(Ile Maurice) "Le DPP contre la dépénalisation du gandia" par lematinal.com
Alors là : j’en tiens un ! Un "grave" ! Dans le genre : "qui mélange tout" et qui ne retient des études, que celles (anciennes la plupart) qui confortent ses dires. Nul ou opportuniste ? Vu la place qu’il occupe, je serais tenté de dire "opportuniste" ! Jugez-en par vous mêmes ... ! (une partie du texte est en anglais, je vous ai rajouté les traductions entre parenthèses).
Lematinal News Service, publié le 12 aout 2015
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Le DPP contre la dépénalisation du gandia
Atyajit Boolell
Après Samioullah Lauthan, qui vient d’être nommé assesseur de la Commission de la drogue, le Directeur des Poursuites Publiques (DPP), Satyajit Boolell, exprime son opposition à toute idée de dépénaliser le gandia qui est, selon lui, une drogue extrêmement dangereuse. Accueillant la décision du gouvernement d’instituer une commission d’enquête sur la drogue, le DPP affirme dans la dernière édition de sa newsletter que le cannabis agit comme “a gateway to other illicit drugs”. (une porte d’entrée aux autres drogues)
Atyajit Boolell souligne qu’il existe des preuves scientifiques que le cannabis affaiblit la mémoire, paralyse le jugement et la capacité d’apprendre. À fortes doses, le cannabis peut causer la dépendance, provoquer la paranoïa, la psychose et la schizophrénie. Samioullah Lauthan, un des deux assesseurs de l’ex-juge Paul Lam Shang Leen qui présidera la commission d’enquête sur la drogue, affirmait récemment dans une interview exclusive au Matinal qu’il "combattrait la dépénalisation du gandia avec toutes ses forces". “La dépénalisation du gandia sera un vrai massacre. La drogue synthétique, c’est du gandia légalisé. Tout comme l’alcool est légalisé à Maurice. C’est un bon exemple de la légalisation. Il génère la violence domestique”, déclarait Samioullah Lauthan
Le DPP estime que la réhabilitation des toxicomanes est essentielle dans la lutte contre la drogue. Il note que la prison à Maurice fabrique des dealers. Les petits drogués quittent la prison pour devenir dealers. Je comprends que la Commission se concentrera sur une évaluation du problème de la drogue dans les prisons ainsi que sur l’escalade des drogues synthétiques comme "Wasabi", "Black Mamba", "Kat" et "Salvia" pour ne nommer que quelques-unes. Une attention particulière devra être accordée pour identifier les cerveaux du trafic de drogue et non seulement les passeurs et les consommateurs de drogue.
‘‘As a society, we should all rejoice at the decision of Government to set up a Commission of Enquiry on Drugs and take comfort in the fact that the Commission will be presided by former Supreme Court Judge Paul Lam Shang Leen. It is more than two decades since the Rault Commission was set up, in the 1980s, and it is high time that we take stock of the current drug scourge in Mauritius”, écrit Me Satyajit Boolell SC dans sa newsletter.
(’’ En tant que société, nous devrions tous nous réjouir de la décision du gouvernement de mettre en place une commission d’enquête sur la drogue et nous réconforter que la Commission sera présidée par l’ancien juge de la Cour suprême Paul Lam Shang Leen. Cela fait maintenant plus de deux décennies, que la Commission Rault a été mis en place, dans les années 1980, et il est grand temps faire le bilan de l’actuel fléau de la drogue à Maurice ", a écrit Me Satyajit Boolell SC dans sa newsletter.)
P.-S.
Outre le fait d’appuyer la légitimité de leurs actions sur des bobards et des manipulations de faits, ils n’ont pas honte - à Maurice - de présenter des comptes si lamentables et de s’en glorifier !