"Et si le shit rendait méchant ?" par Le Temps

Et si ne jamais consommer de cannabis rendait con, plus particulièrement "bête et méchant" ?

Voici la dernière invention, pardon "découverte" de nos adversaires : le cannabis rend méchant" ! Surtout s’il est fumé seul ! Un concentré d’inepties en haute teneur de connerie active, la quintessence du bobard, le BHO du vice mensonger ... ! Le Temps, vous vous faites le porte-parole de la Scientologie, maintenant ? Il existe toutefois des situations qui peuvent "faire criser" un fumeur de canna : un sevrage soudain après une période de forte consommation : là, on est pour le moins IRRITABLE ! Et une incessante succession de cassecouilleries au sujet de ses consommations et de sa place dans la société ! Là on devient EXPLOSABLE. Rajoutons, mais c’est assez perso, l’envie incontrôlable parfois de botter les fesses à des gens comme Costentin, Galibert et consorts. Envie insurmontable mais très largement justifiée de mon point de vue. Ce que les cons, pardons, nos détracteurs acharnés plutôt, n’ont pas compris : c’est qu’un consommateur de cannabis possède la même capacité de violence qu’un non consommateur, la différence se situe dans le fait qu’ils intériorisent plus souvent l’envie de violence qu’ils n’y succombent (par l’effet anxiolytique du THC), ce qui fait que quand cela explose chez eux, c’est du concentré de colère ! On assiste ici à un mélange des genres - "violence et folie" destiné plus à effrayer qu’a instruire ! Bon allez, nous avons des choses plus sérieuses à traiter que de s’éterniser sur ce faux-sujet ! Si la Prohibition n’a plus d’argument pertinent, outre la protection de la jeunesse qui en est un, qu’elle capitule au lieu de s’acharner à sortir des conneries qui la ridiculisent ! Toutefois précisons que cela pourrait théoriquement être possible pour quelques individus - je suis honnête moi, je n’y crois pas mais je n’en ai pas la preuve - des exceptions donc (et rares) et qu’on ne peut en aucun cas généraliser cette violence à l’ensemble des consommateurs sous peine de provoquer des suffocations (à cause d’un rire excessif incontrôlable) à un expert addictologue. Dans le PS, vous trouver un coupable développement sur le thème "Et si le fait de ne jamais consommer du cannabis rendait con, plus particulièrement "bête et méchant" ? ". Juste histoire de réaliser l’antithèse à l’article qui vous traite de violents. Et vous constaterez que cette version tient bien mieux la route au final.


Par Marie-Pierre Genecand, publié le mercredi 01 avril 2015

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/032...

addiction

Et si le shit rendait méchant ?

Un sac de 28 grammes de cannabis. (Robert MacPherson)

Peace and love, le cannabis ? Pas sûr. Fumer des joints peut rendre très nerveux. Spécialistes et consommateurs racontent la weed qui n’adoucit pas les mœurs

« Bien mal nommé « drogue douce », le cannabis entraîne son consommateur vers la violence et parfois la folie. L’augmentation des violences parmi les jeunes en France à partir de la fin des années 1990 s’est opérée parallèlement à une augmentation de la consommation des drogues illicites et notamment du cannabis. » Non, ces propos ne sont pas tirés d’un dépliant de scientologie ou d’un prospectus des Témoins de Jéhovah. Mais d’un article de la Française Marie-Hélène Léon, docteur en sociologie, qui, en 2009, relaie en partie les conclusions d’une conférence tenue par la Fédération française de psychiatrie. Intitulé Cannabis : de la violence à la psychose, l’article observe notamment que la consommation régulière de cannabis chez les personnes hospitalisées pour un épisode psychiatrique varie entre 23 et 50%.

Alors, méchant, le shit ? « Oui, il est tout sauf cool », confirme Anne-Michelle Demierre, présidente de l’association Parents-Jeunes-Cannabis, basée à Fribourg. « On parle trop peu de ses effets angoissants, de l’anxiété qu’il peut générer. On ne dit pas assez les très lourdes conséquences qu’il a sur les jeunes qui en fument régulièrement : inhibition, démotivation, déscolarisation. Depuis quinze ans que j’ai créé l’association, j’ai recueilli des dizaines de témoignages de familles totalement déstabilisées, minées par la consommation de cannabis de l’un de leurs ados », observe cette mère de famille, infirmière en psychiatrie.

Françoise Narring, médecin responsable de l’unité Santé Jeune des Hôpitaux universitaires de Genève, différencie deux types d’anxiété. « D’un côté, il y a le mauvais voyage ou bad trip qui intervient durant les premières consommations. Il s’agit d’une intolérance claire au THC (le tétrahydrocannabinol) qui entraîne des sueurs, des palpitations, des sensations de paranoïa et opère comme antidote à la prise de cannabis. L’adolescent qui vit ça n’a pas envie de recommencer ! L’autre manifestation d’inconfort est plus pernicieuse, car elle concerne les fumeurs réguliers. Sur le plan neurologique, on ne sait pas exactement pourquoi, mais à un moment, certains habitués qui consomment souvent seuls développent une humeur anxieuse pouvant atteindre la phobie sociale. »

Qu’en est-il de l’agressivité ? A Genève, il a été établi que les auteurs d’un rodéo urbain meurtrier avaient consommé du cannabis avant leur triste exploit, une substance dont on attend qu’elle apaise, plutôt qu’elle n’excite… « Ils devaient être sous l’influence de plusieurs produits, suppose Françoise Narring. Sans doute un mélange avec de l’alcool, car, à ma connaissance, le consommateur de cannabis n’est agressif qu’avec lui-même, puisque la substance est inhibitrice », précise cette spécialiste.

