" L’Iboga peut mettre fin à la dépendance aux drogues dures en quelques heures !" par L’Humanosphère
Les États disposent de solutions pour réduire les addictions aux drogues dures et en voici une particulière. Mais ils ne veulent pas s’engager dans cette voie car la toxicomanie est le fond de commerce et de leur politiques sécuritaire et des industries pharmaceutiques (Big Pharma) qui font leur choux-gras avec. L’iboga est interdit en France depuis quelques années car l’État français a attendu une mort provoquée par une surdose pour en justifier l’interdiction. Du coup : vous connaissez la chanson ! Substance interdite = aucune recherche autorisée, pas de cultures développées ... bien joué ! Mais bon, comme le rappelle l’article suivant : l’Iboga tue bien moins que l’aspirine ! Cannabis, Iboga … ils nous prennent pour des cons, savez-vous ? Mais on peut leur donner un peu raison car jusqu’à présent, nous avons été cons de nous laisser se faire "embobiner" !

Posted by Ema Sandron × 11 juillet 2015 at 12 h 28 min
http://www.humanosphere.info/2015/0...
L’Iboga peut mettre fin à la dépendance aux drogues dures en quelques heures !
karmaburn.org
Cet article ne peut pas être votre seule source de renseignement.
Vérifiez, fouillez avant d’utiliser ou d’acheter !!!!!
Santé – Plantes : Au Gabon pousse une plante qui peut sevrer une personne dépendante aux drogues dures ! Cette plante s’appelle l’Iboga.
Bien entendu, menacée, cette plante tropicale aux vertus thérapeutiques exceptionnelles devraient être plantée un peu partout afin de pouvoir soigner nos enfants.
A savoir : L’ibogaïne est une tryptamine, proche de la psilocine et de la psilocybine (substances présentes dans les champignons hallucinogènes), psychostimulante et hallucinogène à forte dose. Cette molécule interagit avec des neurotransmetteurs, principalement la sérotonine et le glutamate, et bloque des récepteurs aux opiacés. C’est un antagoniste des récepteurs NMDA (activés par le glutamate), ce qui expliquerait ses propriétés anti-addictives. J’ai lu à plusieurs reprises qu’elle n’est pas plus dangereuse que l’aspirine[/su_heading]
« Elle est efficace dans le sevrage aux opiacés pratiquement la plupart du temps. Certains patients ont des effets persistants après. Mais il n’y a jamais eu une étude en double aveugle, ce qui est nécessaire pour définir les taux de réussite réels », explique Deborah Mash, professeure de neurologie et de pharmacologie moléculaire et cellulaire à l’université de médecine de Miami.
Les dernières études ont quant à elles mis en évidence de nouvelles propriétés importantes : l’iboga a des effets stimulants sur le métabolisme énergétique et, selon le professeur Dorit Ron en Israël, l’ibogaïne stimule la synthèse et la libération de neurotrophine, qui aide les voies nerveuses à se régénérer et le cerveau à se réorganiser.
Des témoignages confirment son efficacité : « Ma vie a complètement changé, douze heures après mon traitement à l’ibogaïne, j’étais sevré de dix-sept ans d’addiction. C’était incroyable, je ne peux pas l’expliquer », témoigne Roberto, 45 ans, un Italien qui vivait à New York et avait une consommation quotidienne d’héroïne, de cocaïne et de méthadone, clean depuis sept ans. « J’ai été sevré de trois ans de dépendance à la cocaïne en un week-end en 2004. Depuis, je n’ai jamais rechuté », souligne Eric, un Français de 37 ans. « Mon sevrage a été immédiat. Alors qu’il m’était inimaginable de ne pas prendre de doses car j’en étais à plusieurs grammes par jour », précise Nicolas, ancien dépendant à la cocaïne, sevré depuis trois ans. (src)
Voilà, vous savez l’essentiel, si vous voulez en savoir plus, tapez simplement « Iboga » ou « Ibogaïne » dans un moteur de recherche et sur Youtube.
Antithèse : le classement comme stupéfiant, l’intéret des industries pharmaceutiques, les 160 millions d’addicts aux drogues dures, font planer un grave risque sur cette plante. Vendu à des prix excessifs, elle fait l’objet d’un trafic immense motivé par la seule cupidité, qui pourrait, à terme, provoquer son extinction.
