"Ezanville : sa culture du cannabis le conduit en prison" par Le parisien
Ici, nous évoluons dans un cas de figure ou l’interpelé avait quand même fait son beurre avec de la Weed (66 200 euros saisis + une Mercedes classe C). Cette histoire est significative du fait qu’il y a de plus en plus de gens qui cultivent du cannabis en France au stade de développer de la bonne qualité en quantités suffisante pour assurer conso et revente. C’est une alternative au marché noir classique (résine) dominé par la pègre et, je suis obligé de le rappeler, par quelques flics ripoux. C’est aussi l’occasion de contredire celles et ceux qui accusent la justice de laxisme et de ne jamais punir assez ! Bref, tout cela pour dire que l’on ferait mieux de légaliser et d’encadrer la pratique ... à moins de vouloir mettre tout un pan de la population en camp de concentration. On estime à 300 000 le nombre de cannabiculteurs en France dont plus de la moitié pour assurer leur seule consommation (pas d’intérêts financiers convoités). Lequel des deux argent est le plus sale ? Celui que Daesh se fait avec le shit ? Ou celui de Christian Dupont qui fait pousser sa weed dans son placard et entasse ses fringues sur un fauteuil ? Et qui ne demanderait qu’à pouvoir payer des impôts ... en échange d’avoir la paix. 3 ans, dont deux fermes, c’est quand même cher payé, non ? J’entends d’avance parmi nos détracteurs, des gens hurler que non ... ce n’est pas assez ! Lui ôter tout son argent "mal acquis" est déjà une lourde sanction mais pourquoi l’enfermer, les petits consommateurs-trafiquants de Weed ne sont pas des gangsters, au contraire, ils essayent même d’échapper au milieux tenu par les gangsters en produisant leur propre herbe.
Par Sébastien Roselé, publié le 22 août 2016, 19h08 | MAJ : 22 août 2016, 19h08
Ezanville : sa culture du cannabis le conduit en prison
Illustration. Un homme de 52 ans faisait pousser du cannabis dans une chambre du domicile de son ex-compagne. Alors que son casier judiciaire était vierge, il a été condamné à un total de trois ans de prison dont deux ans fermes.
Un trafic qualifié d’« artisanal ». Ce lundi, avec sa colocataire et un client, un homme de 52 ans était jugé pour trafic de cannabis au tribunal de Pontoise. Il a été condamné à deux ans de prison ferme et un an avec sursis.
Depuis 2012, il avait installé dans une chambre de l’appartement de son ex-compagne à Ézanville, une plantation de cannabis qu’il gérait d’une main de maître. Une habileté saluée par la juge. « C’est dommage que vous ayez cultivé quelque chose d’illicite car vous tenez très bien votre comptabilité. »
Il consommait la moitié de sa production. Le reste, il le vendait à trois clients seulement. « On est sur un marché de niche, un peu comme les parfums, a commenté la procureure. On produit de la qualité et on vend à des clients privilégiés. » Lors de l’arrestation du quinquagénaire le 11 juillet, les gendarmes ont saisi sa Mercedes classe C et 2 200 € en espèces. Sur ses comptes, les gendarmes ont trouvé 12 000 € alors qu’il ne touche que 500 € de RSA par mois.
Didier a commencé à fumer du cannabis après un grave accident de moto survenu en 1981. « J’avais de grosses douleurs au dos. Je prenais douze cachets par jour. Le cannabis atténuait mes douleurs et m’aidait à dormir. » Mais ce n’est qu’en 2013 qu’il fait sa première récolte. Il a rencontré sa compagne, avec laquelle il a eu une fille, en 1985. Ils se sont séparés en 2003. Mais depuis 2012, elle l’héberge.
Sur ses comptes à elle, les gendarmes ont trouvé un total de 42 000 €. Considérant qu’elle était complice, elle a été condamnée à 18 mois de prison dont 10 avec sursis mais elle a été laissée libre. Son argent a été confisqué. Seul un des trois clients du trafiquant à être poursuivi, un cuisinier de 33 ans, condamné à 8 mois avec sursis. En plus de ses deux ans de prison ferme, le gérant du trafic a vu tout son argent et sa Mercedes confisqués. Aucun des trois prévenus n’avait jamais été condamné.
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