"L’impact psychologique du cannabis" par Le Figaro.fr
Citation : " ... Et même, certains faux souvenirs peuvent faire intrusion dans son récit d’un fait passé ... » Aussi les témoignages de fumeurs de cannabis sont-ils considérés comme peu fiables dans certaines enquêtes policières". D’entrée de jeu, l’article débute par une grosse connerie car il ne fait pas la part des choses entre l’expérimentateur occasionnel et celui aguerrit ! Un article qui tombe donc dans les clichés et qui s’appuie sur les déclarations pseudoscientifiques de gens qui parlent du cannabis mais n’en consomment pas ! ... Le fumeur a du mal à se rappeler ce qu’il a vécu quand il était sous l’effet de la drogue, explique Étienne Quertemont. Et même, certains faux souvenirs peuvent faire intrusion dans son récit d’un fait passé. Là, nous arrivons au summum du fantasme cannabique, tel qu’il est enseigné par la Scientologie ... Remarque (je vais être méchant, hé-hé), cela passe dans le Figaro ... il ne faut pas s’attendre à mieux que du politiquement correct ! J’ai juste un truc à dire : madame Pascale Senk, fumez un bon pétard de Weed (essayez, personne n’en est jamais mort) et remettez-vous à réécrire cet article ... et nous sommes certains qu’il en sera profondément modifié ! Je ne cherche pas à vous inciter à la consommation ... chose interdite en France, je veux juste dire que vous ne savez pas de quoi vous parlez ... !
Par Pascale Senk - le 09/02/2015
http://sante.lefigaro.fr/actualite/...
L’impact psychologique du cannabis
Mots clés : cannabis, psychologie

Si l’on n’évalue pas encore ses conséquences à long terme, ses effets immédiats sur la personnalité sont décryptés.
Jack a 17 ans. Il consacre ses journées à fumer des joints, traquer les lieux où acheter des « barrettes de shit », traîner avec ses copains… Mais la plupart du temps, il s’efforce de rassembler ses idées, d’y voir plus clair dans ses petits méfaits du quotidien et de calmer ses peurs.
Jack est le héros d’un premier roman best-seller en Suisse (Ils sont tous morts, éd. L’Age d’homme) qui, bientôt adapté au cinéma, a fait de son auteur, Antoine Jaquier, le lauréat du prestigieux prix Édouard Rod 2014 et l’une des personnalités les plus remarquées du pays. Si les aventures quelque peu pathétiques de ces ados en errance se passent dans les années 1980, c’est parce que le romancier les a lui-même vécues. Il a donc su raconter « de l’intérieur » les effets du voyage haschischin, jusqu’à la dérive dans des drogues plus dures.
Aujourd’hui, outre l’écriture, Antoine Jaquier est animateur social à Lausanne et très engagé auprès de jeunes en difficulté. Parmi ceux-ci, beaucoup sont des fumeurs réguliers de cannabis, mais ils ne ressemblent pas vraiment à celui qu’il était. « À mon époque, fumer des joints signifiait qu’on ne voulait pas s’intégrer à la société telle qu’elle était, explique-t-il. Aujourd’hui, c’est juste une source de “business” ou, comme chez les skateurs, très nombreux ici, un élément de code culturel. »
Crises d’anxiété et altération de la mémoire
En revanche, Antoine Jaquier reconnaît ces « états anesthésiés » qui ont tellement marqué sa jeunesse : « Comme pris dans une bulle avec ses potes de consommation, on se retrouve dans une réalité parallèle, se souvient-il. Passer un coup de téléphone pour faire avancer des projets auxquels on tient pourtant peut prendre des mois. » Cette léthargie lui a coûté cher en son temps : « Une année de plus de formation parce que je n’allais pas assez en cours. »
Cette difficulté dans l’action et l’engagement est appelée aujourd’hui « syndrome amotivationnel » par les chercheurs en addictologie, qui s’intéressent de plus en plus aux effets du cannabis sur la psychologie du fumeur. « Auparavant, on s’est beaucoup focalisé sur les conséquences quant à la santé, constate Étienne Quertemont, professeur de psychologie et directeur de recherches sur les dépendances à l’université de Liège, qui a notamment participé à l’ouvrage Regards croisés sur le cannabis (Éditions Mardaga). Mais les liens du cannabis avec la psychose ont suscité de nouveaux intérêts, plus centrés sur les altérations du système cognitif. »
Si l’euphorie, l’état de relaxation et de bien-être pendant la période d’intoxication, si savamment dépeinte par Baudelaire, sont confirmés par la science, on observe aussi chez certaines personnes des crises d’anxiété et de paranoïa. Autres effets immédiats observés : l’altération de la mémoire et de la flexibilité mentale : « Le fumeur a du mal à se rappeler ce qu’il a vécu quand il était sous l’effet de la drogue, explique Étienne Quertemont. Et même, certains faux souvenirs peuvent faire intrusion dans son récit d’un fait passé. » Aussi les témoignages de fumeurs de cannabis sont-ils considérés comme peu fiables dans certaines enquêtes policières.