Et pourtant. Quadra souriante, Elise se souvient très bien de ses changements d’humeur quand elle était fumeuse régulière : « Moi qui déteste la violence, j’étais limite violente à des moments inexpliqués, pour des broutilles sans importance. En fait, je ne supportais pas grand-chose, je manquais de patience et je m’emportais avec cruauté. » Et que dire de ce témoignage de Fergousa, repéré sur un forum de discussion ? « Au début, mon copain fumait de temps en temps, puis est allé jusqu’aux 25 joints par jour, puis il est redescendu à 4, 6 pétards. De quelqu’un de joyeux, il est passé à une personne soupe au lait, agressive et mal lunée. Pour m’être fait jeter à la porte un dimanche après-midi pour une histoire de kebab qui n’est pas arrivé à temps, je peux vous assurer que la canna peut rendre agressif. »

En fait, explique Françoise Narring, médecin aux HUG, le cannabis exacerbe l’humeur du fumeur. « Si une personne est nerveuse, stressée au moment du joint, son sentiment d’insécurité va augmenter. De ce point de vue, c’est vrai que l’image de détente associée au cannabis est trompeuse », admet la responsable de l’unité Santé Jeune des HUG.

Et du côté de la police ? Un lien a-t-il été repéré entre violence et cannabis ? « Non, pas particulièrement, répond Christophe Fortis, attaché de presse de la Police genevoise. Mais lorsqu’il y a une bagarre, on ne fait pas de prise de sang systématique. » Il rejoint l’idée que ce sont plutôt les mélanges qui font flamber l’agressivité. Quant au milieu scolaire, si le cannabis est l’ennemi des enseignants, c’est plus pour son effet planant que son effet flippant. « Il y a trois, quatre ans, j’ai eu une volée spécialement d’une consommatrice que j’avais de la peine à mobiliser », se souvient un maître d’un centre de formation professionnelle genevois. « Cinq d’entre eux fumaient à la pause et ça les rendait stone. » Mais cet enseignant a aussi eu l’expérience de fumeurs de longue date chez qui il a pu observer « une sur-stimulation de l’ascenseur émotionnel ». « L’humeur de ces fumeurs peut varier d’un instant à l’autre, ce n’est pas très confortable pour travailler. » « Pour certains cours, comme le cours de réalisation d’objets, je les préviens qu’en cas d’accident, une prise de sang peut être faite à la permanence et que les assurances rechignent parfois à couvrir un consommateur de cannabis. Ça leur parle ! »

« C’est tellement bon d’être chirdé, frère ! » dit la chanson. Et, pour beaucoup, la weed, la beuh, le réb en créole ou l’inénarrable marie-jeanne sont synonymes de douces dérives. Occasionnelles et festives. Mais consommé seul et souvent, le shit peut rendre vraiment méchant.

Unité Santé Jeunes, HUG, 87, bd de la Cluse, Genève, 022 372 33 87, www.hug-ge.ch/sante-jeunes

Association Parents-Jeunes-Cannabis, Villars-sur-Glâne, 079 545 61 92, www.pjc-fr.org

P.-S.

Et si le fait de ne jamais consommer du cannabis rendait con, plus particulièrement "bête et méchant" ?

Je n’y crois pas non plus, c’est de la pure provoc. Mais quelque part, à l’étude des faits c’est à croire qu’il y a quand même quelque chose de vraie dans cette histoire ! Un chouïa !

Dites non au cannabis !

Car dans nos sociétés, les plus violents, qu’ils soient flics, mafieux ou militaires, ne consomment pas de cannabis ! Idem pour les sportifs dont le sport est de se foutre sur la gueule ! En théorie, ça "ne fume pas" de canna un sportif et ceux qui le font, ne restent pas sportifs très longtemps (effet de la lutte antidopage).

Donc, les plus violents sont tout d’abord ceux qu’on autorise à utiliser leur violence sur ceux qu’on n’autorise pas à utiliser la leur !

A noter les 40 % de diminution de crimes et violence - dont les meurtres - en une seule année de légalisation au Colorado ... c’est dit en passant !

Pour en revenir à l’article lorsqu’il suppose : " ... L’augmentation des violences parmi les jeunes en France à partir de la fin des années 1990 s’est opérée parallèlement à une augmentation de la consommation des drogues illicites et notamment du cannabis." ... cette violence n’est pas plutôt le fait de raisons sociétales ? Économique aussi, du fait du chômage par exemple et de l’augmentation du coût de la vie. Et aussi du fait de la télé, du cinéma et surtout, des jeux vidéo basés souvent sur l’ultra violence ou la banalisation de celle-ci. Mais non, c’est bien plus commode et lucratif d’accuser le cannabis !

Comme cet article est sorti - vérifiez c’est vrai - un 01 Avril, je suppose que c’était le poisson du media Le Temps ! Il ne peut pas en être autrement ... ! Enfin, je l’espère. Un journal si sérieux et si bien réputé ... !

JLB

Un méchant rédacteur. Grrrr ... !