(France) AVIGNON : il était une fois, une "épicerie fine" ... !
Les forces de l’ordre sont très occupées, débordées même, sur le front de la Guerre aux Drogues. Et pendant ce temps, cela mitraille à tout va dans des salles de rédactions et dans des supermarchés kacher, au point de devenir une mode en Europe ! Ce n’est pas pour enfoncer le clou mais ... légaliser le cannabis, ce serait mieux, plus simple et plus efficace, non ? Bien sûr que si !
Par Lucie PUYJALINET, publié le 14 février 2015
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AVIGNON Du cannabis sous le comptoir d’une épicerie, trois hommes condamnés
Le 17 janvier, les trois hommes avaient été arrêtés devant cette épicerie.
« Des pains de cannabis entre les petits pois et les pois chiches, ça ne vous dérange pas ? » demandait hier la présidente du tribunal correctionnel d’Avignon à Redouane Zarat, gérant d’une épicerie du quartier Monclar. Le jeune homme comparaissait hier pour détention de stupéfiants, rébellion et outrage à agents. À ses côtés, son grand frère Abdelkader Zarat, devait répondre de rébellion en réunion et son beau-frère Mehdi Chati, de détention de stupéfiants et d’acte de rébellion pour des faits survenus le 17 janvier.
Ce jour-là, les forces de l’ordre sont appelées dans le quartier Monclar pour un tapage nocturne vers 3h du matin. Sur place, les agents tombent sur un attroupement de jeunes installés sur le trottoir devant l’épicerie de Redouane Zarat. « Qui s’envolent comme une volée de moineaux à leur arrivée » fait remarquer le procureur de la République.
Parmi eux, Mehdi Chati, qui rentre dans l’épicerie. Il aurait alors cherché à dissimuler une sacoche qu’il portait sur lui en la faisant passer derrière le comptoir. S’ensuit une altercation avec les policiers. Redouane Zarat finit par leur rendre la sacoche, mais vide. Entre alors Abelkader Zarat qui veut « calmer le jeu » comme il l’affirme à la barre du tribunal.
863 g de shit, du liquide et des gilets pare-balles
Sur les prévenus sont trouvés de l’argent en liquide, environ 5500 euros répartis entre les trois. Dans l’épicerie, on découvre des gilets pare-balles, des cagoules ainsi que… 863 grammes de cannabis sous le comptoir.
Les trois prévenus se contredisent, et racontent que c’était la fête ce soir dans l’épicerie : « Tout le monde aurait pu déposer cela sous le comptoir ». Redouane Zarat affirme : « Je ne m’en étais pas rendu compte » alors que son frère dit avoir demandé à la cantonade à qui c’était. Pour leur avocate : « Il faut bien replacer l’affaire dans son contexte. Et aussi s’imaginer l’arrivée de 6 véhicules de police avec des interventions lourdes ». Redouane Zarat le gérant a été condamné à 18 mois de prison ferme, Abelkader Zarat à 4 mois et Mehdi Chati à 6 mois. Ils devront aussi dédommager les policiers, qui, pour certains ont été légèrement blessés.