Dommages du joint : ne croyez jamais les médias sur l’herbe de Cannabis

L’observation de la couverture de la marijuana dans les médias est fascinante, offrant une profonde perspicacité à la sagesse populaire, avec polarisation et erreur pour placer correctement la science dans le contexte. La couverture d’une nouvelle étude clamant que la marijuana augmente de 40% le risque postérieur de maladies psychotiques comme la schizophrénie montre plusieurs de ces pailles.

Quelles sont les questions clefs que les reporters écrivant sur cette étude doivent poser ? D’abord, cette recherche peut-elle prouver la causalité ? La majeure partie de ce rapport, à son crédit, établit à un certain point qu’elle ne peut pas, bien que vous deviez lire le bas de page dans une de ces parties assez lointaines pour le comprendre.

En second lieu — et c’est là où pratiquement toute la couverture médiatique tombe à plat — si la marijuana produit ce qui semble un si grand saut dans le risque de schizophrénie, les taux de schizophrénie ont-ils augmenté en conformité avec les taux d’utilisation de la marijuana ? Une recherche rapide sur Medline prouve que ce n’est pas le cas — en fait, comme je l’ai noté ici auparavant , certains experts pensent qu’actuellement ils ont pu chuter. Dans le monde, approximativement 1% de la population souffre de schizophrénie( et environ 2% ont d’autres désordres psychotiques) et cette population ne semble pas changer beaucoup. Elle n’est pas corrélée avec les taux d’utilisation de la marijuana dans la population.

Puisque les taux d’utilisation de marijuana sont montés en flèche depuis les années 40 et les années 50, allant de pourcentages en chiffre simple de la population d’expérimentateurs à une crête d’environ 60% d’expérimentateurs chez les lycéens en fin de cycle en 1979 (avec ensuite une stabilisation à approximativement 50% de chaque classe de lycée), nous compterions voir cette tendance avoir un effet évident sur la prédominance de la schizophrénie et d’autres psychoses.

Quand le tabagisme se diffuse dans la population, le cancer du poumon augmente en parallèle, quand le taux de tabagisme est tombé, les taux de cancer du poumon sont tombés . Ce n’est pas le cas avec la marijuana et les désordres psychotiques ; si cela était, nous verrions une épidémie de psychoses.

Mais les lecteurs d’Associated Press, de Bloomberg, du Washington Post et de Reuters n’ont pas eu cette présentation de l’information. Tandis que CBS/WebMD mentionnait l’absence d’une montée subite de la schizophrénie, il l’a fait en citant un avocat de la réforme de la politique de la marijuana, plutôt que de citer une étude ou un docteur. Cela fait pencher l’histoire en plantant un militant avec un discours contre une présumée neutre autorité médicale.

En outre, la couverture a très peu placé le risque dans son contexte. Une augmentation du risque de 40% semble effrayante, et c’était le risque lié à un seul essai de la marijuana, pas à une utilisation importante. Cependant, pour les épidémiologistes, une augmentation de 40% n’est pas particulièrement remarquable - habituellement, ils ne trouvent pas intéressant de s’inquiéter pour des facteurs de risque avant que le pourcentage n’atteigne au moins 200% et quelques journaux principaux n’éditeront pas ces études à moins que le risque ne soit de 300 ou même 400%. Ce papier sur la marijuana a trouvé que l’usage intensif accroît le risque de 200 à 300%. Mais c’est nettement moins sexy que l’essai une fois de la marijuana accroît de presque moitié votre risque de schizophrénie.

En revanche, une étude a constaté que l’alcool s’est avéré augmenter les risques de psychose de 800% chez les hommes et de 300% chez les femmes. Bien que cette étude n’ait pas été une méta-analyse (qui observe de multiples études, comme le faisait cette recherche sur la marijuana), elle vaut certainement la peine de citer pour aider les lecteurs à trouver un sens dans l’importance du risque en comparaison d’autres drogues liées à la psychose.

Naturellement, si les journalistes voulaient faire cela, ils citeraient également les chercheurs qui sont en désaccord avec la notion que la marijuana ne pose pas du tout un grand risque d’induire la psychose, tel que l’auteur d’Oxford d’un des textes principaux sur la psychopharmacologie Leslie Iversen, qui a indiqué dams le Times de Londres : "En dépit d’une recherche complète, les auteurs admettent qu’il n’y a aucune évidence concluante que l’utilisation de cannabis cause une maladie psychotique. Leur prévision que 14 pour cent des résultats psychotiques chez les jeunes adultes au Royaume-Uni peuvent être dus à l’utilisation de cannabis n’est pas soutenue par le fait que l’incidence de la schizophrénie n’a montré aucun changement crucial des 30 dernières années."

De tels commentaires n’aident pas les médias à sortir de cette folie du joint qu’ils ont fabriqué avec grand succès dans les dernières décennies. Couvrir le cannabis vous rend peut-être fou.

Traduction Chanvre-Info