Quant à la rigidité du comportement, elle empêche la personne de s’adapter à tout événement inhabituel. « C’est pour cela que le risque d’accidents de voiture sous consommation cannabique est décuplé, explique le chercheur. Freiner soudain, changer brutalement de route est difficile car, d’une part, les réflexes du conducteur sont ralentis, et d’autre part il n’a pas la mobilité psychique nécessaire pour faire face à l’imprévu. »
« On peut vraiment s’en sortir »
Ajoutez à cela la distorsion du sentiment du temps (observé même chez les animaux), l’impression d’avoir des pensées profondes - « Ce qui n’est pas celle de vos interlocuteurs ! », précise Étienne Quertemont -, une intensification des perceptions pouvant mener à des hallucinations, et la « douceur » présumée du cannabis vacille, d’autant plus que la concentration de son principe actif et addictif (le THC) s’est largement intensifiée depuis quelques années.
Mais le réel point de controverse concernant cette drogue est celui de la durée de ses effets à long terme sur le psychisme. On ignore encore si des phénomènes cognitifs comme la démotivation ou le manque de concentration peuvent perdurer, voire devenir permanents chez les gros consommateurs, ou s’ils se résorberont, même chez cette population.
Pour Antoine Jaquier, « on peut vraiment s’en sortir ». Selon lui, il faut pour cela accompagner les jeunes dans l’accomplissement de leurs potentiels en se concentrant sur leurs désirs profonds : projets artistiques, formations. « Au lieu de se concentrer uniquement sur leur dépendance, les inviter à se projeter dans un avenir qui leur fera plaisir », résume l’écrivain.
P.-S.
Je ne vais pas pourrir l’auteur de l’article car il y a exprimé de très bonne choses et d’autres, plus critiquables. Comme le sujet porte sur la psychologie du fumeur, voici la mienne : d’une part, le cannabis est la seule substance psychoactive dont on peut stopper la consommation du jour au lendemain. On ne s’en croit jamais capables mais je vous assure que lorsque la motivation y est, l’arrêt se déroule sans problème. Il suffit de le vouloir au fond de soi.
Là-dessus, l’auteur joue sur la peur d’un problème qui n’existe pas vraiment ... sauf pour quelques cas marginaux !
Ceux qui échouent ce sevrage (qui rechutent), c’est plutôt parce qu’ils ne voulaient pas arrêter au fond d’eux-mêmes et qu’ils y ont été plutôt forcés.
D’autre part, le rédacteur de l’article est bien gentil, mais il faut plutôt être assez soumis pour aller dans le sens qu’il préconise : son modèle tourne autour d’une réinsertion par le travail, ce qui peut être une bonne chose pour certain, mais pas pour tous ! Je ne suis pas né pour être l’esclave d’un particulier ou d’un système, que l’esclave de l’existence et ma vie m’appartient. Le temps que je prends pour être sous extase cannabique me parait donc légitime d’autant qu’il m’est utile tant sur le plan thérapeutique que celui créatif.
Vous constaterez que je ne suis pas oisif pour autant : j’ai produis plus de 1200 articles en an à Chanvre Info et je ne fais pas que cela dans ma vie ! Mais il est vrai que je ne travaille pas, d’un point de vue fiscal et ANPE (je suis bénévole).
Je fais ce qui me plait et je pense que je le fais bien, car justement, cela me plait ! Il en est de même pour tous ceux qui couplent leur consommation de cannabis avec de la créativité (musicale, informatique, graphisme ... ou autre).
J’ai l’impression qu’ici on confond le fait de ne pas travailler officiellement avec de l’oisiveté. Certes, le cannabis ralenti considérablement le consommateur jeune ou novice, mais c’est beaucoup moins vrai lorsque se développe la Tolérance chez un consommateur "aguerri". Beaucoup d’individus consomment dans la tranche artisanale et celle des entrepreneurs indépendants, un monde de forçats du travail. Si on s’en tient au raisonnement de l’auteur de l’article, le cannabis ne peut mener qu’à une situation où l’on est obligé d’en cesser la consommation ! C’est faux, en tous cas, pas forcément vrai pour tout le monde perso, je vis très bien avec, depuis plus de 37 ans ! Enfin, je vis très bien avec … en dehors du contexte judiciaire parce qu’à ce niveau, c’est plutôt un cauchemar !
A bien relire l’article, vous y trouverez quelques point autres à rediscuter ou à compléter. Mais j’ai bien aimé sa chute finale : "... Au lieu de se concentrer uniquement sur leur dépendance, les inviter à se projeter dans un avenir qui leur fera plaisir ... : c’est tout à fait cela !
Le fumeur, plus que quiconque, carbure à l’émotivité : "ça lui plait ou cela ne lui plait pas" ! Et quand cela lui plait, il est capable de "décrocher la lune", ce que le "quidam" ne saura pas faire. Mais quand cela ne lui plait pas, vous vous en rendez vite compte ... !
Lapalisse lui-même l’aurait dit : "la légalisation du cannabis pourrait, pour beaucoup, inviter les fumeurs à se projeter dans un avenir qui leur fera plaisir !". Je veux expliquer par-là, qu’il y aura beaucoup moins de marginalisation et de rejets sociétaux ! Faut-il encore que la société veuille bien vouloir jouer ce jeu démocratique car pour le moment, elle "se la joue" plutôt dictature que démocratie ! Au point que j’ai vraiment envie de ne plus y participer, juste de lui résister !
JLB