Voici un texte qui met en évidence des effets de la prohibition :
Publié par La Rédaction dans CULTURE sur samedi 13 juin 2015 à 2:22 / 13 commentaires
http://gabonreview.com/blog/iboga-t...
Iboga : Trafic, contrefaçon, pillage et massacre de l’« Âme du Gabon »
Des cliniques spécialisées dans les pays occidentaux, de la contrefaçon et un trafic international monstre autour de l’iboga échappent totalement aux autorités et au fisc gabonais. Ce qui entraine une inflation ahurissante de son prix et met en danger les réserves d’iboga au Gabon, au détriment des Bwitistes et tradipraticiens, gardiens de la culture et des pratiques ancestrales autour de cette plante qui pourrait disparaitre du domaine public d’ici 2018 si rien fait. La détresse d’un pan important du « Gabon vert ».
Capture d’écran de Google Images concernant le mot-clé « Iboga ». © Google.com
Le 6 juillet 2000, le conseil des ministres déclarait l’iboga « Patrimoine Culturel National », « signal d’une révolution imminente, celle qui permettre au Gabon de renouer avec sa véritable identité et de résoudre de grands problèmes philosophiques ». Qu’en est-il des mesures prises suite à cette déclaration sous l’impulsion du défunt président El Hadj Omar Bongo Ondimba ? Gélule d’Iboga, vendue dans un clinique du Costa Rica qui propose à 2,75 millions CFA une cure de 14 jours. © newlifeiboga.com
Gélule d’Iboga, vendue dans une clinique du Costa Rica qui propose à 2,75 millions CFA (4 180,00 EUR) une cure de 14 jours. © newlifeiboga.com
Yann Guignon, un français de 40 ans, consultant international en médiation interculturelle et développement durable (cabinet Traits d’Union), spécialiste de la recherche sur l’iboga et initié au Bwiti depuis maintenant 10 ans, nous dresse un bilan inquiétant relativement à la protection de cette « ressource stratégique » et sacrée pour encore bon nombre de citoyens gabonais.
L’iboga est connu et étudié par les chercheurs occidentaux depuis maintenant près de deux siècles. Mais c’est en 1962, qu’un chercheur américain, Howard Lotsof, découvre les capacités anti-addictives aux drogues dures de l’iboga et en particulier de son principal alcaloïde : l’ibogaïne.
Suite à cette découverte concernant plus de 160 millions de personnes dépendantes aux opiacés (cocaïne, héroïne, crack…) dans le monde, des recherches seront entreprises dans plusieurs pays, principalement aux États-Unis, donnant lieu à près d’une douzaine de dépôts de brevet sur l’utilisation de l’ibogaïne et des autres principes actifs contenus dans la racine d’iboga à différentes fins thérapeutiques au delà de la simple perspectives de rupture de la dépendance aux drogues. Ainsi seront étudiées les possibilités d’utiliser les molécules extraites de ce que les traditionalistes gabonais appellent « le bois sacré » contre la maladie d’Alzheimer, les maladies neurodégénératives dans l’ensemble notamment post AVC, l’hépatite C, le diabète, la dépression, l’immunodéficience….
Bien que le peuple gabonais soit également concerné dans son ensemble par les maladies précitées, et encore plus des possibilités offertes par son patrimoine culturel ancestral et des ressources phytothérapeutiques à portée de leur main, ces recherches effectuées à l’étranger ne leur auront aucunement profité. Bien au contraire…
Avec l’avènement des nouvelles technologies d’information et de communication, notamment Internet, l’hyper médiatisation de l’iboga outre-Atlantique donnera naissance à une vague largement sous estimée de candidats à la consommation de cette plante endémique à la forêt équatoriale d’Afrique centrale.
A ce jour plus d’une centaine de centres à travers le monde dispensent des cures de désintoxication aux drogues et/ou de « développement personnel/spirituel » portant gravement atteinte aux réserves d’iboga disponibles sur le territoire gabonais et donc, par conséquent, à la bonne pratique des traditions gabonaises développées autour de cet arbuste utilisé par celles-ci depuis des millénaires.
