de la personnalité validée en clinique. Les personnes qui sont sujettes à l’anxiété ou aux pensées négatives, qui sont impulsives ou à la recherche de sensations fortes sont reconnues comme ayant un risque élevé de consommation de drogues. "Les élèves ont participé volontairement à deux séances cognitivocomportementales de 90 minutes, qui avaient été adaptées à leur type de personnalité. Ces séances, qui leur donnaient l’occasion d’apprendre à partir de scénarios réels expliqués par d’autres jeunes à risque, ont été conçues pour donner des exemples de mécanismes de gestion du risque. Le cannabis n’était pas mentionné directement à moins que les élèves abordent le sujet", explique Ioan T. Mahu, premier auteur de l’étude. "Bien que nous ayons observé que le programme retardait la consommation de cannabis en plus d’en réduire la fréquence chez tous les jeunes participants, nos résultats indiquent surtout que le programme est particulièrement efficace pour prévenir la consommation chez les adolescents les plus à risque, ceux à la recherche de sensations fortes", affirme Mme Conrod.
Environ 25 % des jeunes à risque élevé ont commencé à consommer du cannabis pendant l’étude de deux ans. L’intervention a été associée à une réduction de 33 % des taux de consommation de cannabis dans les six premiers mois qui l’ont suivie, puis à une fréquence réduite de consommation pour les six autres mois suivants. "Au sein du groupe au risque le plus élevé, soit les jeunes à la recherche de sensations fortes, l’intervention a été associée à une réduction de 75 % des taux de consommation de cannabis pendant les six mois ayant suivi l’intervention, ainsi qu’à une réduction importante de la fréquence par la suite", souligne Mme Conrod. La consommation de drogue a été déterminée au moyen de questionnaires anonymes remplis par les participants tous les six mois au cours des deux ans ayant suivi le début de l’étude. Le protocole d’évaluation incluait un certain nombre de procédures pour écarter les données provenant d’élèves qui faisaient de fausses déclarations.
Les amateurs de sensations fortes ont besoin d’un degré élevé de stimulation, et ils sont prêts à prendre plus de risques que la moyenne pour vivre des expériences excitantes. Ils tendent également à présenter peu d’inhibitions et une faible tolérance à l’ennui. "Les personnes à la recherche de sensations fortes sont particulièrement à risque de consommer du cannabis parmi cette tranche d’âge. Il est possible que d’autres traits de personnalité prédisposent les sujets plus âgés à ce comportement, affirme M. Mahu. Des recherches futures pourraient déterminer les motivations qui mènent à la consommation de cannabis chez les personnes appartenant à d’autres types de personnalité à risque. Il serait alors possible d’élaborer des programmes d’intervention aussi efficaces pour elles que celui-ci pour les amateurs de sensations fortes."
Selon Mme Conrod, auteure en chef, "en raison des effets délétères bien documentés d’une utilisation hâtive de la marijuana chez les adolescents, la prévention et le retardement de ce comportement sont de la plus grande importance pour le public, particulièrement au moment où la société expérimente diverses politiques publiques pour encadrer les méfaits liés au cannabis".
P.-S.
L’idée est simple mais ne pourrait pas fonctionner en France qui pénalise tout. Dans les régions du monde ou le cannabis est plus ou moins légalisé, on peut expliquer aux jeunes que cette substance est dangereuse pour eux mais pas pour les adultes et que s’ils veulent consommer du cannabis, pas de problème, mais ils attendront l’âge légal prévu par la Loi. Comme pour le tabac et l’alcool, à propos ! C’est un problème d’éducation, tout simplement ! Mais attention : la prohibition pure et dure va chercher à interpréter le "truc" à sa façon !
Alors évidemment, on ne peut empêcher quelques cas de passer outre ces recommandations, mais force est de constater que sur le plus gros de la masse, ça fonctionne ! Et donc, les buts recherchés par les institutions de Santé Publiques, sont atteints et même dépassés !
L’idée est de retarder le plus possibles les consommations à risques comme l’alcool et le tabac et non plus de tout bêtement interdire sous fond de sanctions aux conséquences drastiques et parfois funestes !
Cela fait des décennies que nous vous l’expliquons, nous autres activistes du chanvre ! On ne peut dire que "enfin" ou "ce n’est pas trop tôt" ! La démarche est bonne car non coercitive ! Nous la soutenons ... !