(Ile Maurice) En prison pour ... trois graines de cannabis !
Des gens comme Costentin, et monsieur Chast qui s’est illustré récemment (monsieur la drogue c’est pas bien, c’est nul), pousse à une "dictature de la bonne morale" (à 10 centimes) face à ce qu’ils considèrent abusivement être un fléau. Mais ils ne parlent pas des effets de la pénalisation, son joug, ses peines, ses drames ... Quelques pays abusent parfois de l’outil répressif et quelques policiers aussi, plus que d’autres. Voici un exemple de dérive, dans un pays ultra répressif envers le cannabis : l’Ile Maurice, un pays qui dispose d’une agence nationale pour le traitement et la réhabilitation des addicts aux drogues (National Agency for the Treatment and Rehabilitation of Substance Abusers - NATReSA). Une variante des camps de réhabilitations chinois d’aujourd’hui !
Tuesday, 23 December 2014 11:04
http://www.defimedia.info/defi-quot...
Enceinte de cinq mois : Samya souhaite voir son époux libéré pour le Réveillon
Samya ne sait plus à quel saint se vouer.
Depuis trois semaines, Cederick, 24 ans, se bat pour obtenir la liberté conditionnelle. Il a été arrêté le 4 décembre pour avoir molesté un policier et pour possession de trois graines de cannabis. Son épouse Samya, 25 ans, enceinte de cinq mois, voudrait passer le Réveillon avec son mari.
Depuis qu’il a été interpellé, début décembre, la police a objecté à la libération conditionnelle de ce jeune soudeur. Sa femme ne sait plus à quelle porte frapper afin que son époux retrouve la liberté. « J’attends mon premier enfant. J’aurais aimé voir mon époux à mes côtés pour le Réveillon de Noël. Il est le seul gagne-pain de la famille, je n’ai personne pour subvenir à mes besoins et à ceux de mon bébé », confie Samya. « Tou mo fami finn rezet mwa akoz monn marye ek Cederick… », résume-t-elle.
C’est une équipe de la brigade anti-drogue qui a procédé à l’arrestation de Cederick, le 4 décembre dernier, à Résidences Kennedy, dans l’atelier de soudure où il était employé. Le jeune homme était sous le coup d’un mandat d’arrêt depuis le 24 septembre 2014. Il est accusé de « molesting a police officer » à la suite d’un incident survenu à son domicile, à Vacoas. Une équipe de l’Adsu avait saisi deux pipes à eau (bongs), utilisées pour fumer du cannabis, dans la maison.
Le père de Cederick a été aussi arrêté. Un des ‘bongs’ avait été découvert dans sa chambre. Il a avoué aux officiers que cet attirail lui appartenait. Poursuivant leurs investigations, les policiers ont retrouvé quatre seringues neuves. Cederick a nié que ces seringues lui appartenaient. « Mo missie aksepte ki enn bong ti pu li ek ki li fim gandia. Li pas enn toxicoman, zame li pa servi sereng pou drogue. Enn diskisyon inn leve. Li finn litt ek bann lapolis ek enn ladan inn gayn ene kalott. Apre Cederick inn sove », dit la jeune femme. Le beau-père a été arrêté, puis relâché sous caution. Le jeune soudeur demeurait introuvable, jusqu’à son interpellation par l’Adsu, début décembre.
« Le 4 décembre, une équipe de l’anti-drogue a débarqué à la maison. Cederick était au travail », explique Samya qui indiquera aux officiers où se trouvait son époux. Hélas, à l’atelier de soudure, le jeune homme devait résister à son interpellation. Et les agents ont dû user de la force pour l’arrêter. Cederick a été traduit en Cour. L’Adsu a de nouveau perquisitionné le domicile du jeune homme. Ils y ont découvert trois graines de cannabis. Depuis, il demeure en détention, la police ayant objecté à sa remise en liberté. « Pour des délits autrement plus graves, des prévenus obtiennent une caution. C’est un déni de justice, les policiers veulent punir mon mari pour leur avoir résisté », affirme Samya qui a retenu les services de Me Mohamad Zahid Nazirally pour obtenir la liberté de son mari.
P.-S.
Au sujet de l’Adsu, peut-être seriez-vous intéressés par le lien suivant : http://fr.allafrica.com/stories/201...
Ceci expliquant très certainement l’épisode de résistance à arrestation. A titre de comparaison, auriez-vous aimé être arrêté par le Gestapo si vous aviez vécus pendant la Seconde Guerre Mondiale ?
Autre précision : la présence de seringues n’avait rien à voir ici avec une toxicomanie et ont dû probablement être rajouté par un des policiers.
Oui, à l’île Maurice, on a confié la lutte contre le cannabis à des dictateurs, des tortionnaires en puissance, des malades mentaux que même leur famille fuit ! C’est cela que vous voulez faire en France, messieurs les "pharmacs" ? L’éradication du problème cannabique est à ce prix, monsieur Chast : la Dictature !