(Luxembourg) Drogue : la moyenne d’âge augmente, le nombre d’overdoses baisse

Et les consommations de stupéfiants n’augmentent pas !

RTL.lu - publié le 14 janvier 2015

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Drogue : la moyenne d’âge augmente, le nombre d’overdoses baisse

Les drogues illégales sont consommées pratiquement au même niveau que l’an passé, la moyenne d’âge des consommateurs augmente.

De moins en moins de gens décèdent d’overdoses. Voilà quelques-uns des résultats du rapport de la Santé sur les stupéfiants.

Ils sont appelés UPDs dans le rapport, soit les usagers problématiques de drogues, c’est-à-dire des consommateurs réguliers de stupéfiants : ils étaient environ 5.080 en 2013 ; en 2002, ils étaient déjà 4.700 – un nombre relativement stable donc.

Il faut noter la polyconsommation de certains qui consomment indifféremment plusieurs produits stupéfiants. Les drogues sont aujourd’hui davantage inhalées qu’injectées. Il y a aussi toujours plus de problèmes avec les conséquences de la consommation de cannabis. D’ailleurs, lors des interventions de police, le cannabis est la substance de plus en plus saisie, alors que l’héroïne et la cocaïne sont en perte de vitesse.

La moyenne d’âge des consommateurs augmente. Il y a 20 ans, elle se situait à 28 ans, aujourd’hui, elle est de plus de 33 ans. Ceux qui ont des problèmes avec la drogue, s’imposeraient cependant toujours plus tôt un traitement.

Ce qui diminue de manière remarquable, c’est le nombre de décès par overdose. En 2007, on comptait 27 décès suite à des surdoses, pour 11 seulement en 2013. Dans ces cas-là, la drogue consommée est quasiment toujours l’héroïne.

Depuis l’ouverture du 1er Fixer-Stuff, 1.800 cas d’overdoses ont été constatés et gérés et aucun cas de surdosage dans un Fixer-stuff n’a été mortel – ces centres sauvent donc des vies.

En ce qui concerne le trafic de drogue, les enquêteurs ont constaté que des "groupes ethniques" qui font du trafic de drogues, collaborent de plus en plus au-delà de toute frontière ethnique - ils ne faisaient pas cela auparavant. Le trafic passerait dans des appartements privés et dans des cafés.

Un dernier chiffre : la Santé dispose d’un budget de 9,5 millions pour s’occuper de la toxicomanie. Il y a 15 ans, ce budget n’était que de 2 millions.