"L’étude santé du jour : un risque de psychose accru chez les hommes qui fument du cannabis" par MetroNews

Houlà : voici que Metronews relaye une étude qui va un peu vite en besogne dans les interprétations qu’elle fait de ses données (en tout cas comme MetroNews le présente dans son titre). Dans la catégorie "psychoses cannabiques", le plus grand nombre de cas sont de simples bad-trips (surdosages) que l’on associe aux psychoses. Puis viennent des cas plus pathologiques dont une partie aussi sont discutables comme l’accusation de déclenchement de schizophrénie que d’autres études réfutent ou minimisent. Enfin, la "théorie hormonale", toute séduisante qu’elle soit, reste ... une théorie parce qu’elle n’a pas été vérifiée et prouvée à ce jour. A propos, l’article mentionne les états américains qui ont légalisés le cannabis. Il serait bon d’attendre les études en cours réalisées dans ces états (il y en a plusieurs) parce que dans ce cas, on aurait des chiffres et des faits bien plus précis et crédibles puisque les concernés, n’ont plus de raisons de se cacher et/ou de mentir.


Publié le 27-07-2015 à 12:38. Mis à jour le 27-07-2015 à 14:08

http://www.metronews.fr/info/l-etud...

L’étude santé du jour : un risque de psychose accru chez les hommes qui fument du cannabis

En France, le cannabis reste de loin la drogue illicite la plus plébiscitée chez les 18-25 ans. Sebastian Remme/REX/REX/SIPA

L’ÉTUDE SANTÉ DU JOUR - Les hommes sont quatre fois plus susceptibles que les femmes de développer une psychose en fumant du cannabis, d’après des scientifiques.

En France, le cannabis reste de loin la drogue illicite la plus plébiscitée chez les 18-25 ans  : 23% des jeunes femmes et 34% des jeunes hommes en consommeraient régulièrement, d’après les derniers chiffres de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Aux États-Unis, après le Colorado, l’État de Washington et l’Alaska, l’Oregon va devenir le quatrième État américain à légaliser le cannabis récréatif.

Et pourtant, de plus en plus d’études suggèrent que la consommation de marijuana n’est peut-être pas aussi inoffensive que le croient les adolescents, et parfois leurs parents. D’après les résultats d’une nouvelle étude, les femmes seraient moins susceptibles que les hommes de souffrir de psychose cannabique. Autrement dit, de graves problèmes de concentration, d’hallucinations visuelles ou auditives, de paranoïa ou encore de schizophrénie.

Méthodologie  : comparer les admissions pour psychose cannabique

Des scientifiques de l’université de New York ont analysé des données issues du fichier de la Sécurité sociale britannique, le National Health Service (NHS), pour connaître le nombre d’admissions pour psychose cannabique dans les hôpitaux en Grande-Bretagne. Objectif  : comparer le risque chez les fumeurs de cannabis en fonction du sexe de la personne.

Ce que l’étude a montré  : quatre fois plus de risques chez les hommes

Les résultats de l’étude, parus dans la revue Advances in Dual Diagnosis, montrent que les hommes ont quatre fois de risques que les femmes de souffrir d’une psychose ou de schizophrénie en fumant régulièrement du cannabis. La raison  ? Une barrière défensive contre les effets du cannabis, que formerait l’œstrogène, une hormone naturelle sécrétée par l’ovaire, qui assure la formation, le maintien et le fonctionnement des organes génitaux.

Ce que l’étude va changer  : un lien entre les hormones et les effets du cannabis

Le scientifique Ian Hamilton, qui a dirigé l’étude, admet toutefois qu’il est possible que les résultats soient faussés, sachant que les données contenues dans les dossiers d’admission du NHS ne mentionnent pas les facteurs sociaux. En outre, il semblerait que les femmes soient moins nombreuses à consulter pour des problèmes liés à la drogue que les hommes, même en cas de psychose sévère.

Mais ce n’est pas la première fois qu’une étude met en avant le rôle des hormones sur les effets du cannabis. Une étude menée par des chercheurs de l’université d’Aberdeen aux États-Unis avait montré que la consommation régulière de cannabis réduit les niveaux de testostérone des hommes, et a par conséquent un impact négatif sur la fertilité masculine.