"La Ville de Bruxelles durcit sa lutte contre la drogue" par DH.be

Par N. G. Publié le lundi 17 août 2015 à 17h52 - Mis à jour le lundi 17 août 2015 à 18h47

http://www.dhnet.be/regions/bruxell...

La Ville de Bruxelles durcit sa lutte contre la drogue

Bruxelles De nombreuses opérations ont été menées par la police en mai et en juin dans les quartiers Marolles et Anneessens.

C’est dans son plan zonal de sécurité 2014-2017 que la police de Bruxelles-Capitale/Ixelles a tracé les grandes orientations de sa politique pour la période actuelle. Ces grandes priorités sont, en matière de sécurité et de qualité de vie, les vols, les nuisances (bagarres, ivresse publique, comportements violents) et enfin la sécurité routière. Mais sur les problématiques liées à la drogue, rien ou presque.

Pour le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Yvan Mayeur (PS), cela va changer. Il a ainsi décidé de remettre la lutte contre le trafic et la production de stupéfiants parmi les priorités de la police. “Le parquet général estime que la consommation de drogues douces est la dernière des priorités. Je peux le comprendre mais la dépénalisation est un débat politique qui doit être mené par le parlement. En attendant, reste le problème du deal qui crée de graves nuisances”, commente le bourgmestre qui pointe du doigt un trafic de rue qui augmente le sentiment d’insécurité et l’insécurité réelle. “Les gens en ont marre de voir dealer au coin de leur rue et au pied de leur immeuble”.

Ainsi, la police Bruxelles-Capitale Ixelles a mené des actions très ciblées contre les dealers de stupéfiants en mai et en juin dans le quartier des Marolles et sur le boulevard du Midi. “Il y avait beaucoup de plaintes dans ces quartiers. Il semble que ce soit un pôle d’attraction pour les consommateurs et surtout les vendeurs en raison de sa proximité avec la gare du Midi. C’est l’axe Marolles – Anneessens – porte de Ninove qui est le plus problématique”, explique Christian De Coninck, porte-parole de la police bruxelloise.

En deux mois, la police a fait le ménage dans le quartier. Elle a procédé à 62 arrestations en flagrant délit, soit une moyenne de plus d’une arrestation par jour. Elle a également saisi 44.000 € liés au trafic de drogues. Ces arrestations ont donné lieu à 21 mandats d’arrêts délivrés par un juge d’instruction.

Les policiers connaissent le terrain et parlent avec les habitants ce qui permet d’identifier les endroits problématiques et d’effectuer des interpellations en flagrant délit. Si c’est plus compliqué, comme par exemple si le trafic se passe dans une habitation, on met alors en place une opération plus importante”, conclut le commissaire.

Mais le commerce de la drogue est une criminalité très compliquée à éradiquer. Lorsque l’on s’attaque à un endroit problématique, il se déplace. La zone de police dit être attentive au phénomène et collaborer avec les autres zones et la police fédérale pour l’éviter.