L’iboga est aujourd’hui vendu sur internet sous diverses formes, en écorces râpées, en gélules, en homéopathie, en extractions chimiques ou en solution buvables. Cela a donné naissance à un trafic sans précédents, au mépris total des lois en vigueur portant protection de cette précieuse ressource.
Suite à un « État des Lieux de l’iboga au Gabon & à l’international » réalisé par Yann Guignon en 2012, sous la bienveillance du Professeur Jean Noël Gassita, l’iboga aurait connu une augmentation de 1000% de son prix sur le territoire gabonais, en 15 ans de surexploitation par des trafiquants en tout genre en lien avec des distributeurs internationaux principalement basés au Cameroun et en Afrique du Sud !
Yann Guignon en est arrivé à l’alarmante conclusion que l’iboga pourrait disparaitre du domaine public d’ici 2018 si rien n’était entrepris urgemment pour le protéger et le replanter.
Une enquête approfondie de ce dernier a permis de constater que, l’iboga se raréfiant à une vitesse stupéfiante dans ce que furent les grandes réserves sauvages et publiques sur l’ensemble du territoire gabonais, les braconniers, parfois également associés au trafic d’ivoire, ne se gênent plus pour pénétrer dans les parcs nationaux pour y arracher ce qui pourrait être qualifié d’« or vert ».
De ce fait, les tradipraticiens gabonais se trouvent dorénavant de plus en plus confrontés à la raréfaction du précieux sacrement, à une augmentation insoutenable de son prix sur les marchés et pire encore, à sa falsification entrainant de plus en plus d’accidents de santé au cours d’initiations au Bwiti notamment.
Par ailleurs, les cueilleurs/revendeurs traditionnels se retrouveraient « harcelés par des hommes en uniforme » sur la route reliant la province de la Nyanga, où se trouvent les plus grosses réserves d’iboga sauvage, à Libreville où de nombreux temples sont dépendants des livraisons de l’indispensable racine. Ces cueilleurs sont de plus en plus nombreux à se plaindre de la confiscation pure et simple de leurs cueillettes lors des barrages de contrôle ponctuant leur voyage vers la capitale. Au mépris total de leurs droits coutumiers inconnus de la plupart, les infortunés fournisseurs traditionnels sont assimilés aux trafiquants internationaux et traités comme des criminels, parfois même emprisonnés arbitrairement.
Pendant ce temps, les sites internet de vente d’iboga « origine Gabon » fleurissent en toute impunité sans la moindre action juridique des institutions gabonaises concernées. On retrouve ainsi des marchés en ligne allant jusqu’à proposer l’écorce de la racine d’iboga en provenance de Mayumba à la tonne !
Bien que la direction de la communication de la Présidence Gabonaise ai commandé une émission en août 2014, « L’iboga – Ça s’Explique », pour laquelle il a été demandé à Yann Guignon de mettre gracieusement à disposition le fruit de ses 11 années de recherches, les autorités concernées restent à ce jour sans réponse à cette problématique soulevée par la disparition galopante de l’iboga et des conséquences culturelles, écologiques, sanitaires et économiques qui en découlent.
Conscient que le Gabon traverse une période politico-économique houleuse, Yann Guignon souhaite attirer une attention particulière au sujet de cette situation qui pourrait bien priver le Gabon d’une ressource enviée par le monde entier qui, bien gérée, pourrait être source d’immenses revenus en parfaite adéquation avec le sacrosaint programme annoncé de « Gabon Vert ».
A l’heure où de faramineux et non moins contestés programmes agricoles autour des plantations de palmiers à huile ruinent la forêt gabonaise au profit de bénéfices médiocres, l’iboga pourrait être au centre d’une économie fleurissante en parfaite adéquation avec l’ambition du gouvernement gabonais de trouver de nouvelles sources de diversification de son économie mise à mal par la chute du cours du baril de pétrole.
Il parait alors essentiel de se pencher sur cette possibilité pour convoquer, dans les meilleurs délais, les parties concernées en vue d’une réflexion majeure sur l’entrée du Gabon dans la discussion internationale quant à la disparition de cette ressource tant disputée. Une conférence internationale organisée par le GITA (Global Ibogaïne Therapist Alliance) se déroulera au Mexique en mars 2016 où seront réunis les chercheurs et revendeurs d’iboga du monde entier. Le Gabon y sera-t-il décemment représenté ? Affaire à suivre…