(France) Cannabis Sans Frontières victime d’ostracisme : Mais quand donc entendra-t-on l’expertise des usager-e-s de cannabis ?

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un problème interne à l’activisme cannabique français que l’on pourrait traiter de « géant endormi » ou de « Paradoxe de l’omnipotence ». A part quelques leaders qui bossent comme des fous et s’exposent, il y a beaucoup de glandeurs quand même et c’est peut-être pour cela que la question du cannabis n’avance pas. J’ai déjà utilisé l’expression "tarpétochards" pour les désigner !

Ce sont certainement tous de sympathiques personnages, je n’en doute pas, mais pas très courageux, ni au travail, ni à prendre des responsabilités. Je n’irai pas jusqu’à dire que nous subissons la répression que nous méritons, mais presque ! Merde (quand même) : nous sommes 13.5 millions de cannabinophiles et nous nous laissons mettre à l’index par une poignée d’individus malsains, professionnels de la politique : nous les laissons même dire des choses terribles et fausses sur nous, sans réagir (pas pour moi ... hé-hé) ... Nos ancêtres étaient plus couillus que nous - force est d’avoir à le constater !

Aujourd’hui, je vais vous parler de Cannabis sans Frontière ... trop anarchistes pour certains, trop idéalistes pour d’autres, trop accès sur les autres drogues pour moi ! Mais, ils existent et bossent, s’exposent, prennent des coups, agissent du mieux qu’ils peuvent et cherchent à nous organiser. Rien que pour cela, ils méritent notre respect. Alors, évidemment, rien n’est jamais parfait dans ce bas-Monde, mais il ne revient qu’à vous d’adhérer à ce parti politique et d’apporter votre contribution à son évolution. Farid, son président, a besoin de personnes engagées, bosseuses, sérieuses, des gens qui sortent du stéréotype du "punk à chien" et qui représentent plutôt la partie active du peuple français.

Il a aussi surtout besoin de personnes qui s’impliquent moins mais qui votent. Car si Cannabis sans Frontière souffre d’ostracisme comme il le dit, c’est aussi parce que le peuple de l’herbe souffre encore de cette image d’hippies près-soixante-huitarde, réadaptée à la mouvance culturelle moderne. Cannabis sans Frontières (CSF) est le seul organisme pro-cannabique français à être constitué comme un parti politique : utilisez-le, rejoignez-le, faites en un parti vivant. La politique est avant tout un rapport de forces : nous n’y pouvons rien, la démocratie et l’Histoire l’ont organisée comme cela. Eh bien, devenons forts, nous aussi, puisque nous en avons le nombre ! Je vais donc commencer mon PS par une critique concernant CSF : c’est de la critique positive toutefois. J’en garde pour la suite ...

Re-bref : juste un chiffre comme cela : 13.5 millions de fumeurs de canna, cela représente l’ensemble des voix de l’UMP et du PS au premier tour d’une élection présidentielle. Nous sommes donc potentiellement deux fois plus nombreux en force de vote que chacun de ces deux partis politiques. Outch ! La réalité des choses vient de vous mettre une sacrée tarte ! Pas la peine que je rentre en détails ... Cannabinophiles, femmes et hommes, rejoignez CSF et inscrivez-vous pour les prochaines élections.

Vous voulez vraiment que le cannabis soit légalisé n’est-ce pas ? Même si CSF n’établit pas une liste, il pourrait donner un mot d’ordre de voter pour tel ou tel autre candidats. Franchement, j’en aurais les larmes aux yeux si l’UMP, le PS et le FN venaient à se prendre le râteau de leur vie et si l’UPR ou les Verts, remportait des élections. L’UPR est assez "troisième voie", pas spécialement pro-cannabique. Les Verts, j’espère qu’ils se dévoileront plutôt "seconde voie" dans le temps ! Pour l’instant, ils sont aussi "troisième voie" !

Voilà, ce fut un peu long comme intro, mais maintenant vous baignez dans l’ambiance de la Révolution par le chanvre !


Publié le 21 décembre 2014

http://cannabissansfrontieres.org/c...

Reforme de la loi du 31 décembre 1970

Cannabis Sans Frontières victime de l’ostracisme

Mais quand donc entendra-t-on l’expertise des usager-e-s de cannabis ?

Deux su­jets viennent d’oc­cu­per l’ac­tua­lité, avec une in­ten­sité in­ouïe à la veille de la treve des confi­seurs qui ani­me­ront sans doute de nom­breuses conver­sa­tions fa­mi­liales.

Un vé­ri­table trem­ble­ment de terre !

D’abord le lan­ce­ment par des en­tre­pre­neurs franco-tchèques de la KA­NA­VAPE, une ci­ga­rette élec­tro­nique au chanvre, dou­blée d’une ré­ac­tion sans doute trop ra­pide et peu ap­pro­fon­die de la mi­nistre de la Santé, in­di­quant qu’elle sou­hai­tait étu­dier la pour­suite des fa­bri­cants pour "in­ci­ta­tion à l’usage du can­na­bis". De nom­breuses ré­ac­tions se sont fait en­tendre, comme celle du Dr Lo­wen­stein.

Puis en fin de se­maine, la Une du quo­ti­dien. Le Monde af­fi­chait la cou­leur " L’étude choc pour la lé­ga­li­sa­tion du can­na­bis " en ou­vrant plus lar­ge­ment le débat.

Ce­pen­dant, on re­lève quelques im­per­fec­tions dans l’Edi­to­rial re­qui­si­toire pour une ré­forme de la po­li­tique en ma­tière de can­na­bis en France, se concluant par cette in­jonc­tion : "La lé­ga­li­sa­tion du can­na­bis doit dé­sor­mais être en­vi­sa­gée en France".

Car le co­mité édi­to­rial confond plu­sieurs choses qui ont cha­cune leur im­por­tance en fai­sant un amal­game mal­en­con­treux, ci­tant une com­mis­sion ima­gi­naire : "La Com­mis­sion mon­diale sur les drogues de l’ONU" :

- La Com­mis­sion Glo­bale sur la Po­li­tique des Drogues est to­ta­le­ment in­dé­pen­dante de l’ONU et de quelques autres or­ga­ni­sa­tions in­ter­na­tio­nales. Elle agit comme un re­grou­pe­ment de per­son­na­li­tés sou­cieuses d’ap­por­ter une ex­per­tise, libre et do­cu­men­tée, pour nou­rir les ré­flexions et l’ac­tion des dé­ci­deurs po­li­tiques.

- La Com­mis­sion des stu­pé­fiants (CND) et la Com­mis­sion pour la pré­ven­tion du crime et la jus­tice pé­nale (CCPCJ) sont les or­ganes dé­ci­sion­nels, au sein du sys­tème des Na­tions Unies, char­gés d’orien­ter l’ac­tion in­ter­na­tio­nale en ma­tière de lutte contre la drogue et le crime. Toutes deux sont des com­mis­sions fonc­tion­nelles du Conseil éco­no­mique et so­cial (ECO­SOC) et consti­tuent les or­ganes di­rec­teurs de l’Of­fice des Na­tions Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Leurs dé­ci­sions et ré­so­lu­tions four­nissent une orien­ta­tion gé­né­rale aux États membres, ainsi qu’à l’ONUDC dans leurs do­maines res­pec­tifs.

Aussi, Lae­ti­tia Cla­vreul ose cette ana­lyse un peu rude à sup­por­ter :"L’ab­sence de vo­lonté po­li­tique d’in­ter­ro­ger l’échec de la re­pres­sion vient sans doute éga­le­ment du fait qu’au­cun groupe de pres­sion digne de ce nom [elle ou­blie donc la cam­pagne élec­to­rale "Yes Oui can­na­bis" de Can­na­bis Sans Fron­tières - Stop la pro­hi­bi­tion] ne s’est saisi du sujet. Que pèsent quelques ma­lades aux dou­leurs re­frac­taires et quelques hé­do­nistes ré­cla­mant le droit de fumer leur joint ?" (sic)

De même la pré­sen­ta­tion sur BFM de l’étude Terra Nova, par son di­rec­teur Thierry Pech. Contrai­re­ment à la per­cep­tion alar­miste et tron­quée que le jour­na­liste tente de vé­hi­cu­ler, il y a bien eu un dé­fi­cit de prise en compte des as­pi­ra­tions is­sues de la so­ciété ci­vile -en par­ti­cu­lier d’igno­rer l’ex­per­tise des usa­gers- lors des éléc­tions eu­ro­péennes en 2009 et en 2014

http://​youtu.​be/​JXK8AAKjWN8

BFM Story avec Thierry Pech de Terra Nova le 19 décembre 2014

EN 2014, les mé­dias ont-ils traité équi­ta­ble­ment toutes les listes pour pré­sen­ter leurs "pro­grammes" ? Lors de la cam­pagne de Can­na­bis Sans Fron­tières - Stop la pro­hi­bi­tion du 2 mai au 25 mai 2014, peu de jour­na­listes sauf au der­nier mo­ment sur LCI -le 12 mai, nous avions pro­tes­tés au­près du Pré­sident du CSA, Oli­vier Schra­meck, de cher­cheurs, d’ins­ti­tuts ont en­quê­tés pour en­tendre nos pro­po­si­tions comme celles du Ma­ni­feste eu­ro­péen d’EN­COD re­pre­nant les re­com­man­da­tions du Par­le­ment eu­ro­péen vo­tées en 2004.

A pro­pos des re­ven­di­ca­tions / pro­gramme po­li­tique de Can­na­bis Sans Fron­tières - Stop la pro­hi­bi­tion :

Au-delà, nos re­ven­di­ca­tions po­li­tiques au ni­veau na­tio­nal sont axées sur deux thèmes : l’ur­gence mé­di­cale pour des cen­taines de mil­liers de per­sonnes qui se sou­lagent au quo­ti­dien avec du can­na­bis ; et la lutte ac­tive contre les dis­cri­mi­na­tions, en par­ti­cu­lier à l’égard des usa­gers de drogues illi­cites qui su­bissent le har­cè­le­ment po­li­cier, en­gorgent les tri­bu­naux et sur­chargent les pri­sons.

Concrè­te­ment, nous ap­pe­lons en France à l’or­ga­ni­sa­tion d’un « Gre­nelle du can­na­bis pour la ré­forme de la loi du 31 dé­cembre 1970 »

Concrè­te­ment, nous in­vi­tons les pou­voirs pu­blics en France à adop­ter des me­sures d’ur­gence pour per­mettre la culture du can­na­bis à des fins do­mes­tiques et no­tam­ment pour une uti­li­sa­tion thé­ra­peu­tique.

Concrè­te­ment, nous de­man­dons l’abro­ga­tion de l’ar­ticle L.3421-4 (ex. L630) du Code la santé pu­blique qui em­pêche tout débat ra­tion­nel et de mettre en oeuvre une po­li­tique de pré­ven­tion ef­fi­cace.

Concrè­te­ment, Can­na­bis Sans Fron­tières - Stop la pro­hi­bi­tion s’en­gage au-delà de la ré­forme de la po­li­tique des drogues, sur des thé­ma­tiques connexes comme la li­berté de cir­cu­la­tion, la li­berté de réunion, la li­berté de conscience.

En hom­mage aux luttes et vic­toires de Georges Apap, Can­na­bis Sans Fron­tières - Stop la pro­hi­bi­tion re­prend à son compte cette maxime :

« Les drogues ne sont pas in­ter­dites parce qu’elles sont dan­ge­reuses, elles sont dan­ge­reuses parce qu’elles sont in­ter­dites ».

EN 2009 : TOU­JOURS D’AC­TUA­LITE, NOTRE PLA­TE­FORME DE 12 PRO­PO­SI­TIONS POUR SOR­TIR DE L’HY­PO­CRI­SIE EN FRANCE EN MA­TIÈRE DE DROGUES .

12 pro­po­si­tions pour sor­tir de l’hy­po­cri­sie en ma­tière de drogues

- 1 : Lé­ga­li­ser le can­na­bis thé­ra­peu­tique afin de per­mettre aux ma­lades at­teints de pa­tho­lo­gies lourdes, sida, can­cer, etc. de bé­né­fi­cier de ses ver­tus mé­di­ci­nales, comme de nom­breuses études le prouvent.

- 2 : Dé­ve­lop­per la re­cherche sur les plantes « à drogue » et leurs ef­fets thé­ra­peu­tiques.

- 3 : Dé­non­cer l’ex­ploi­ta­tion de la ques­tion des drogues à des fins de contrôle so­cial le plus sou­vent dis­cri­mi­na­toire, voire ra­ciste.

- 4 : Au­to­ri­ser la culture du can­na­bis à des fins per­son­nelles.

- 5 : Fa­ci­li­ter la culture du chanvre agri­cole pour ses nom­breuses ap­pli­ca­tions : tex­tile, pa­pier, com­bus­tible, ma­té­riau de construc­tion, nour­ri­ture, etc.

- 6 : Ré­gle­men­ter la culture du can­na­bis in­dica sur des sur­faces in­fé­rieures à 30 ares afin d’évi­ter la mo­no­cul­ture.

- 7 : Lé­ga­li­ser la feuille de coca et dé­ve­lop­per le com­merce de ses dé­ri­vés ali­men­taires, mé­di­ci­naux et cos­mé­tiques

- 8 : Or­ga­ni­ser la dis­tri­bu­tion contrô­lée d’hé­roïne et ré­flé­chir sur une uti­li­sa­tion de l’opium dans le cadre d’une po­li­tique de ré­duc­tion des risques

- 9 : Mettre un terme au scan­dale de la pé­nu­rie d’anes­thé­siques et d’anal­gé­siques dans les pays pauvres. 80% de la mor­phine d’hô­pi­tal est consom­mée par une demi-dou­zaine de pays oc­ci­den­taux

- 10 : Dé­pé­na­li­ser l’usage de toutes les drogues

- 11 : Am­nis­tier les pri­son­niers « de la guerre aux drogues », ainsi que les vic­times de la double peine. Abo­lir les peines plan­chers pour ré­ci­dive

- 12 : Ga­ran­tir la li­berté d’ex­pres­sion et pour ce faire abro­ger l’ar­ticle L 3421-4 (ex L 630 ) du code de la santé pu­blique

le 9 peut se ré­su­mer ainsi : faire la paix en Af­gha­nis­tan en leur of­frant les moyens de trans­for­mer l’opium des cultures illi­cites... ce qui per­met­trait un dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique pro­fi­tant à toute la po­pu­la­tion.

En 2009, nous avions eu le droit à une brève AFP as­sas­sine qui brouilla les pistes. Avec 4 mots "Votez pour le can­na­bis", nous avions tenté de cor­ri­ger le tir et re­mer­cions en­core So­phie Par­men­tier pour son re­por­tage dif­fusé sur France Info :

http://www.cannabissansfrontieres.o...

P.-S.

J’ai relayé cet article de cannabis sans frontières parce que c’est vrai que cet organisme, ainsi que tous ceux qui se battent pour le chanvre, subissent un ostracisme odieux ! A cette occasion, son auteur publie un programme politique, une base de direction à prendre. Et là, cela « coince » un peu plus déjà ! Je vais être critique : mais n’y voyez pas un prétexte de division : je soutiens Cannabis sans Frontières à fond.

Je souhaiterai être à l’origine d’un débat constructif au sein du mouvement chanvre. Voyez-vous, il nous manque du fédéralisme pour nous unifier et gagner en puissance et efficacité. Et Cannabis sans Frontière est le seul organisme français à avoir une quasi structure de parti politique. Pas de chance pour lui : cela veut dire que désormais, cela risque d’être « sur ses épaules que tout va reposer » ! Cette structure est donc promue à un développement certain !

Ah, Paris ... cela sent un peu le parisianisme à Cannabis sans Frontière. Attention : ce n’est pas que je critique, la structure a fait ses preuves de longévité et de pertinences. Mais en dehors de Paris, ceux qui se battent pour le cannabis s’en battent un peu les nouilles des problèmes d’autres drogues !

Cannabis sans Frontière a semble-t-il, un projet et un point de vue global. Est-il parfait dans l’état ? De toute façon, il est forcément évolutif car ce qui caractérise le monde du cannabis, c’est une ouverture d’esprit !

Quelques points précisés ici me chagrinent : je ne les trouve pas faux mais fortement incomplets.

Voyez-vous, nous autres du chanvre, nous nous adressons à des gens qui ne pensent pas comme nous. Alors, nous devons aussi tenir compte de leur façon de penser si nous ne voulons pas essuyer de rejet !

Je vais reprendre les points qui me chiffonnent :

- 2 : Développer la recherche sur les plantes « à drogue » et leurs effets thérapeutiques.

On pourrait rajouter "et la recherche sur leurs toxicités et la façon d’y prévenir" (prévention au sens large en y rajoutant la réduction des risques). La plupart des gens et des toubibs veulent bien dépénaliser les drogues mais pas les laisser s’épanouir. Il est juste question d’extraire l’usager de drogue du marché clandestin. Je pense qu’ils ont raison à ce niveau … quitte à passer pour « vieux jeu » !

- 7 : Légaliser la feuille de coca et développer le commerce de ses dérivés alimentaires, médicinaux et cosmétiques

A préciser sous sa forme naturelle et non pas celle chimique (cocaïne). Le public, dans son plus grand ensemble, ignore encore qu’il existe un marché légal de la feuille de coca en Amérique du Sud et que celle-ci est très utile dans de nombreux domaines. Il associe souvent la coca à la cocaïne d’où un rejet !

- 8 : Organiser la distribution contrôlée d’héroïne et réfléchir sur une utilisation de l’opium dans le cadre d’une politique de réduction des risques.

C’est le sujet le plus complexe, le plus tabou et le plus sensible au niveau émotif : une amie "toxicomane" (bouh, que ce terme est laid et péjoratif) me dit que c’est une très mauvaise idée. Elle me dit que finalement, la méthadone est la meilleure solution. Cela évite le manque et sociabilise, réintègre, alors que l’héroïne ... eh bien, tu dors tout le temps, tu ne bouges plus, tu ne peux plus aller te balader ... etc. ! Il existe très peu de gens dans ce monde, capable de gérer leur consommation d’héroïne. Je sais que cela existe : j’en ai rencontré quelques-uns ! Mais j’en ai vu beaucoup s’enfoncer et en mourir de plusieurs façons !

- 10 : Dépénaliser l’usage de toutes les drogues.

Tout à fait d’accord, mais distinguer le cannabis qui doit être légalisé du reste qui doit être dépénalisé ! Exception faite, peut-être, sur le Kat (légalisable) mais je ne suis pas spécialiste de ce produit. Certains le critiquent, d’autres le porte aux nues ! En fait, tout ce qui peut tuer et/ou asservit trop doit être contrôlé drastiquement …

- 11 : Amnistier les prisonniers « de la guerre aux drogues », ainsi que les victimes de la double peine. Abolir les peines planchers pour récidive

Enfin, quelqu’un qui le dit ! Merci Cannabis sans frontières ! Mais il y a aussi la question de la réhabilitation. Moi, j’étais fonctionnaire, technicien dans un centre de recherche de FT. On m’a obligé à démissionner ! Depuis 1996, j’ai dû travailler à peine 10 mois (travail avec fiche de paye). On m’a empêché de vivre, on m’a ruiné pour la retraite ! Je suis au RSA depuis 2007. Je connais souvent la faim ... en France ! Dois-je encore en rajouter ?

Il n’y a pas de demi-mesure : la guerre aux drogues n’est pas un échec, la guerre aux drogues – notamment au niveau du cannabis – est un crime ! Je, et tous les autres qui en ont souffert, sont victimes d’un crime ! Cela doit être reconnu et expliqué aux générations futures ! Cela passe par la réhabilitation et j’ai bien conscience que cela va couter très cher à l’Etat ! Mais cela va aussi l’obliger de se retourner contre les responsables de la prohibition (aye, j’ai mal pour eux d’avance … hé-hé !) parce que ces gens se sont enrichis grâce à la prohibition. Maintenant, je suis quelqu’un de simple : je suis capable de demander un euro symbolique pour ne pas nuire à mon pays.

Mais je veux être réhabilité ! Si un jour, le cannabis est légalisé, cela voudra dire qu’ils s’étaient trompés en l’interdisant, non ? Donc tous ceux qui ont été condamnés le furent sur la base d’une erreur, non ? Et quand il y a erreur en justice, il y a un principe de réparation, non ? Et voilà où nous en sommes ! Oui, d’un point de vue politique, je suis en train de « mettre la charrue avant les bœufs », mais c’est bien qu’on en discute entre nous quand même !

- 12 : Garantir la liberté d’expression et pour ce faire abroger l’article L 3421-4 (ex L 630 ) du code de la santé publique

Cet article est anticonstitutionnel et antidémocratique. Il souligne l’aspect antidémocratique de la prohibition qui a fait de nous des sous-êtres de sous droit ! Ceux qui l’ont commandé et ceux qui l’ont rédigé doivent être punis car notre Constitution ne permet pas un écart antidémocratique sous quelque prétexte que ce soit ! Tout simplement.

Fin de la critique !

Alors voilà, si le mouvement du cannabis veut grandir et gagner en force, il doit se construire sur la base d’idées du plus grand nombre et non pas sur le point de vue de deux ou trois personnes. Point de vue qui a été nécessaire en son temps pour amorcer le mouvement, mais maintenant qu’il existe, il doit se démocratiser.

Je viens de vous donner le mien, je suis certains que des centaines de lecteurs auront aussi quelque chose à rajouter ... ou à y soustraire.

Je vous invite tous à créer un mouvement chanvre-cannabis fort, qui communique de son propre chef. Parce que tous ces gens qui disent : la guerre aux drogue est perdue, elle est un échec … ils sont bien gentils, mais à côté de la plaque. Ils n’ont pas pris conscience de l’aspect mystification et l’aspect criminel de la prohibition. Ils n’ont pas pris conscience de l’aspect antidémocratique de celle-ci. Ils n’ont pas pris conscience, bien que les effets s’en fassent sentir, que cette merde à limé tous les principes de la démocratie, les uns après les autres et que nous sommes en quasi dictature ! Il nous reste à leur expliquer !

A JP Galland, qui nous a ouvert les yeux !

JLB